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 « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell

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MessageSujet: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Ven 27 Oct - 14:07




« - La mort est ton réconfort »


« La douleur - peu importe - l'intensité remue tout. Elle stagnera au plus profond de soi. Pardonner n'est qu'un leurre pour tenter de passer à autre chose. Néanmoins, on ne peut oublier et la rancœur persiste. Alors pourquoi pardonner ? Le pardon est difficile à admettre. C'est pourquoi, je ne pardonne jamais, car tôt ou tard, les douleurs ainsi que les trahisons referont surface comme un vulgaire cadavre pourrissant dans l’obscurité. »

Depuis mon échange tumultueux qui précédait sa renaissance dans ce monde, j'avais un certain mal à trouver mon équilibre - son absence après sa mort véritable n'était pas aussi pesant -. Celui qui me permettait de jauger mes réactions et de posséder un semblant de raison. J'avais aspiré à son retour et pourtant, j'avais détruit notre lien sans ménagement dans un claquement de doigts. J'avais osé brutaliser, menacer, insulter, bafouiller son esprit, à l'être qui portait un autre jugement pour ma personne. Elle ne méritait pas autant de violence pour un retour des plus surprenants, je ne méritais pas sa présence. Étrange était la sensation qui me consumait à son égard, heureux de la retrouver, anxieux de la perdre définitivement. J'étais dépourvu de mon instinct tortionnaire, l'envie de lui dévisser la tête était palpable et pourtant, je ressentais quelque chose de plus fort, de plus profond. Je refusais de faire parler cet organe futile propre à la vie des êtres humains, il n'existait pas - plus -. Même avec Hope, je me forçais de demeurer un père tentant à être prudent, à apporter une certaine affection envers elle, mais dans le fond, je pourrissais dans la noirceur de mon âme et le pire était que je me complaisais dans celle-ci. Il n'y avait plus de retour possible et c'était bien plus agréable comme cela. Les sentiments n'étaient qu'un miroir foudroyant, il était brisé et apportait son lot de malheurs. Non, je ne brisais pas volontairement toutes les personnes qui tentaient de s'approcher de moi, c'était simplement elles qui cherchaient une faille pour laisser entrevoir une lueur d'espoir au changement. Hélas, je n'étais plus dans cette optique, pourquoi faire ? Ressentir de la peine était bien plus difficile que de ressentir de la haine non ? Cela me suffisait empalement. J'étais un lâche avec les sensations, peu importe ce qu'elles engendraient, un lâche qui refusait d'entendre qu'on tenait à lui, qu'on était là pour lui. Je pouvais me débrouiller seul, j'étais bien l'architecte de mes propres malheurs et alors ? Cela m'était personnel, je m'infligeais ces douleurs pour ne rien laisser paraître, pour être maudit à jamais. Le bonheur était destructeur, le malheur était revigorant.

Un verre de sang à la main, des pas d'une cadence nerveuse tournèrent en rond depuis un certain temps. Les talons de mes rangers faisaient grincer les dalles du parquet dans l'immense salle à manger avec ses innombrables allées et retours. Le son de plusieurs verres brisés par une main des plus hargneuse accentua une certaine agitation intemporelle. Je me laissais submerger par mes visions les plus sordides et réfléchissais à un moyen pour les éradiquer. Les tuer, tous, était une solution adéquate, non ? Tous les problèmes auxquels j'avais en ce moment ne pouvaient être résolus que par le pouvoir du sang. Lui, était la justice, notre propre justice. Et puis, un visage apparaissait devant mes démons, l'atmosphère froide de mon âme s'atténuait à cette apparition : Cami, encore. Était-ce un signe pour aller lui rendre visite tardivement et ainsi, présenter des excuses à une amie - ennemie - ? Elle aussi, était à remettre en considération. Je ne voulais plus être son amie, je lui apporterais que sa mort définitive, c'était certain. Je voulais juste être là pour elle à une distance raisonnable, car cette humaine, n'était pas qu'un simple pantin. Cette femme était bien plus, elle savait canaliser ma haine, apaiser mes craintes, apporter son savoir, attirer mes sourires. Mon instinct me soufflait de protéger la ravissante blondinette peu importe, les méthodes octroyées. C'était comme-ci, elle faisait un peu partie de la famille, elle imprégnait dans son passage, des sages paroles et souvent, elle arrivait à mettre le problème en avant. Je détestais et appréciais cette perspicacité dont elle faisait preuve à chaque entrevue. Comment lâcher prise quand j'étais face à elle ? Il ne fallait pas, je ne voulais pas être l'objet de mon désir. Désir ? Oui, je l'affectionnais particulièrement, une chose qu'elle ne saura jamais. Un bref regard dans le miroir de l'entrée pour ajuster le col de ma chemise sombre, j'empruntais le chemin de la sortie du manoir et étais prêt à lui annoncer que plus jamais elle me reverrait.

Pas de sang, pas de cris stimulants les crimes, pas de rencontres étranges, rien de tout cela. Qui serais-je, si je venais rendre visite à Cami avec le sang recouvrant vêtements et visage ? Un monstre - j'étais ce monstre déguisé sous une chemise noire à l'allure élégante et soignée -. Je ralentissais à la vue de l'endroit où vivait Camille et observais les alentours, il fallait toujours être à l'écoute d'un voisin un peu trop curieux. Rien. Je pouvais donc frapper avec insistance à sa porte pour combler un certain caprice, mais rien pour le moment. Je me contentais de rester sur le pallier. L'envie de la voir elle, était bien plus forte que je ne l'aurais cru, alors oui, je n'aurais qu'à prétexter des excuses pour entendre sa voix me bercer pour cette nuit, une dernière fois. Un léger soupir qui traduisait le soulagement à l'attente de sa voix, elle n'était pas partie même avec nos échanges assassins.  Qu'allais-je lui dire ? « Cami, je ne souhaite plus te voir, sinon tu risques de mourir ? ».  Étais-je rongé par le remords accentué par l'accablement de mes gestes ? Certainement pas. Néanmoins, elle ne méritait pas toute ma violence, ni même la compagnie de mes démons incessants. Elle n'était pas mon soufre douleur et pourtant, mon comportement antérieur démontrait tout le contraire.

