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 - Rebekah Mikaelson -

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Date d'inscription : 28/08/2017


MessageSujet: - Rebekah Mikaelson -  Dim 8 Oct - 23:12




Come out and play


Rebekah B. Mikaelson ▬ Bexie pour les intimes ▬ Monde 2 : The Upside Down ▬ Hétérosexuelle ▬ Claire Holt ▬ Originelle


I live   Caractère
The reason you don't find love is because you don't deserve it.



Par où commencer ? Rebekah est cruelle, impulsive et violente. Lui chercher des noises est une bien mauvaise idée, car vous risquez d’être mordu ou tué, et si vous l’avez vraiment mise en rogne, elle pourrait bien vous infliger les pires tortures du monde et vous laisser agoniser dans une mare de sang. Cependant, vous pourrez peut-être sauver votre peau si vous êtes un homme : en effet, Rebekah tombe vite sous le charme de ces derniers. Mais, même si vous avez réussi à la séduire et qu’elle vous laisse la vie sauve, il faudra rester sur vos gardes. Rebekah est une personne très émotive, et si, par malheur, vous lui dites un mot de trop ou si vous la blessez, ses crocs pourraient rester en travers de votre gorge. Ainsi donc, Rebekah Mikaelson serait un vampire impitoyable et insensible. Insensible ? Pas tout à fait, à vrai dire. En réalité, elle est aussi très sentimentale et romantique. Au cours de ses premières années en tant que vampire, elle est tombée amoureuse de plusieurs hommes, mais son frère, Klaus, s’est toujours arrangé pour les éloigner d’elle (généralement, en les tuant). Elle a donc eu le cœur brisé plusieurs fois, et la douleur affective qu’elle a ressentie au fur et à mesure des années l’a amenée à se construire progressivement une carapace afin de ne plus jamais ressentir cette souffrance. Mais c’était peine perdue : Rebekah est par nature une personne naïve en amour, et malgré le mur qu’elle a construit et qui fait d’elle une personne agressive, elle continue à se laisser charmer, puis à s’effondrer à chaque fois que son cœur bat à nouveau pour quelqu’un.

Toutefois il faut savoir que si Rebekah aime « trop facilement », c’est parce que l’une de ses grandes peurs est de se sentir abandonnée, que ce soit par sa famille ou par les quelques personnes en qui elle a confiance. Finalement, elle ne demande rien de plus qu’être intégrée et aimée par son entourage. Rebekah a également une vision très romantique de la vie et de la liberté, et elle n’aspire qu’à retrouver cette humanité qui lui fait défaut. Elle rêve d’être une adolescente comme les autres et de pouvoir fonder une famille avec un homme qui l’aime. Mais, étant un vampire, tout ceci lui est impossible pour l’éternité : c’est donc ce qui fait d’elle une grande rêveuse et une idéaliste.





Before   Histoire
The first rule of truly living : do the thing you're most afraid of.




Pardon ? Vous voulez que moi, je vous raconte mon histoire ? Vous êtes vraiment sûrs de vouloir entendre le récit d’une vie pathétique faite de tragédies et qui ne s’arrête jamais ? Mes pauvres chéris, vous allez mourir de vieillesse avant d’avoir pu en lire la moitié. Tant pis pour vous, je vous aurai prévenus. Au moins, ce sera amusant de vous voir vous décrépir et tomber en miettes au fur et à mesure des années. Vous apprendrez bien vite que, quand on est immortel… La moindre petite distraction est bonne à prendre.

Et non seulement je suis immortelle, mais j’ai aussi vécu de nombreux siècles sur Terre. J’ai vu les rois régner sur leur royaume, puis j’ai vu leur règne prendre fin brutalement. J’ai vu les guerres sanglantes et violentes, provoquée par la bêtise puérile des hommes. J’ai vu un semblant de paix s’installer entre les peuples. J’ai vu naître la Vie. J’ai vu la Mort la reprendre. Alors oui, je pense que l’on peut dire que j’ai vu plus de choses que n’importe qui sur cette Terre.
Mais, je m’égare. Toute histoire a un début, n’est-ce pas ?



