AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Humain
Messages : 107

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Jeu 2 Nov - 1:00
La mort est ton réconfort
Elle n'arrivait plus à savoir où tu voulais en venir, si tu cherchais un affrontement final pour l'éloigner définitivement de toi ou si tu avais réellement aussi peu de considération pour sa personne. Tu changeais de comportement comme de paire de chaussettes et elle avait du mal à te suivre.
Cami te fixait alors et scrutais tes mouvements, les expressions de ton visage, celle que ton corps retranscrivait par le tremblement de tes membres et les quelques gouttes de sueurs qui coulaient le long de ton front. Tu semblais tout autant perdu et perturbé qu'elle. Comme égaré entre deux mondes. Isolé entre ce désir ardent de lui dire ce que tu ressentais vraiment et celui de la briser pour fuir comme un lâche. Elle te connaissait et savait quel genre d'homme tu étais. Perdu et finalement perdant sur toute la ligne. Tu n'étais pas une bonne personne aux yeux du monde et pourtant tu lui avais montré à bien des reprises Ô combien tu pouvais te révéler être une personne merveilleuse. Alors pourquoi t'entêter à essayer de lui faire penser l'inverse ? Pourquoi être revenu la voir aujourd'hui et agir comme cela avec elle ? Peut-être étais-tu un peu masochiste sur les bords et tu t'aimais à te faire du mal tout seul. Bravant tes propres interdits. Et sa souffrance n'était qu'un dommage collatéral de la tienne. Le souffle court elle te fixe et lorsque tu t'approches d'elle et que tu plantes tes crocs dans sa carotide. Elle tente de se débattre mais tu entoures son corps de tes bras et elle grogne légèrement sous la douleur avant de balbutier quelques mots faiblement.

« Klaus... lâches-moi. »


Elle perdait peu à peu sa respiration et sentait son souffle se couper. Elle pensait que son calvaire était terminé mais tu replantes tes crocs de l'autre côté de son cou en buvant encore un peu plus son sang... elle te supplie une seconde fois d'une voix qui devient lentement un murmure presque inaudible.

« Lâches-moi, Klaus. »

Rien y faisait, elle ne savait même pas si tu l'entendais parler. Tu vidais lentement son organisme de son sang, si bien qu'elle n'arrivait plus à garder les paupières ouvertes. Ses yeux lentement se ferment et son souffle peu à peu se coupe. C'est dans cet état second qu'une petite voix raisonne dans son esprit comme le glas de la fin d'un duel qu'elle avait perdu. Elle ne comprenait pas ce qui te prenait et pourquoi tu en venais à faire une telle chose, mais ce qu'elle ne comprenait pas par dessus tout c'était plutôt ce qui était en train de lui arriver à elle. Une migraine furtive et la voix d'un spectre qui raisonne dans sa tête la font presque tourner de l’œil définitivement. C'est alors que sans comprendre pourquoi elle sent une puissance l'envahir, quelque chose qu'elle n'avait jamais connu même en tant que vampire. Plus aucune douleur ne se faisait sentir dans sa nuque et elle ne sentait même plus la douleur de ton étreinte. Elle se sentait forte et elle avait compris qu'elle allait avoir le dessus sur ta personne. Sa tête qui avait alors basculé en arrière se redresse alors et elle ouvre les yeux en te fixant. Ses prunelles deviennent soudainement ambrée, telle la pierre qui aurait pris possession de ses yeux. Ses pupilles rejoignent alors les tiennes dans un regard noir d'une colère qu'elle ne contrôlait pas encore. Cami arrive à dégager ses mains de tes bras et elle les place sur tes épaules en te poussant violemment contre le mur de sorte que tu retombes assis au sol, quitte à ce que tu entraînes quelques babioles dans ta chute. Elle te fixe alors lorsque tu tombes et elle serre la mâchoire.

« Je t'ai dit de me lâcher. »


Elle se rapproche de toi, s'accroupissant pour être à ta hauteur. Une de ses mains vient se saisir de ton cou qu'elle tient fermement et elle resserre ses fins doigts autour de ce dernier. Son visage se rapproche alors du tien dans une proximité déconcertante si bien que ses lèvres frôlent les tiennes dans une caresse insupportable. Son regard soutient durement le tien et sa lèvre supérieure tremble sous la colère. Quelques secondes plus tard elle reprend ses esprits et ses yeux redeviennent d'un bleu perçant lorsqu'elle détaille ton visage du regard, sa main lâche lentement ton cou. Ses prunelles cherchent alors les tiennes, elle semblait perdue et n'avait pas compris ce qu'elle venait de faire. Elle Se redresse lentement et ses yeux rouges retenant des larmes dû à toute cette situation te fixent. Elle te pointe de l'indexe en haussant le ton.