Un bruit, un son de voix résonna dans mes oreilles finement aiguisées, la voisine était sortie avec son chien pour une ballade nocturne. Serait-ce un signe ? Un sourire malsain couronnait mes lèvres, et d'un geste vivace, je me retrouvais en face de celle-ci. Aucun mot, juste un geste traduisant ma soif de sang, les crocs plantés dans sa jugulaire et ses cris stridents annoncèrent une douce mélodie macabre. Rapidement, je lui brisais la nuque et traînais son corps par les cheveux telle une traînée sur le palier de Cami. Un geste qui, je l’espérais, jouerais à ma faveur d'un plan pour ne plus la revoir. Elle sera encore plus dégoûtée, elle refusera maintenant de me côtoyer. Je venais alors à plusieurs reprises à frapper contre le porte de la psychologue, avec la cervelle de la brunette. Étais-je fou ? Oui, elle me rendait fou.

J’empruntais alors une voix grave mélangeant l'amusement et crachais : « - Cami, j'ai un cadeau de réconciliation pour toi ! Tu vas apprécier, je te le promets Love ! », je gardais un souriant victorieux flottant dans une marre de sang.  

▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson


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Humain
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Sam 28 Oct - 16:51
La mort est ton réconfort
« Mais non, Cami... Il n'est pas si mauvais, si égoïste, si... Lui. » lui répétait son esprit en boucle.

Quelques jours séparés votre dernière altercation. Elle avait fini par partir, te laissant seul avec tes propres songes et se laissant seule, livrée à elle-même dans une ville qu'elle ne connaissait pas plus que ça et dans laquelle elle était totalement étrangère. Elle avait passé ces derniers jours à errer à la recherche d'un logement qu'elle avait finalement trouvé. Elle avait ruminé aussi quelque peu une colère qu'elle réprimait à ton égard. L'homme en qui elle avait réussi à percer le secret qu'il tentait de taire, son humanité. Muée par un certain regret, elle aurait aimé que son retour à la vie ne soit pas aussi brutal, pour toi comme pour elle.

Les yeux rivés sur la glace qui se trouvait devant elle et les mains posées sur la céramique froide de son évier, elle fixe son reflet en plissant les sourcils lorsqu'elle tente de détailler les traits de son visage tiré par l'humanité qu'elle venait de retrouver. Elle avait du mal à se faire à cette nouvelle vie. Son corps tout entier était pris bien trop souvent de tremblements qu'elle ne contrôlait de moins en moins. Elle avait les désires d'un vampire dans le corps d'une humaine, ce qui donnait lieu à des élan de presque folie qu'elle ne maîtrisait pas. La vue du sang la dégoûtait de plus en plus et elle ne supportait plus cet état de transe. La jeune psychanalyste espérait secrètement que cet état s’atténuerait avec le temps et qu'il lui fallait juste un temps d'adaptation.

Elle ressassait inlassablement les images de votre rencontre après son retour à Blacktown et la violence dont tu avais fait preuve, tant verbalement qu'émotionnellement. Elle était en colère contre toi et contre ton égo surdimensionné, contre tes paroles et contre tout ton être. Mais elle savait que le jour où tu frapperais à sa porte, elle te l'ouvrirait très certainement et t'écouterait une fois de plus te plaindre de ta pauvre vie d'homme pris au piège dans une éternité qui devient pesante pour lui. Un homme détruit par ses propres actes, sa propre famille et ses propres idéaux. Elle savait qu'elle t'écouterait et t'apporterait son avis de psychologue bien tranché. Avis que tu t'empresserais de contredire et qui donnerait lieu à une énième altercation sur ton manque cruel d'écoute et d'ouverture d'esprit. Tu lui reprocherais sûrement d'être bien trop utopiste et elle te reprocherait certainement d'être trop borné.

Cami était en train de déballer le reste de ses affaires dans le séjour de son nouvel habitat, les yeux rivés sur la tapisserie un peu vieillotte qui décorait la pièce et qu'elle n'appréciait que très peu. Penchée au dessus d'un carton elle tourne sa tête vers la porte d'entrée quand elle entend que quelqu'un frappe dessus à plusieurs reprises. Dans un froncement de sourcils elle jette un coup d’œil à l'horloge murale avant de s'approcher lentement de la porte. Ses pas se stoppent pourtant net quand elle reconnaît la voix qui s'élève dans les airs comme le chant funèbre du mort heureux. Elle serre alors les points et hésite alors à venir ouvrir la porte. Peut-être que te laisser poireauter dehors sans qu'elle ne te donne de signe de vie était la solution à tous vos soucis. Et pourtant avant qu'elle ne s'en rende compte elle baisse le regard sur sa main posée sur la poignet de la porte. Elle soupire et se décide à ouvrir cette dernière.

Ses yeux viennent directement se heurter aux tiens qui la fixent avec un air presque satisfaits. Elle arborait une expression presque exaspérée lorsqu'elle voit ton expression victorieuse, comme celle d'un enfant ayant accomplit une bêtise dont ils serait fier. Elle entrouvre les lèvres dans l'espoir de te demander ce qui te met dans cet état et quel est l'objet de ta venue inattendue mais son regard se dirige lentement sur la marre de sang qui se trouve au sol et ses yeux s'écarquillent grandement lorsque sa main vient se plaquer contre sa bouche pour réprimer une envie de régurgiter bien prenante. Elle remonte son visage vers le tiens et secoue la tête.

« Je peux savoir ce que tu fais là ? »


Elle se penche alors légèrement en avant et de regarder de gauche à droite pour s'assurer que personne ne t'ait vu commettre cet acte d'extrême violence complètement injustifié. Elle se redresse ensuite et te fixe, le regard sévère et une expression de dégoût sur le faciès. Elle hausse les épaules en écartant les bras et bat des cils en levant le regard au ciel. Une de ses mains attrape ton épaules pour qu'elle te tire toi et le cadavre à l'intérieur de sa maison et elle tente vainement de cacher le sang jonchant le sol avec un tapis vert inscrit BIENVENUE qui ne tarde pas à s'imbiber du liquide sombre. Elle referme la porte derrière toi et te regarde en serrant les dents.