Je suis donc née à l’époque du Moyen-Age, en Amérique, dans un petit village où loups-garous et humains pouvaient cohabiter en paix. Aujourd’hui, ça paraîtrait improbable, mais à l’époque, c’était pourtant bien le cas. Avec mes cinq frères, Elijah, Finn, Niklaus, Kol et Henrik, nous avions l’habitude de jouer dans les bois. J’étais alors une jeune fille bien naïve : j’aimais la vie, et surtout, j’aimais tendrement ma famille. C’était la chose la plus précieuse dans ma vie, et pour rien au monde je ne me serais séparée d’elle. Parfois, quand j’essaie de me souvenir, il m’arrive de me demander si ce n’était pas tout simplement un rêve.
Le pire dans tout ça, c’est que j’étais très proche de Nik. Oui, je sais, c’est difficile à croire, mais il faut savoir que Nik était alors très différent de la personne cruelle qu’il est devenu par la suite. Il était très protecteur envers moi. Je me souviens en particulier d’une tempête affreuse qui avait eu lieu une nuit ; le vent sifflait violemment dans les branches, les ombres qui se dessinaient sur les murs bougeaient de façon effrayante. J’étais terrorisée. Alors, Nik s’était réveillé, s’approchant doucement de moi. Il m’avait tendu une figurine en bois représentant un chevalier sur son destrier. Il l’avait sculptée lui-même. A l’origine, il l’avait faite pour notre père. Mais il me l’avait offerte, m’assurant que je serais aussi courageuse que ce chevalier. J’avais alors attrapé sa main, et je lui avais demandé de rester avec moi, jusqu’à ce que la tempête s’arrête. « Je resterai toujours avec toi, peu importe ce qui arrivera », m’avait-il promis.



J’avais cru que rien ne pourrait jamais arriver. J’avais cru que nous allions tous vivre heureux, et que notre famille serait unie pour l’éternité.
Mais je me trompais, évidemment. Car bientôt, un drame se produisit. Un soir de pleine lune, Niklaus et Henrik, mon unique petit frère, quittèrent le village en cachette pour aller observer les hommes se transformer en loups-garous (bien sûr, c’était interdit, mais Nik, déjà à cette époque, n’appréciait pas qu’on lui donne des ordres). C’est au lever du jour, alors que j’étais morte d’inquiétude, que je le vis enfin. Nik. Effondré, il portait dans ses bras notre jeune frère Henrik,  inconscient. Les loups… Les loups avaient tué notre frère. Il était mort. Ce drame resta ancré profondément dans l’histoire de ma famille et je pense que, même aujourd’hui, Nik s’en veut toujours énormément de ne pas avoir su protéger notre frère. Bien qu’il ne l’avouera jamais.
Lorsqu’Esther, ma mère qui était aussi une puissante sorcière, apprit la nouvelle, elle eut peur. Et si les loups revenaient pour nous attaquer ? Alors, elle prit une décision. Une décision pour protéger sa famille, pour qu’elle ne souffre pas. Une décision qui aurait des conséquences terribles pour nous, et pour toute une espèce qui allait naître par la suite.
Ainsi, elle usa de la magie pour nous protéger. Elle fit appel au soleil, qui représentait la vie, et au chêne blanc, symbolisant l’immortalité : elle avait l’intention de nous transformer en des êtres puissants et éternels. Des êtres qui ne craignaient rien ni personne. Sans même nous en rendre compte, nous avons bu du vin mélangé avec du sang humain (celui d’une certaine Tatia, mais ceci est une autre histoire que je n’ai absolument pas envie de détailler ici) qu’elle avait versé auparavant dans nos coupes. Puis, je vis mon père prendre son épée avant de tuer froidement tous mes frères juste devant mes yeux. Enfin, ce fut mon tour. Il s’approcha de moi et avant que j’aie pu le supplier de m’épargner, il me planta son épée dans le cœur. Froidement, il avait tué tous ses enfants, un par un, sans aucun état d’âme. Finalement… Je me demande si ma famille n’était pas déjà brisée avant que tout ça ne commence.
A notre réveil, une villageoise était là, les veines coupées, le sang coulant le long de ses bras. Elle allait mourir, mais elle semblait complètement indifférente, et son regard était perdu au loin. Lorsque mon père s’aperçut que j’étais réveillée, il m’attrapa par le bras et me traîna de force jusqu’à la villageoise. Je me souviens avoir essayé de crier, mais j’étais trop faible. Tout semblait flou autour de moi. Mon père me poussa au plus près d’elle, de sorte que mes lèvres soient tout près des veines d’où jaillissait le sang en abondance. « Bois ! », m’avait-il ordonné sèchement. Je ne voulais pas, je ne comprenais pas ce qui était en train de se passer. Mais j’étais faible. Trop faible. Aussi, lorsque mon père me bouscula une deuxième fois, je n’eus pas d’autre choix que de faire ce qu’il me demandait, même si ça me répugnait au plus haut point. Je ne contrôlais plus mon corps. C’était mon corps qui me contrôlait. C’est là que je le sentis. Je sentis ce liquide chaud s’insinuer partout dans mon corps, et, petit à petit, je retrouvai mes forces. Je n’avais encore jamais rien goûté d’aussi délicieux. Je ne voulais pas m’arrêter de boire, et aspirai le nectar, encore et encore. J’en voulais plus. Toujours plus. Mais mon père me rejeta en arrière d’un coup sec. « Assez ! », avait-il crié. Je m’étais alors recroquevillée dans un coin. Que se passait-il ? Qu’est-ce qui nous arrivait ? Lorsque je vis mes frères répéter le même procédé que moi, je compris alors que j’avais trouvé la réponse à toutes interrogations : nos parents avaient fait de nous des bêtes cruelles et assoiffées de sang. Des êtres immortels, maudits et brisés pour l’éternité.
Les premiers vampires étaient nés.