« Comment as-tu osé ? Où sont tes principes me concernant, Klaus ? »

Elle lève le regard et serre les dents avant de se reculer de quelques pas pour ne plus être trop proche de toi.

« Je n'ai pas vraiment compris ce qu'il vient de se passer mais je sais que j'aurais pu te faire la même chose que ce que tu viens de me faire. Te blesser et te montrer à quel point tu es faible. Mais je ne suis pas toi Klaus, et sur ce point je ne le serai jamais. Jamais je ne te ferai de mal à ce point. Jamais je ne serait prête à te blesser physiquement, à user d'un quelconque pouvoir sur toi. Jamais je ne pourrai te faire ça. Et la différence entre toi et moi est là. Si tu es trop lâche pour admettre ce que tu ressens réellement alors ton problème ce n'est pas moi. Tu es ton propre problème et tu es le seul responsable de ta perte. Temps que tu ne l'auras pas compris, tu courras à ta perte. »


Elle lève le regard au plafond comme si elle s'adressait à la voix qui avait hanté son esprit un peu plus tôt.

« Jamais, JAMAIS je ne céderai à ce genre de faiblesse pour couvrir mes intérêts personnels. Je ne suis pas ce genre de monstre. »

Elle ramène son visage vers le tiens et te fixe, une larme coulant sur sa joue droite.

« Et toi, si tu étais moins stupide, tu verrais que tu n'es pas un monstre non plus. Mais ne t'avises plus de me toucher de cette manière là. Je vais te laisser avec cette image et te laisser cogiter là dessus, Klaus. Réfléchis bien à qui tu es, qui tu sembles être, qui tu penses être et ce que tu veux être, ne m'utilises pas pour calmer tes frustrations. »


Elle essuie sa larme du revers de la main, pince ses lèvres et secoue la tête avant de te tourner le dos pour se diriger vers le balconnet extérieur, te laissant seul avec tes songes.

Codage par Libella sur Graphiorum


       

   
« I'm the wall beetween your reality and mine. »
I'm touched, I'm touching and sensitive. People destroy me and people soothe me. I'm the one that I want you to see.
I have feelings. I'm not a robot. I'm in the shadow and the light. I'm Cami and me too, I'm human. © .bizzle


Dernière édition par Cami O'Connell le Sam 9 Déc - 16:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Originel
Messages : 297

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Dim 12 Nov - 20:01




« - La mort est ton réconfort »


Le poison de son sang parcourait mes veines et mon esprit me hurlait de lâcher sa carotide, mais en vain. L'appel de ce doux élixir me fit lâcher prise et plus rien d'autre ne comptait, à part, s'abandonner au pouvoir du sang. Même ses supplices ne parvenaient pas à me raisonner, j'étais fermement décidé à la tuer pour que personne d'autre ne puisse user de ses compétences ainsi que de sa sympathie. Cruellement égoïste au point d'anéantir la seule personne apte à me comprendre, je l'assumais dans mes actes. Pourtant, le goût métallique demeurait de plus en plus présent dans ma gorge, écœuré un instant comme les regards d'incompréhension de Cami auparavant. J'arrachais alors mes crocs de son cou et croisais un regard dont je n'avais jamais vu sur elle. Elle semblait différente, comment dire, plus forte, plus bestiale. Essayant de retrouver mes esprits, je sentais que je n'étais plus doté de la force qui me consumait de l'intérieur. Mais que se passait-il ? Elle se libérait de mon emprise sans difficulté et posait ses mains sur mes épaules pour m’éjecter plus loin. Le son de sa voix attisait ma peur contre son être, oui, j'avais peur d'elle à ce moment-là. Pour la première fois en plus de mille ans, je sentais mon cœur battre à vive allure et je demeurais décontenancé par cette situation si brutale. Non, c'était impossible, je.. Non. Je sentais tout mon corps encaissé ce geste, et bizarrement, je ressentais une douleur malsaine de mes os se craquer. Je n'avais pas le temps de me relever, de toute manière, je ne pouvais pas tellement le choc avait d'une violence.