« Ça fait deux jours que je vis ici et j'ai déjà un cadavre sur mon palier... Tu plaisantes j'espère ? Si tu es revenue pour faire pire que la dernière fois tu aurais dû rester chez toi. »

Elle soupire longuement en fixant le corps qui avait déjà perdu trop de sang pour continuer à se déverser sur son sol, un air de dégoût extrême sur le visage.

[i][b]« J'espère que tu es au courant que tu vas me nettoyer tout ce que tu viens de faire. »

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« I'm the wall beetween your reality and mine. »
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Lun 30 Oct - 12:42




« - La mort est ton réconfort »


Monstre. Créature légendaire à la capacité fanatique d'apporter le dégoût, la peur, le goût de se liguer contre les normes prescrites par une communauté. Qu'était-ce qu'une norme ? Si ce n'était que, de discipliner les êtres à ressembler à un modèle de vie créé par des utopiques. Le monstre - peu importe l'aspect physique et mental - reflétait sa société actuelle ainsi qu'une adolescence,la plupart du temps, tumultueuse. Ce n'était juste le miroir, le masque, offrant l'opportunité de réaliser à quel point notre monde était d'une cruauté sans égale. Les humains ne comprendront-ils jamais qu'ils étaient l'essence même de leur perte ? C'était d'un triste, mais d'un divertissant, car ils continuaient de se battre pour leurs idéologies éphémères.

Indifférence. Le sentiment dépourvu de sens, mais trouvant un malin plaisir à se délecter du moment présent dans un jeu avec sa nouvelle proie. La proie n'était qu'un visage du passé, qu'un reflet d'un fantôme errant dans le monde actuel. Cette résurrection avait changé Cami, je pouvais l'apercevoir dans ses yeux puant les reproches, et ce n'était pas plus mal. Pour la suite des événements, j'imaginais un spectacle de fin grandiose où le principal acteur franchira cette porte, porté par le sang sur son visage, empruntant une cadence de pas portée par une victoire certaine. Ou peut-être, enfoncer ce manche à balai dans les entrailles de la blondinette pour avoir osé me saisir dans le but d'entrer dans son intérieur. Moi qui pensais avoir comme réponse un claquement de porte au visage, c'était raté. Je n'aurais pas l'occasion, de viser ses vitres avec l'anatomie de ses voisins, je fus légèrement déçu, mais une autre idée germait dans mon esprit. Pourquoi pas, il fallait juste calculer son coup avec minutie et même si cela échouait, les dommages collatéraux seront bien présents, eux. L'idée devait juste s'implanter dans sa tête, le reste de son esprit torturé fera le reste, sans doute. J'examinais de haut en bas la silhouette de Cami tout au long de son monologue, je ne l'écoutais pas vraiment, je me disais juste, combien mesurait-elle ? Pour le cercueil, bien évidemment.

Un sourire narquois s'illuminait sur son visage, je relevais les yeux d'un bleu perçant vers le regard de la jeune femme : « - Tais-toi, un peu, garde ton énergie pour le monde réel ! », je me retournais pour prendre la direction du salon, le ton de voix embellit par la conviction : « - Tout cela n'est que plaisanterie, qui serais-je pour te voir hanter par le cadavre de ta voisine en si peu de temps comme tu soulignes ? Non, tout cela est faux Cami même si pénétrer dans ton esprit ne sera jamais une bonne idée. Et puis, je crois qu'on a eu assez de nos lots de critiques. Non ? De plus, tu es déjà assez folle comme cela ».

Je m'arrêtais avant d'entrer dans la modeste pièce, tournant légèrement la tête de coté : « - Les femmes nettoient et se mettent à genoux, rien de plus, tu ne le savez pas ? Maintenant, tu sais » soufflais-je sur un ton provocateur et entra dans le salon comme-ci de rien n'était. Comment attiser un feu à ne plus savoir l'éteindre ? Tic, Tac.

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Humain
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mar 31 Oct - 17:04
La mort est ton réconfort
Comment osais-tu ? Comment pouvais-tu seulement avoir la prétention de revenir vers elle après tout ce qu'il s'était passer, la cervelle de sa voisine dans une main, le reste de son corps dans l'autre, ton sourire satisfait et tes paroles désagréables ? Elle devait avouer qu'au delà de toutes les frasques que tu avais essuyais tout au long de ta vie, l'absurdité de la dernière la laissait sans voix.
De plus tu arrivais à lui mettre le doute et elle ne savait désormais plus si ce qu'elle avait vu était le fruit de son imagination ou alors un de tes nombreux états de folie qui serait survenue au beau milieu de nul part et qui t'aurait poussé à commettre un tel acte.

Elle te suivait du regard lorsque tu t'enfonces dans son antre comme si tu étais à ton aise. Elle jette un dernier regard dégoûté à la carcasse qui jonchait son sol avant ne le faire revenir sur ta personne. Une colère qu'elle n'arriverait probablement pas à contrôler davantage s'éprend d'elle. Elle plisse les yeux et serre alors les dents. Elle s'apprêtait à parler mais tu te décides à le faire avant elle et elle referme alors les lèvres pour te laisser déblatérer tes paroles qui ne faisaient qu'attiser un peu plus sa colère. Une colère probablement muée par une certaine tristesse de voir que tu agissais à contre sens et qu'elle n'arrivait tout bonnement plus à comprendre l'homme qui avait pourtant jusque là su lui montrer ses bons côtés. Tes dernières paroles la font sortir de ses gonds et elle saisit le premier objet qu'elle trouve, à savoir une coupelle dans laquelle elle mettait habituellement ses clefs et elle te la lance au visage.

« Non mais tu te prends pour qui ? »


Elle s'avance alors un peu plus de toi, croise ses bras contre sa poitrine pour illustrer son mécontentement et elle crispe sa mâchoire en serrant les dents lorsqu'elle arrive à ta hauteur puis elle te fixe de son regard bleu perçant.