Mais ce n’était pas terminé, loin de là. Tout ceci n’était que le début. Alors… Si vous êtes trop sensible… Je vous conseille de vous arrêter là.
Nous avons donc fini par réaliser (trop tard, évidemment) que ce soi-disant « don » avait d’énormes faiblesses. Etre vampire, ce n’est pas juste profiter de tout ce que la vie peut vous offrir pour l’éternité. Non, ça, ce n’est que la partie immergée de l’iceberg. Nous avons ainsi découvert que les fleurs qui poussaient au pied du chêne blanc nous brûlaient et nous empêchaient d’hypnotiser nos victimes, et que nous étions incapables d’entrer dans les maisons habitées par des humains sans y avoir été invités auparavant. Nous ne pouvions pas non plus sortir dehors en journée sans subir d’atroces brûlures, et pour couronner le tout, notre soif de sang ne cessait d’être plus forte, chaque seconde, chaque minute. Chaque jour. Notre mère, dans son immense bonté, nous avait alors confectionné une bague ensorcelée pour nous protéger de la lumière du jour. Nous avons également détruit le chêne blanc, car il avait été révélé que son bois était la seule chose qui pouvait mettre fin à nos vies d’immortels. Ainsi, nous étions devenues… Les créatures les plus puissantes vivant sur Terre. Malheureusement, nous n’avions pas encore compris qu’il s’agissait en fait d’un cadeau empoisonné.

Que s’est-il passé ensuite… ? J’ai un trou de mémoire… Ah, oui ! Nous avons découvert que Nik était un loup-garou. Bon, je ne vais pas m'éterniser sur cette partie, mon frère a tendance à prendre un peu trop de place ici. Et puis, c’est mon histoire que vous voulez entendre, non ? Tout ce qu’il y a à savoir c’est que, d’après ce que Nik m’a raconté, lorsque notre père découvrit sa véritable nature, il tua notre mère. Notre famille était en train de s’écrouler, et, alors que Finn et Kol décidèrent de poursuivre leur chemin chacun de leur côté, Elijah, Nik et moi sommes restés ensemble. Ce jour-là, nous nous sommes fait une promesse que même le temps ne pourra pas effacer : nous resterions ensemble, « pour toujours, et à jamais » peu importait ce qu’il se produirait par la suite. Aujourd’hui, cette promesse nous lie toujours, même lorsque nous nous haïssons du plus profond de notre être. Il faut croire que tout n’est pas forcément brisé en nous, finalement…
Ensemble, nous nous sommes donc mis en route pour nous rendre en Italie, fuyant notre père Mikael qui, ne vivant plus que pour la haine et la colère qui rongeaient son cœur, avait la ferme intention de tuer Nik.