« Tu crois que tu peux débarquer chez moi, la fleur au fusil, comme si tout allait bien. Le cadavre de ma voisine en main et son sourire d'idiot content au visage ? Quel est le but final de ta visite, Klaus ? Tu es venu faire tout ce cinéma dans quel but précis ? T'es malade ou quoi ? Tuer ma voisine pour assouvir un de tes désirs malsain de détraquer... quelle mouche t'a piqué cette fois ? »

Elle soupire bruyamment et se retourne en faisant les cent pas dans son salon. Était-elle folle ? Sur l'instant T, oui peut-être un peu. Elle essayait doucement de se remettre de son retour à la vie et voilà qu'elle tombait sur toi et ta charmante manière de lui montrer à quel point sa présence t'avait manqué. Tellement manqué que tu lui offrais sa voisine morte comme présent... quelle générosité.

Elle s'arrête net et se tourne alors vers toi et mord sa lèvre inférieure assez nerveusement avant de soupirer une nouvelle fois.

« Je ne suis pas folle... mais toi tu vas me le faire devenir si tu continues. »


Elle jouait avec ses doigts qui pianotaient sur le son bras, croisé et elle réfléchissait. Il est est vrai qu'elle espérait secrètement que tout ceci ne soit le fruit de son imagination et que tu n'aies pas réellement commis un tel acte sur le pallier de sa nouvelle demeure. Mais elle savait aussi que la folie avait tendance à prendre le dessus sur ta raison, principalement quand tu te perdais dans des ressentis que tu ne contrôlais plus. Elle finit par te regarder et secoue la tête avant de ne reprendre un ton un peu plus calme et plus posé. Elle tentait vainement de garder son calme face à cette situation plus que grotesque.

« Bon, Klaus. Quel est le but de ta venue ? »

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mar 31 Oct - 20:52




« - La mort est ton réconfort »


Le jeu avait lié toutes ses cartes pour un final explosif à la vue de la réaction de Cami. C'était parfait, elle commençait à être dans un état second, un état que j'attendais avec une légère impatience. Je concluais très rapidement, qu'il valait mieux se quitter dans un certain tourbillon vicieux que de tomber dans des échanges plus intimes. Écorché au visage par le minuscule récipient lancé d'une main colérique pouvait apporter un élan bénéfique à sa cible, j'essuyais d'une main la traînée de sang, sans lui prêter une once d'attention, juste le son d'un grognement sévère. Beaucoup de gens étaient anéantis de mes mains pour moins que cela, mais quelque chose m’empêchait de la voir décliner dans la souffrance. Je lui réservais un sort plus intéressant, plus adéquate pour la personne - si exceptionnelle - qu'elle était.        

Pas de contact, pas d'entrée dans mon périmètre de sécurité instauré, sinon je ne répondrais plus de rien en sa présence. Il était assez difficile, de ne pas penser à une autre scène où les étreintes, les sourires, les belles discussions seraient à leurs apogées, le bonheur exquis tout simplement de nos retrouvailles. J'avais cette peur effroyable d'elle et de ses prouesses, cette peur qui bouffait mes entrailles à être meilleur en sa présence. J'avais pu apercevoir, dans le passé, mon changement paisible, mon raisonnement s'élargir dans un océan bataillant les guerres insurmontables. Alors pourquoi faire demi-tour ? Parce que, dans le fond, je l'avais perdu définitivement à sa transformation en vampire par l'intermédiaire d'Aurora. Je me préservais juste d'une éventuelle prospérité, celle-ci capable de faire chavirer mon cœur imprégné par tant de cruauté. Un bonheur éphémère, qui à tout moment, pouvait disparaître en un claquement de doigts. Il était hors de question de revivre cet enfer-là, alors je préférais demeurer distant et impartial. Je relevais un visage impassible où tout sourire avait fini par s'éteindre, l'amusement aussi d'ailleurs. J'aurais pensé être plus joueur, mais je comprenais, encore une fois, le poids de ses mots assassins et de son importance. Cette agression me fit serrer la mâchoire, alors je ne quittais pas du regard les moindres de ses mouvements, enfin plutôt ses innombrables pas qui firent craquer le sol. Quand allait-elle arrêter ce capharnaüm dans ses démarches insignifiantes ? Devrais-je la stopper en secouant son corps ? En frappant sa tête contre le mur ? Une chose qui aurait pu coller dans mon but d'être un véritable monstre, peu importe sa présence.

Elle s'arrêtait, enfin. Pourtant, j'aurais souhaité qu'elle continue sa réflexion, car je ressentais un frisson glacial parcourir mon échine. Elle était folle, mais jamais elle ne portera cette accusation devant moi. La folie était dans l'âme de chacun, c'était une simple argumentation pour justifier mes actes, plus facile que de se remettre en question. Si elle savait, à quel point, je voulais qu'elle le soit. Si elle savait à quel point, j'étais prêt pour qu'elle me raye définitivement de sa vie. Si ce n'était pas sous le coup de l'hypnose, ce sera autrement. L’échec de mon mensonge avait suscité quand même le doute en elle, et c'était l'essentiel. Néanmoins, à la fin de ses propos-là, je fuyais son champ de vision - tel un lâche - pour me concentrer sur une bouteille d'alcool posée sur la table basse. Ce liquide si précieux, si imprévisible, si.. Je secouais légèrement la tête et posais rapidement une main tremblante sur mon visage pour retirer, toute forme de compassion. Que m'arrivait-il ? Était-ce sa voix, sa présence qui me rendait si faible ? Il ne fallait pas, je devais aller jusqu'au bout de mon dessein.

Je poussais un long soupir de lassitude tout en roulant des yeux et décidais à me relever dans un calme déconcertant. Je n'avançais pas par précaution de briser mon cercle de sécurité et ricanais à plusieurs reprises :  « - J'aborde des manières de seigneur puisque cette ville m'appartiendra aussi Cami. Allons, tu devrais plutôt t'agenouiller devant ton souverain. Je te promets Love que tu auras une place à mes côtés sur le trône. N'est-ce pas tout ce qu'une reine souhaite ? » avec dérision dans la voix. Un faible sourire se dessinait sur mes lèvres, il se valait mesquin : « - En effet, je suis malade. Malade de quoi ? De qui ? Peut-être du monde, qui nous entoure ? Ce fichu mal de vivre, tu dois connaître les véritables sensations non ? » disais-je en fixant d'un air brutal la demoiselle.