Ce fût donc en Europe que je rencontrai Alexander. C’était le prince charmant dont j’avais toujours rêvé. Nous avions même décidé de nous marier. J’étais si heureuse ! J’avais cru ne plus avoir droit au bonheur depuis que j’étais devenue un vampire, mais Alexander m’avait prouvé le contraire. L’espoir avait repris sa place dans mon cœur. Cependant, il y avait un petit « hic » : c’était un chasseur de vampires. Ça ne me posait aucun problème, évidemment. Je savais que je pourrais lui cacher ma nature de vampire. J’y étais bien parvenue jusque-là, après tout. Mais l’amour m’avait aveuglé. Alexander finit par découvrir, à mon insu, l’horrible créature que j’étais réellement. Alors, il nous avait invités, mes frères et moi, chez lui. Et sans prévenir, son groupe de chasseurs et lui nous poignardèrent avec des dagues trempées dans les cendres du chêne blanc que nous avions brûlé. Ils nous tuèrent tous les trois, sans aucun remord. Notre famille était détruite. Par ma faute.
Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que Nik était un hybride, mi-loup, mi-vampire. La dague n’avait pas d’effet sur lui. Il put ainsi nous sauver, Elijah et moi. Lorsque je revins finalement d’entre les morts,  une vision d’horreur s’imposa à moi. Alexander, la gorge tranchée, son sang se vidant sur le sol. Nik avait tué tous les chasseurs. Il était en colère, évidemment. Je ne m’étais pas méfiée d’Alexander. J’étais bien trop amoureuse pour ça. Et c’est pourquoi, malgré ce qu’il m’avait fait à moi et à ma famille, l’image de mon cher et tendre tué froidement par mon frère restera gravée à jamais dans ma mémoire.



Au fur et à mesure des siècles, notre père ne cessant de nous pourchasser, nous étions contraints de fuir continuellement. C’est ainsi que nous avons atterri sur le continent Américain en 1718. Lorsque nous sommes arrivés à la Nouvelle-Orléans, nous nous sommes empressés de saigner tout l’équipage du bateau à l’exception d’un, que j’hypnotisai pour qu’il porte nos bagages. En fait, il était tellement effrayé qu’encore aujourd’hui, je me demande s’il était vraiment utile de l’hypnotiser. Hmm… Peut-être que la peur suffit pour contrôler un humain, finalement. Il faudra que j’essaie, un de ces jours.
Enfin, revenons-en aux faits. Nous nous sommes installés dans le quartier français, à « L’Abattoir ». Evidemment, le nom original et peu conventionnel de ce quartier nous avait tapé dans l’œil tout de suite. Là-bas, nous faisions affaire avec Le Gouverneur, qui fermait les yeux sur notre condition de vampire et sur les… Disons, conséquences, que cela pouvait engendrer. Il organisait régulièrement des fêtes pour Nik (allez savoir pourquoi). J’aurais pu avoir des fêtes en mon nom, moi aussi. Enfin, tout ce qui m’intéressait à cette époque, c’était le fils du Gouverneur, Emil. Après Alexander, je croyais que mon cœur resterait brisé pour l’éternité, car j’avais été trahie par la personne que j’aimais le plus au monde. Mais Emil m’avait redonné la foi en l’amour. Aussi, j’ai voulu le transformer en vampire, et, alors que j’en parlais avec Elijah, Klaus s’interposa et se mit brusquement en colère. Sans me laisser le temps de réagir, il souleva mon cher Emil et le suspendit au-dessus du balcon, alors que nous étions au 3ème étage. Je le suppliai, lui criai de ne pas le tuer. Je pleurais, et j’aurais fait n’importe quoi pour qu’il l’épargne. Mais j’étais impuissante face à toute la haine qui le rongeait de l’intérieur, et il finit par lâcher Emil au-dessus du balcon. C’est à partir de ce moment que je réalisai que Nik n’était plus la personne que j’avais admiré par le passé. Il était devenu cruel et insensible. J’avais l’impression de ne plus savoir qui il était. Alors, je compris que tout ce que je pouvais faire désormais, c’était le détester autant que je l’avais aimé et admiré auparavant, pour tout ce qu’il avait fait, pour s’être laissé envahir par toute cette colère.