Je rajoutais, avec précipitation : « - Néanmoins, résoudre tous mes maux ainsi que les tiens, ne sont pas mes attentions envers cette visite, que j'imagine, réjouissante pour toi. D'ailleurs comment vas-tu depuis ton retour à la vie ? J'oublie mes politesses, tu vois ce que tu me fais faire ? » lâchais-je dans un éclat de rire.

L'attitude désinvolte, je scrutais les alentours en liant mes mains derrière mon dos et rétorquais d'une voix grave titillant la provocation :  « - Je suis venu dans tes pensées dans le but de pouvoir passer du bon temps avec toi. Besoin d'être éclairée ? Tu sais, le rôle type d'une femme concernant la procréation des êtres vivants ? Qu'en penses-tu ? ».

Je me retournais et déboutonnais quelques boutons de ma chemise ainsi que la boucle de ma ceinture : « - Si on était dans le monde réel, est-ce que j'aurais agi comme cela en te prenant pour une traînée Cami ? Ou même d'avoir une attitude perverse à ton égard ?    », tout en l'aguichant d'un visage coquin. Par Hadès, je me sentais atrocement mal à l'aise, mais il fallait aller jusqu'au bout de ses convictions, quitte à paraître ridicule. Le plus important était qu'elle croit à mon jeu pernicieux, je n'espérais pas qu'elle me touche. Elle ne le fera pas.    

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Humain
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mar 31 Oct - 21:50
La mort est ton réconfort
Admettre être perdue était quelque chose qu'elle avait du mal à faire et pourtant il était clair qu'elle l'était en ce moment. Perdue entre une colère qu'elle n'arrivait pas à réprimer, un désir de te flanquer toi et tes provocations perfides à la porte. Perdue entre l'intime conviction que tu n'agissais pas comme un cinglé pour rien. Elle aurait aimé avoir une discussion plus calme avec toi et un peu moins étrange mais avec un corps qui gît sur son paillasson, la concentration n'était pas à son paroxysme. Elle jetait de temps à autre un coup d’œil à la carcasse qui commençait à devenir grise, dans l'espoir qu'elle disparaisse et que cela lui prouve que tu avais pénétré son esprit. Mais plus tu t'avançais dans tes propos moins elle croyait à cette éventualité là.  

Elle savait qu'au delà du monstre et du maniaque du contrôle que ton image renvoyait, il se cachait un homme triste, seul et détruit par les aléas de sa vie bien trop sombre. Tu étais l’archétype même de l'image que les gens se faisaient de toi et pourtant tu avais en toi une lumière qui ne demandait qu'à jaillir. Tu étais buté et extrêmement renfermé, tu détestais que les gens voient cette facette là de toi et tu savais qu'elle, elle l'avait vu.
Cami n'était pas pour autant frêle et naïve. Humaine elle avait pris le bon dans chaque montre qu'elle avait rencontré pour essayer d'en tirer le positif, parfois avec succès, parfois sans. Une fois devenue vampire elle avait perdu cet aspect angélique de sa personnalité. Elle n'aimait pas sa nouvelle nature et pensait qu'elle serait plus facile à accepter en la laissant la submerger... Grossière erreur me direz-vous. Et ce n'est qu'une fois morte qu'elle comprit la valeur qu'avait sa vie dans les esprits de certains, dans ton esprit. Aujourd'hui qu'elle était de retour parmi les vivants elle n'arrivait plus vraiment à trouver ses repaires. Une humaine aux désires d'une vampire avec le dégoût du sang en prime. Tout était réunis pour la faire vaciller dans un cercle vicieux qui finirait par la faire courir à sa perte. Et si au début elle avait eu la simplicité d'esprit d'espérer que tu serais celui qui l'aiderait à remonter la pente, comme tu l'avais déjà fait au paravent, elle doutait à présent de ce fait là.

Elle se trouvait néanmoins fébrile à ta présence, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs elle ressentait des battements de cœur un peu trop rapides pour une simple humaine. Ses yeux bleus détaillent les traits de ton visage et elle pince ses lèvres l'une contre l'autre avant de hausser les épaules.

« Je ne vais pas m'agenouiller devant toi et je ne suis pas une reine, le pouvoir et tout ce genre de trucs ne sont pas des choses qui m'intéressent, et tu le sais. »


Elle détourne son regard et tes paroles concernant le mal de vivre la calment un tantinet bien, elle ramène ses prunelles dans les tiennes et fronce légèrement ses sourcils. Elle s'apprêtait à rétorquer quelques paroles un peu plus douces quand la suite de tes mots la refont sombrer dans une sorte de colère. Elle te trouvait totalement gonflé de lui demander comment elle allait.

« Comment je vais ? Comment je vais, Klaus ? »


Elle place sa main sur sa poitrine pour se désigner elle-même en haussant les sourcils presque outrée de cette question. Elle se rapproche lentement de toi comme si cette action allait donner plus de profondeur à ce qu'elle allait dire.

« Je ne vais pas bien, non. Je reviens à la vie, je ne sais plus où donner de la tête, tu agis avec moi comme un parfait crétin, tu tues ma voisine et débarques chez moi comme si tu venais simplement me rendre une petite visite de courtoisie, avec un cadavre en cadeau... Tu veux que j'aille comment sérieusement ? »

Ses iris descendent lentement sur les quelques boutons de ta chemise que tu déboutonnes et la boucle de ta ceinture que tu retire et elle écarquille les yeux en faisant quelques pas de recule avant de souffler :

« Qu'est-ce que... ? »


Elle remonte alors son regard dans le tien et la main qui était posée sur sa poitrine vient te faire face pour t'intimer de te stopper dans ton élan. Elle n'allait évidement pas te toucher et rentrer dans ce jeu auquel tu étais visiblement le seul à prendre part. Elle secoue la tête de gauche à droite et te fixe.