Les jours suivants, nous avons donc assisté à l’enterrement d’Emil. Non loin de là, un jeune garçon, esclave, se faisait violemment fouetter par un homme. Tout à coup, le garçon, audacieux, ramassa une pomme, se redressa et jeta la pomme à la tête de son tortionnaire. Elijah et moi avions baissé la tête et continuions notre chemin. Les esclaves n’étaient pas quelque chose d’inhabituel pour l’époque, mais le geste du garçon, cependant, allait certainement lui coûter la vie. Mais Nik, lui, avait observé la scène. Alors que l’homme allait riposter, Nik s’interposa, et, en un clin d’œil, il mit fin à ses jours. Il se pencha ensuite vers le garçon qu’il nomma Marcellus, ce qui signifiait signifiait Petit Guerrier. Cet événement était parfaitement inattendu, surtout venant de la part de Nik. Je me souviens même qu’Elijah m’avait alors murmuré : « Peut-être qu’il y a de l’espoir pour notre frère après tout. » Je ne savais pas trop quoi en penser, mais je me suis mise à espérer que peut-être, je pourrais un jour revoir mon grand-frère protecteur.
Niklaus éleva et aima Marcel comme son propre fils. Au fur et à mesure des années, nous devenions de plus en plus proches, mais je savais que je ne pouvais pas avoir de relation avec Marcel, car mon frère serait fou de rage, et j’avais peur qu’il ne le tue. Et je ne voulais pas avoir peur de ce que mon frère pourrait faire à Marcel tout simplement parce que j’avais eu l’audace de l’aimer. Mais ce qui devait arriver arriva… Je n’ai jamais été très douée pour cacher ce que je ressentais, de toute façon. Aussi, lorsque Marcel tenta de m’embrasser pour la première fois, Nik nous surprit et lui intima fermement de ne pas recommencer. Mais s’il y a bien quelque chose que j’ai retenu pendant tous ces siècles de mon éternelle existence, c’est que personne ne peut rien contre l’amour. Quelques temps après, nous avons donc recommencé. Nik nous surprit encore, à croire qu’il nous surveillait vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Je le suppliai, paniquée à l’idée qu’il ne tue Marcel. Je l’implorai d’épargner mon cœur qui était déjà bien trop meurtri. Mais, contre toute attente, c’est dans ma poitrine qu’il enfonça sa dague. Mon cher frère me laissa ainsi pourrir dans un cercueil pendant cinquante-deux longues années. A mon réveil, il m’annonça, un sourire satisfait éclairant son visage, que Marcel avait eu la possibilité de retirer la dague de ma poitrine, mais qu’il avait préféré devenir un vampire à la place. J’aurai fait n’importe quoi pour lui arracher ce petit sourire du visage qui me narguait pendant que mon cœur se brisait, encore, pour la énième fois.



Finalement, lorsqu’il revint de la guerre, en 1919, Marcel m’annonça qu’il avait fait venir un certain « Papa Tunde », qui était un sorcier très puissant, pour qu’il fasse partir Niklaus de la Nouvelle-Orléans. « Je veux avoir une nouvelle chance avec toi », m’avait-il affirmé. Malheureusement, son plan ne fonctionna pas et Klaus tua le sorcier. Néanmoins, j’avais été agréablement surprise par cette belle preuve d’amour. Aussi, je pris la décision de faire venir dans la ville le seul homme que mon frère craignait vraiment : Mikael, notre père. C’est une décision que je regrettai aussitôt, car je craignais aussi pour Elijah et moi. Mais c’était trop tard, et Mikael arriva en ville en deux temps trois mouvements. Il tenta de tuer Niklaus, mais nous avons finalement réussi à nous enfuir à temps. Cependant, Elijah, en tant que grand frère protecteur et courageux, resta pour retenir notre père, nous ordonnant de fuir la ville. Ce que nous avons fait. C’est ainsi que je laissai Marcel derrière moi, le croyant mort et perdu à jamais.

Nous avons fini par trouver refuge à Chicago. Dans cette ville, je rencontrai Stefan Salvatore. Je tombai immédiatement amoureuse de lui, et il était un véritable frère pour Nik. C’était la belle époque… Malheureusement pour nous, notre cher père choisit ce moment pour apparaître dans un bar et nous attaquer. Encore une fois, nous avons réussi à fuir, mais, dans la bataille, je perdis le collier de ma mère. Cette information vous paraît certainement futile, mais c’est un détail important qui aura sa place dans la suite de l’histoire.
Par la suite, mon frère voulut quitter la ville pour échapper à Mikael, mais je refusai catégoriquement  d’abandonner Stefan comme j’avais abandonné Marcel à la Nouvelle-Orléans. Je ne voulais pas perdre encore quelqu’un. Pour me forcer à le quitter, Niklaus contraint donc Stefan à oublier tous nos moments passés ensemble, à oublier mon existence même. J’étais effondrée. Alors, il s’était tourné vers moi, et m’avait dit, sourire aux lèvres : « Et qui choisis-tu maintenant ? Un homme qui ne sait même pas que tu existes, ou bien ton frère bien-aimé ? ». Mais contrairement à ce qu’il avait pu croire… Ce n’était pas lui que j’avais choisi. Pas cette fois. Non, cette fois, je voulais me battre, pour Stefan, pour nous. Alors je commis l’erreur de lui dire que je voulais vivre ici, à Chicago, avec Stefan, même si ça voulait dire que je devais tout reconstruire avec lui. Mon cher frère, qui ne supporta pas cet échec cuisant, choisit donc de faire ce qu’il faisait (et ce qu’il fait encore et toujours) à chaque fois dans ces cas-là : il m’a poignardé (encore) et m’a enfermé dans mon cercueil (encore).



Pendant quatre-vingt-dix longues années, il m’a laissée me dessécher dans ce cercueil miteux. Quatre-vingt-dix ans ! Vous vous rendez compte ? C’est presque plus long que la durée d’une vie humaine ! Mais la véritable question était : pourquoi m’avait-il réveillée ?  Parce qu’il avait besoin du collier de notre mère. Evidemment. Ce n’est qu’un égoïste centré sur lui-même, de toute façon. Je vous mets au défi de me prouver le contraire. De toute façon, essayez de vous opposer à moi, et vous le regretterez amèrement.

Mais je m’égare. Où en étais-je ? Ah, oui, Nik ne pouvait pas créer des hybrides (mi loup-garou, mi vampire) sans le collier de notre mère. Je ne m’étais pas vraiment intéressée à ses motivations (pourquoi voulait-il créer des hybrides ?), j’étais bien trop en colère pour ça. Mais, malgré tout, j’avais décidé de l’aider. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas moi-même. Une fois que nous avons mis la main sur ce collier, il m’abandonna à Mystic Falls, la ville où il m’avait réveillée, pour parcourir les routes seul à la recherche de loups-garous dans le but d’en faire des hybrides. J’avais enfin la paix ! J’étais loin de ma famille, et par conséquent loin de mes problèmes.

Mais j’aurais dû me douter que ça n’allait pas durer. Durant mon séjour à Mystic Falls, j’appris par Elena que Klaus m’avait menti : ce n’était pas Mikael qui avait tué notre mère, mais c’était bien lui. Lui, l’hybride cruel et sanguinaire, le monstre qui me dégoûtait tellement que je ne pouvais même plus prononcer son nom. Oh, ça me fait penser que j’ai oublié de mentionner qu’Elena, ses deux petits toutous Stefan et Damon Salvatore ainsi que toute leur pathétique petite clique vivait à Mystic Falls. Malgré le dégoût profond que j’éprouvais pour eux, je décidai de m’allier à eux et à Mikael afin de trouver un moyen de tuer mon hybride de frère. Mais j’ai été trahie (encore une fois) par cette douce, chère et tendre Elena aimée de tous, qui doutait de ma détermination à tuer mon monstre de frère. Ah, chère Elena. Si seulement tu connaissais vraiment Niklaus, si seulement tu savais tout ce qu’il m’avait fait endurer par le passé, tu aurais dû comprendre que personne au monde ne souhaitait plus sa mort au monde que moi. Mais il y avait une personne sur laquelle je pouvais, comme toujours, encore compter : Elijah. Il vint me libérer, et me retira la dague de mon corps. Elijah… Il avait toujours été là pour moi, quoi qu’il arrive. Je lui fais totalement confiance. Son seul défaut est de croire qu’un jour il pourra réunir cette famille brisée.
Je prolongeai donc mon séjour à Mystic Falls, souhaitant plus que tout me venger de celle que je jugeai désormais être mon ennemie numéro un : Elena Gilbert. Ainsi, lors d’une fête, je me rapprochai de Matt. Ce garçon me semblait… Comment dire… Intéressant. Disons qu’il me rappelait ma vie humaine passée. Mais j’ai été rejetée (ça commence à devenir une habitude). Alors, pour me consoler, je me jetai dans les bras de Damon, pendant la durée d’une nuit. Au moins, lui, il ne me rejetait pas.



Par la suite, je découvris que ma mère, revenue d’entre les morts, avait jeté un sort pour créer un lien magique entre elle et moi. Esther voulait en fait nous tuer, nous, ses propres enfants. D’un côté, notre père qui nous poursuivait sans relâche, de l’autre, notre mère qui élaborait un stratagème pour nous tuer. Quelle était donc cette famille ? Si l’on peut toujours appeler ça une famille…