« Ok, à quoi tu joues à la fin ? Si c'est une blague... elle est moyennement drôle. »  

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mer 1 Nov - 0:54




« - La mort est ton réconfort »


Tourner dans le vide. Un vide immense parsemé de brèches dangereuses. On disait souvent que le vide ne représentait rien, et pourtant, il représentait tout. Impalpable, silencieux, il s’engouffrait, avec minutie, dans les moindres parties de nos âmes pour une mise à mort lente. Le sourire s'estompa au fur et à mesure de ses dires, elle arrivait à me blesser même dans une plaidoirie minable. Je ne souhaitais plus avoir son emprise, je ne souhaitais plus la voir pour affronter ses sourires radieux, ses regards accusateurs, froids, et avides d'une quelconque forme de haine. Pourtant, c'était ce que j'avais aspiré secrètement, et pourtant, elle avait délogé l'embuscade à mon grand désarroi. Peu importe, tout cela était égal. Ridicule, je l'étais, incontrôlable, je le devenais.

Un instant, je suivais le chemin de ses yeux jusqu'au cadavre inerte de sa voisine, l'illusion d'un monde créé s'envola un peu plus. J'aurais aimé n'être qu'un fantôme dans son esprit, vraiment, à ce moment-là. Aucun retour en arrière possible me répétais-je sans cesse, qui serais-je pour avouer toute cette supercherie ? Il fallait encore appuyer un peu plus sur le bouton qui déclencherait une tempête colérique. Je savais que la courtoisie de lui demander son état mental allait donner le ton à l'incompréhension. Si elle pensait que je ne me souciais pas de son bien-être, elle se fourvoyait complètement parce que dans le fond, elle était mon équilibre. Toutes mes sensations à son égard étaient occultées par le désir omniprésent d'arborer ce masque tyrannique ainsi que désinvolte. Si elle croyait aussi que je prenais un malin plaisir à la malmener, à jouer de son esprit, à cracher des mots irrespectueux, elle se trompait aussi. Peut-être que.. C'était moi qui me leurrais de ma machination. Non, impossible. Je devais agir comme cela avec elle pour défaire le fil conducteur qui nous maintenait en vie, vivants. Chaque mimique traduisait un vocabulaire dont il demeurait très à l'écoute des pensées. Cachées ou affichées, on arrivait à retranscrire si l'on savait prendre le temps pour décrypter les signes. Néanmoins, l'interprétation de ceux-ci était propre à chacun et libérait parfois l'espérance dans certaines situations. Blessé. Anéanti de l'intérieur quand elle me révélait ses ressentis, sa propre vérité. Je serrais les poings et me fis violence pour ne pas la prendre dans mes bras et lui souffler quelques mots rassurants. Je n'aurais jamais pensé lutter contre moi-même aussi à ce moment-là. L'envie de lui hurler des plates excuses me titillait les lèvres. Mais rien. Je me contentais d'encaisser ses propos sans broncher, seuls mes yeux pouvaient me trahir puisqu'ils avaient changé de ton, laissant place à sa compréhension. Si elle savait.. Par Hadès, il me fallait vite un autre plan de secours. Il me fallait.. elle.

J'avais arrêté tout mouvement à vouloir me mettre nu complètement quand elle s'approcha de moi. Mes gestes étaient comme paralysés par un sort inconnu. Cami avait un pouvoir qui était au de là d'être catégorisé de sorcière. Elle était bien plus qu'un être humain, elle valait bien plus que toutes ses atrocités commises, jadis. Je baissais le regard sur la boucle de ma ceinture et demeurais ridicule quand elle demandait mes attentions à ce geste vicieux. Qu'est-ce que je faisais ? Mais étais-je vraiment moi en agissant ainsi ? Étais-je un être dépourvu de tout sentiment ? Étais-je mort ? Était-ce mon enfer ? Alors dans un mouvement brusque, je rajustais ma ceinture et fermais les boutons de ma chemise. Entre la vexation et le voile d'illusion, c'était moi qui me trompais. Moi. Je déglutissais et relevais mon visage pour une expression moins impassible comme-ci j'étais mis à nu. J'allais rétorquer, mais mes lèvres tremblèrent devant elle. Son visage était le pire de mes démons, et aucun mot ne sortait. Décontenancé, je m'autorisais à retirer la barrière invisible et plaquais Cami contre entre sa porte et le mur sans abuser de ma bestialité.

Bégayant à moitié jaugeant mes yeux rapidement pour montrer un certain trouble, je déglutissais : « - Mes intentions sont peut-être maladroites, je te l'accorde, mais mon royaume sera le tien peu importe ce que tu diras ou penseras. Je te veux en reine, alors cesses de refouler les pouvoirs, de peur de te transformer en véritable monstre Cami ».

Je frappais mon poing d'une telle violence,à quelques millimètres de son visage, qu'il troua le mur et hurlais en crachant mes mots : « - Tu crois que je ne sais pas, un minium, tes ressentis Cami ? Crois-tu que tu n'es qu'une vulgaire femme de joie, qu'un vulgaire pantin ? Crois-tu que je ne me soucie pas de toi ? Crois-tu que je ne ressens rien, que je ne ressens pas les poignards que tu lances dans ma poitrine ? Ne crois-tu pas que ce sont tes mots, tes regards que tu me portes qui blessent mon âme souillée par l'amertume d'un monde incertain ? Tu te trompes. Tout ce que je fais, c'est pour toi ! » en finissant par regarder le visage de mon interlocutrice. Et puis, je sentais mes yeux baignés par une tristesse flagrante.

Alors, je fis un pas en arrière et braillais dans un premier temps, des suites de mots incompréhensibles puis, une grande inspiration était primordiale : « - Je joue à un jeu où l'investigateur périt dans ses propres règles à cause de ce que tu dégages. Je pensais que j'étais assez fort pour te combattre, tu es l'une de mes plus grandes défaites. Oui, j'aurais dû agir autrement pour ton retour d'entre les morts, une chose que j'avais tellement espéré dans le fond Cami » disais-je dans un murmure.

Je relevais le visage en fixant sa silhouette et accordais un ricanement nerveux : « - Tout cela est de ta faute. Tu finiras folle avec ou sans moi Cami, c'est une évidence dont tu ne pourras jamais te délivrer. Nous avons tous notre fardeau à porter, à cacher aux yeux indiscrets. Tu es nuisible Cami, nuisible pour la bête. Alors ne sois pas la Belle et continue de croire ou de faire semblant, que je mérite cette étiquette de monstre » disais-je dans un murmure.

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mer 1 Nov - 2:21
La mort est ton réconfort
Vide, voilà comment elle se sentait, complètement vide. Et elle devait admettre que ta présence dans la pièce comblait un tantinet ce vide qui la rongeait depuis son retour à la vie. Il était bien entendu hors de question qu'elle le laisse transparaître. Elle n'était pas quelqu'un qui aimait parler de ses ressentis mais tu lui avais fait perdre ses moyens à bien des reprises et elle refusait de les perdre une fois de plus devant toi. Elle ne te donnerait pas l'opportunité d'enfoncer le clou un peu plus profond.

Elle était intimement convaincue que tu essaierais de la blesser volontairement pour l'éloigner ou que sais-je. Tu avais tendance à agir bizarrement pour éloigner les gens auquel tu tenais et elle n'avait vraiment pas besoin de cela en ce moment. Elle te fixe alors, la main toujours face à toi pour te stopper et elle la laisse lentement retomber le long de son corps quand elle voit l'expression de ton visage changer, tu effaçais enfin ce sourire satisfait et cette armure de sarcasme qu'elle ne supportait pas, elle reste alors un instant muette en te regardant, les sourcils froncés et les cils battants elle passe sa langue sur ses lèvres devenues sèches et un hoquet de surprise se fait entendre lorsqu'elle se retrouve plaquée, son visage incompréhensif se relève alors pour te regarder et elle bat des paupières.

Elle ne comprenait pas pourquoi cet entêtement et ce délire autour d'une royauté psychique. Tu étais le roi de la Nouvelle-Orléans, probablement le futur roi de Blacktown mais en quoi pouvait-elle avoir sa place dans tout ça ? Elle n'était qu'une humaine un peu trop curieuse et un peu trop attachés à celui qui se qualifiait lui-même de montre. Mais elle n'avait pas l'étoffe d'une reine ou de quelque titre que ce soit, et elle ne voulait pas l'avoir. Elle te fixe alors et sa voix reprend un ton beaucoup plus calme avant qu'elle ne prenne la parole.

« Klaus, je... »

Elle n'eût pas le temps de finir de parler que tu frappes violemment le mur qui se trouve à côté d'elle en hurlant, ce qui la fait premièrement sursauter et accélérer les battements de son cœur. Elle garde pourtant une expression calme à tes hurlement, essayant de ne pas montrer ses ressentis pour te donner une raison de plus de crier. Le trou causé par ton geste n'était pas très important et elle s'en moquait même un peu à cet instant. Elle sentait l'amertume remontée et elle te fixe le regard dure. Elle était elle-même partagée entre l'envie de te hurler des injures au visage et l'envie de te prendre dans ses bras... Mais le corps de sa voisine et tes rudes paroles n'étaient jamais bien loin pour la ramener sur terre. Elle attend alors que tu aies fini de déblatérer tes paroles qui avaient réussi à réveiller un sentiment qu'elle aurait préféré taire. Elle serre les poings et te regarde, en crispant sa mâchoire.

« Parce que toi tu vois peut-être ? Tu vois l'impact que tes paroles et tes actes peuvent avoir sur moi ? Klaus ce n'est pas parce que je ne montre pas tout que je ne ressens rien. Je ne crois rien, je ne fais que prendre ce que je vois. Je n'ai jamais dit que tu ne te souciais pas de moi. Non je ne vois pas l'impact que tout ce que je dis ou fais a sur toi pour la simple et bonne raison que tu ne le dis pas. »

Elle était touchée par tes aveux à demi-mots mais en même temps vexée par ces paroles qui sonnaient tel des reproches dont elle n'était pas la véritable destinatrice. Elle te regarde t'éloigner d'elle et elle écarte les bras pour désigner tout ce qui vous entoure en te regardant droit dans les yeux. Les siens brûlaient légèrement.

« Mais qu'est-ce que tu fais là, Klaus ? Si je suis une de tes plus grandes défaites ? Si tout est de ma faute. Si ma personne te fait devenir celui que tu ne veux pas être... Alors pourquoi es-tu là ? Pourquoi es-tu revenu une fois de plus ? Dans l'espoir de me dégoûter de toi parce que tu as tué ma voisine ? Ce n'est pas ça qui me dégoûte, Klaus. C'est le fait qu'après tout ce qu'on a vécu l'un comme l'autre tu en sois arrivé à agir de la sorte. Et ça ne me dégoûte pas, ça me rend triste. »

Elle lève les yeux au ciel et secoue la tête en finissant pas regarder ses pieds un instant. Laissant planer un silence volontairement. Elle renifle et relève le nez sur ta personne avant d'incliner son visage.

« Personne n'est totalement sain d'esprit. La folie est en nous tous. Et me répéter que je vais devenir folle ne me le fera pas devenir plus rapidement. C'est ton comportement, c'est tes paroles, et tes agissements. C'est toi qui me rend folle là. »


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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mer 1 Nov - 14:55




« - La mort est ton réconfort »


Le reflet du miroir. Quelle étrange sensation de contempler son visage dans une parcelle vide d'un miroir posé sur une pile de cartons. Je souhaitais fuir et laisser derrière moi, le cadavre inerte de Cami, mettant en scène un simple règlement de comptes de voisinage. Un parfait alibi dont les autorités ne chercheraient pas d'autres explications. De plus, j'imaginais déjà accabler Cami en mettant en avant sa folie brutale, je pourrais même me faire passer pour un homme battu. Et puis, le regard flegmatique insistant sur ce reflet, à cette pensée, je détournais alors mes yeux. Rien, je ne ressentais rien. Pas de peine, pas de douleur, même, en bousculant mon esprit d'images sordides, tout cela n'avait aucun sens. Mon discernement me fit sacrément défaut et commença alors une lutte personnelle pour ne pas chavirer. Désagréable d'être spectateur de sa vie à ce moment-là, je pouvais facilement détacher l'esprit du corps pour ne laisser qu'une enveloppe vide et agir avec lâcheté dans un autre monde.  