Comme toujours, nous avons réussi à survivre. C’est ennuyant, la vie de vampire originel. Si vous saviez… On passe notre vie à survivre à notre propre famille. D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi je perds mon temps à vous raconter ma vie, de toute façon, je vais sûrement finir trahie et poignardée dans un cercueil par un de mes proches. Hmm… Probablement par Nik, en fait.
J’avais totalement perdu espoir à ce moment-là. Je ne croyais plus en l’amour, même fraternel ou familial. Je ne croyais plus en la famille. Je ne croyais plus en la vie. Toutes ces choses nous sont enlevées à partir du moment où l’on devient un vampire. Que nous restait-il alors ? Rien. Rien, à part un vide immense, silencieux et éternel.
C’est alors que j’entendis parler d’un remède. Un remède qui pourrait nous rendre notre humanité. Je touchais mon rêve du bout des doigts. Redevenir humaine, c’était pour moi une chance de pouvoir vieillir, tomber amoureuse et fonder une famille… C’était tout ce à quoi j’avais toujours aspiré.
Malheureusement, le remède tomba dans les mains de Silas. Comment ça, vous voulez savoir qui c’est ? Tout ce qu’il y a à retenir c’est que ce n’est pas moi qui ai eu le remède.

J’étais malheureuse. Je ne savais plus quoi faire. Pourtant, j’ai retrouvé du confort chez ce cher Matt que je continuais malgré tout d’apprécier. Un jour, je lui proposai de partir en voyage avec moi. Et… Je dois avouer que j’étais vraiment heureuse quand il a accepté. Nous avons donc voyagé, visité, profité. Matt se révéla être un ami, un amant et par-dessus tout une personne de confiance.



Bien sûr, mon cher frère Nik qui ne pouvait sans doute pas supporter mon bonheur a décidé qu’il avait besoin de moi à la Nouvelle-Orléans. Il faut dire que je me montrai plutôt réticente au début, malgré les appels incessants d’Elijah. Celui-ci était persuadé qu’une rédemption était possible pour Niklaus… Il m’apprit d’ailleurs qu’un enfant était sur le point de naître. Et pas n’importe quel enfant. L’enfant de Niklaus et d’Hayley, une louve. Je n’y crus pas, d’abord. Comment était-ce possible ? Certainement parce que Niklaus était un hybride et Hayley une louve… Rien ne les empêchait d’avoir une descendance, après tout. Mais Elijah était inquiet, parce que Niklaus ne voulait pas de l’enfant. Il le considérait certainement comme une faiblesse dont il ne voulait pas s’embarrasser. Et Elijah, ce cher Elijah, était convaincu qu’un enfant pourrait aider considérablement Niklaus à changer. Mais il avait tort, évidemment. La rédemption de Nik était une chose à laquelle nous nous devions de renoncer, désormais. Sa part d’humanité avait bel et bien disparu, et ce depuis bien des siècles. Il était trop tard. Il était comme un jouet trop cassé pour que l’on puisse le réparer. Quant à l’enfant… Il serait certainement mieux sans son père. Alors, ce n’était pas forcément une mauvaise chose que Niklaus le rejette, finalement.
Mais s’il fallait que je vienne jusqu’à la Nouvelle Orléans et supporter les humeurs de Nik pour prouver à Elijah que j’avais raison et qu’il avait tort de s’acharner en ce qui concernait notre hybride de frère, alors je le ferai.
C’est ainsi que je fis mes adieux à Matt, et partis en direction de la Nouvelle Orléans pour rejoindre mes frères.



Je fis alors la connaissance, à mon arrivée dans la ville, de la fameuse Hayley. Je me méfiai un peu d’elle au début. Si cette fille avait été assez bête pour coucher avec quelqu’un comme Niklaus, tout en sachant réellement qui il était… Qui sait ce dont elle était vraiment capable. Mais celle-ci m’annonça bientôt qu’Elijah avait disparu. Je compris aussitôt. Mon frère ne serait pas parti ainsi sans laisser de traces. Alors s’il avait disparu… Ça ne pouvait être qu’un coup de Klaus. C’était bien son genre.
Mais pendant que je cherchais à remettre la main sur le bon frère tout en évitant le mauvais, je protégeai du même coup Hayley et le bébé qu’elle portait. Je l’ai d’abord fait parce que c’est ce qu’Elijah aurait voulu. Et puis ensuite parce que j’ai appris à apprécier la jeune louve. Il s’était avéré qu’elle était intelligente et tenace. Forte. Autant de qualités qui m’ont poussé à l’apprécier. Je pense que l’on peut dire que nous sommes devenues amies, avec le temps. Mais si je faisais tout ça… Si je les protégeais… C’était aussi parce que un enfant. C’était une nouvelle vie. Une vie humaine, qui avait son importance. Comme la mienne en avait eu, bien des siècles auparavant. Et peut-être aussi… Parce que je pouvais toucher du bout des doigts ce rêve de fonder ma propre famille.