Je revenais dans la réalité quand les mots de Cami me firent prendre conscience réellement de mon problème avec elle. Je demeurais réservé, distant dans mes actions parce que l'amour que je lui portais était voué à un autre échec. C'était donc cela ? Cette chose qui me faisait perdre la tête à devenir fou et inconscient ? Peut-être que j'avais refoulé mes émotions et qu'elles finissaient par me tuer petit à petit. Hors de question, de lui accorder un seul regard bourré de cette chose, hors de question, de lui accorder un toucher qui trahirait ce que je voulais lui faire voir. Et pourtant, jamais, je n'aurais pensé, aussi, qu'elle serait mon combat quotidien. Dans le fond, je ressentais ce feu jaillir à sa présence, à chaque moment où je pensais à elle, mais je concluais rapidement, que je ne méritais pas une seconde chose pour un bonheur éphémère. Alors j'évitais tout sujet à démontrer qu'elle ne faisait qu'un avec mon être, je l'agressais verbalement, physiquement pour qu'elle comprenne que je ne l'appréciais pas, que tous les mots antérieurs n'étaient que baratin. Néanmoins, elle ne méritait pas cela, mais la douleur s'estomperait avec le temps. Non, elle ne disparaîtrait pas pour autant, elle restera à jamais enfouie dans nos âmes de pécheur.

Mon visage se ramena doucement sur celui de la demoiselle, qui écarta les bras pour désigner l'atmosphère qui nous entourait et là, c'était trop. Elle me brisait littéralement à ne pas ressentir de la colère profonde à mon égard, et de plus, j'avais oublié le poids de la tristesse. Elle ne comprenait rien, je n'allais pas lui hurler que j'étais dérouté de son retour, que mes sentiments se bousculèrent, se mélangèrent, s'amusèrent à me rendre fou d'elle ? Je ne voulais pas être un homme gouverné par son cœur et des paroles insignifiantes remplies de romantisme. Ce n'était pas moi. Je regardais un instant mes mains tremblantes, je pouvais sentir les gouttes de sueur traverser mon front. Que m'arrivait-il par Hades ? Que devais-je faire sous la lourdeur de ses mots assassins ? Tuer ou me résigner à me livrer ? Tuer était bien plus facile, une main ferme qui agrippait un cœur et qui l'arrachait sans scrupule. Faux. Je ne pourrais jamais la brutaliser sauvagement et je ne pourrais jamais plaidoyer sur cette chose. Il me fallait choisir, vite pendant ce silence pesant qu'elle avait crée. Je sentais les veines gonflées de mon visage remuées par un trop plein d'émotions, alors que j'allais rétorquer, Cami enfonça le poignard à un tel point de non-retour. Être responsable de sa folie actuelle ne me plaisait guère, bien que j'appréciais particulièrement voir cette étincelle dans le regard de mes tressaillants. Pas sur elle, je savais le pouvoir de la folie à vous emporter dans une réalité fictive. Le visage d'ange à la chevelure blonde avait traversé des épreuves dont je me surprenais encore, de voir son cœur battre dans une cadence saccadée. Par Hadès, elle était forte, combative, imparfaite, merveilleuse.

Le visage à moitié tiré sur le masque de monstre, je serrais les poings, je refusais d'entendre ses pleurs, ses reniflements, ses mots. Il fallait que cela cesse et l'idée de faire une terrible erreur me titilla sévèrement les nerfs. Qu'avais-je à perdre ou à gagner ? Je n'avais plus rien à perdre, je l'avais déjà perdu, alors un peu plus ou un peu moins, quelle était la différence ? Avec vivacité, je rompais cette distance maintenue jusqu'à présent, pour planter mes crocs dans son cou sans ménagement, sans mot, le silence apportait alors sa douce mélodie comblée par le craquement de sa chair et les mouvements de mes crocs.

Entourant mes bras de sa silhouette pour la maintenir contre moi, je retirais brusquement mes crocs pour lui chuchoter à l'oreille, tout en me délectant de son sang :  « - La défaite est dotée d'un autre pouvoir qui surpasse la victoire. On ne peut la contrôler, c'est aussi avouer notre échec dans cette spirale infernale. Cette défaite est salement romantique Cami... ».

Je mordais rapidement l'autre coté de son cou et fis la même action :  « - J'étais venu te voir pour te dire adieu définitivement, mais cette chose me pousse à te dire ce que je ressens réellement. Je vais alors te tuer en gage de mon amour pour toi. » soufflais-je vaincu par cette chose. Oui, je serais capable de la tuer pour cette chose tellement, elle est incontrôlable, elle me laissait éveiller chaque nuit depuis fort longtemps.  

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mer 1 Nov - 15:27
MISS ME ?
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Le pouvoir du destin.

« On dit que croire au destin, c'est renoncer à son libre-arbitre. Que la persévérance ne permet pas de contrer le sort auquel nous sommes destinés. Alors qu'en réalité, la seule partie du destin qu'on peut vraiment contrôler, c'est ce que l'on décide d'infliger aux autres ». Étrange messager qui susurre le malaise de cette scène scandaleuse. Nous pouvons voir, mais en aucun cas ressentir le mal qui vous accable de votre triste sort.

Le pouvoir est une chose qui demande réflexion et non susciter la violence pour autrui, mais serait-ce un signe judicieux du destin d'être témoin de ce spectacle macabre à ce moment précis ? Le destin est irrévocable, loyal, fidèle tout comme le temps qui passe.    

Le temps s'arrête pour l'hybride laissant la marque de ses crocs dans la peau de la psychologue, mais pas pour elle. Le corps stoïque du monstre, le corps en mouvement pour l'humaine, un rideau de lumière aveuglante jaillit alors de la pièce :

« Quel mauvais ou bon sort, de voir que les morsures provoquées par le monstre est simplement une traversée de pouvoir ? Il n'est plus qu'un humain parmi tant d'autre, toi, tu es le monstre. A ton tour, de t'exprimer dans son langage que, lui seul, est apte à comprendre. Dépêche-toi, le temps est compté ! ».

Le rideau disparaît petit à petit retrouvant la clarté de la pièce ainsi que le temps qui semble reprendre du service.  

Nous vous observons.

Cami & Niklaus



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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  
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