Mais ce que je ne savais pas… C’est qu’à la Nouvelle Orléans se trouvait une personne… Particulière à mes yeux. Une personne que j’avais aimée de tout mon être par le passé. Une personne… Que j’avais cru morte lorsque j’avais dû fuir mon père avec Nik. Et cette personne… C’était Marcel.
Mais malheureusement, c’était lui qui détenait le corps d’Elijah, qui avait été poignardé par Niklaus. Et beaucoup de temps avait passé depuis nos derniers… Moments. Alors je n’avais aucune raison de me montrer tendre avec lui. Entre lui et moi… Le courant était plutôt électrique. Lorsque nous étions dans la même pièce, l’atmosphère était sans cesse chargée d’une tension incroyable. A croire qu’entre l’amour et la mort… Il n’y a qu’un pas.



Finalement, Elijah revint parmi nous. Enfin rassurée, j’aurais pu quitter la Nouvelle Orléans. Mais je me devais de protéger Hayley et le bébé. Oui, bon, d’accord, il n’y avait pas que ça. J’avais cru pendant un instant que mon histoire avec Marcel était bel et bien terminée. Que trop de temps avait passé depuis la dernière fois que l’on s’était vu. Mais… Il faut croire que je m’étais trompée. Un jour… Il me montra les plans d’une maison. Mais ce n’était pas n’importe quelle maison. Celle-ci… Etait censée être la nôtre. Il avait donc cru en un avenir pour nous deux… Certains diront que je fus bien naïve de croire à tout ça. D’autres diront que je suis tout simplement bête, et que l’on n’y peut rien. Mais moi… Moi, je crois juste que lorsqu’on a trouvé un amour aussi fort, il ne faut jamais le lâcher. Parce que tout le reste ne vaut rien sans l’amour.



Alors oui, c’est vrai, j’ai trahi Niklaus quelques fois. Lui et Marcel se disputaient tous deux la ville. Mais bien sûr, il ne pouvait y avoir qu’un seul roi. Il est possible que j’aie donné un coup de pouce à Marcel… Une ou deux fois. De toute manière, cela faisait bien longtemps que ma relation avec Niklaus s’était dégradée. Je ne pouvais plus rien y faire.

Mais bientôt, la naissance de l’enfant prodige arrivait. Un espoir qui est reparti aussi vite qu’il était venu. Il faut croire qu’aucun Dieu sur Terre ne pouvait permettre la naissance d’un monstre. Jalouse, moi ? Peut-être bien. Ca n’a plus d’importance, de toute façon.

Le temps a passé. Nous sommes restés à la Nouvelle-Orléans, longttemps. Nous avons fait la connaissance de Freya Mikaelson, notre grande soeur. Et puis, de notre tante, Dahlia. Que nous avons d’ailleurs fini par tuer. Mais rien de bien inhabituel dans tout ceci, le meurtre familial a toujours été notre spécialité.

Et puis une rumeur s’est mise à courir. Une prophétie, pour être exacte. Elle annonçait la fin de notre famille. Les vampires de nos lignées respectives se sont donc tout à coup mis à vouloir nous surveiller et nous protéger. Oh bien sûr, ce n’était pas par simple gentillesse. Ils risquaient de mourir à leur tour si l’un d’entre nous y passait.
Nous avons donc eu affaire à Aurora, Lucien et Tristan, les trois premiers vampires que nous avions engendrés. On ne peut pas dire qu’on soit restés en de très bons contacts, je crois, puisque finalement il s’est avéré qu’ils voulaient nous tuer (eux aussi).

Et aujourd’hui, nous voilà. 5 ans plus tard. Les humains ne sont plus de ce monde et certains pensent qu’il ne s’agissait que d’une légende. Et c’est nous qui sommes à l’origine de tout ça. Maintenant, il est trop tard pour revenir en arrière.

Je ne sais plus à quoi me raccrocher. Les rêves paraissent bien lointains désormais. Il ne me reste que ma famille. Encore et à jamais. Alors je les suivais à Blacktown, sans vraiment savoir quoi y chercher. Du pouvoir, certainement, puisque c’était toujours ce qui nous avait attiré, où que nous allions.

Mais je n’avais pas baissé les bras pour autant. Un jour, j’aurais la vie que j’ai toujours voulue. Je comptais me battre. Je n’allais pas me laisser faire aussi facilement.
 

Je n’avais pas fini de vivre. Loin de là.
Au contraire… J’avais à peine commencé.

Et, comme je l’ai dit plus haut, toute histoire a un début.

Mais la mienne… La mienne n’a pas de fin.  









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