À genoux, les mains au sol, essayant de trouver une certaine dignité, je tentais de puiser dans ma force pour me relever. Tremblant de plus belle, je ne pouvais pas croire à cette machination, j'étais sûrement en plein cauchemar, mais hélas personne ne pouvait me sauver d'elle. Paralysé par sa rapidité de s'approcher aussi dangereusement de moi, je sentais ma gorge se serrer entre ses doigts. La bouche entrouverte pour tenter de calmer ma cadence respiratoire qui s'affaiblissait, je n'osais pas fixer ses yeux d'un liquide jaunâtre, mais mon instinct me poussa à les regarder. Le toucher de ses lèvres sur les miennes me fit frissonner de peur ou de désir, quelle était la différence ? Un bref instant excité par ce geste et l'envie de poser mes lèvres sur les siennes était d'une courte durée. Si elle savait. Elle était devenue une hybride et moi un pauvre être humain, devant cette révélation flagrante, la peur commençait à m'envahir et j'avalais à plusieurs reprises quand elle libérait son emprise sur mon cou. Une main venait par réflexe caresser ma jugulaire ainsi, j'essayais d'articuler quelques mots, mais aucun son ne pouvait s'énoncer. Sous cette secousse, je regardais l'index de Cami me désigner comme être un véritable assassin. Sa voix stridente et son accusation amplifiaient cette douleur immense physique ainsi que morale. Je fis quelques pas à quatre pattes en tendant une main faible, pour marcher dans sa direction, mais celle-ci se recula et j'arrêtais aussitôt. Elle ne comprenait pas ce revirement de situation et il me semblerait que c'était encore un coup de cette entité qu'on avait rencontré dans la forêt. Mais pourquoi me faire cela ? Pourquoi ? Pour me donner une leçon ? C'était réussi.

Alors que mon cœur se serra dans ma poitrine à chacun de ses mots, je vomissais son sang encore chaud au sol. J'avais vu, quelques instants avant, ma vie se finir entre sa poigne de main, je me voyais mourir, mais elle hurlait que je n'étais qu'un faible pourrissant dans sa noirceur. Oui, j'étais lâche devant mes sentiments, et elle l'avait bien compris ! Je ne supportais pas ce mot qui se répétait sans cesse dans mon esprit face à sa plaidoirie. Non, je n'étais pas faible, si je l'étais, non, je ne l'étais pas.. Ma main s’emmêlait dans la mare de sang et un vent de panique m'envahissait. Qu'avais-je fait ? Je regardais son sang et relevais la tête en fronçant des sourcils devant ses paroles insignifiantes, une chose qui accentuait ma conclusion de cette entité mystère. Elle osait me menacer, elle osait me provoquer encore une fois. Avec ou sans pouvoir, je restais le même homme, mais les blessures engendrés ravisa mon comportement sadique. Elle tournait les talons pour rejoindre l'extérieur, me laissant seul avec ses questions dont les réponses se bousculèrent. Alors, je me relevais difficilement tout en fixant sa silhouette s'éloigner de moi, si elle savait à quel point elle comptait pour moi derrière cette mascarade ridicule que j'avais créé. Si elle savait.

Pourtant, devant ses affirmations exactes, je continuais à demeurer agressif en la repoussant dans mes mots et hurlais en laissant mes larmes coulées :  « - Ne dis plus jamais que je suis un lâche Cami. Tu n'es rien pour moi et avec ou sans pouvoir, je te tuerais Cami parce que c'est insupportable de t'aimer. L'amour rend fou Cami, et c'est ce qu'il se passe actuellement espèce de traînée. Je .. Non. Ce n'est pas ce que je voulais dire ». Faible était le mot approprié pour avoir exprimer mes larmes, alors je les séchais rapidement pour retrouver un semblant de crédibilité.

Il était hors de question de me laisser submerger par la tristesse de mes actes envers elle. Je précipitais mes pas en évitant de justesse de tomber au sol pour la rejoindre, mais gardant un pied à l’intérieur :  « - Tu n'es pas ce genre de monstre, mais tu en es Cami, rongé par cette folie qui te maltraite. Tu es sûrement pire que moi et tu es aussi lâche que moi. Alors vois-tu, on se ressemble sur pas mal de choses » disais-je avec un sourire fier tandis que mes yeux humides trahissaient mes paroles.

Je fis un pas pour atteindre son monde sous cette nuit fraîche :  « - J'aimerais te pousser pour te voir t'écraser au sol, mais je ne ferais rien parce que, oui, tu as totalement raison dans tes paroles et tu le sais très bien. Cela me tue de savoir que tu peux me comprendre, cela me tue de pouvoir me raisonner grâce à toi. L'homme en devenir, est celui que je dessine chaque jour, toi-même, tu sais que je ne peux changer alors pourquoi tu te bats encore pour moi ? Quelle est ta motivation ? » disais-je d'une voix légèrement plus faible en scrutant le rideau d'étoile.

Je rajoutais à demi-mot :  « - - Tue-moi et tes problèmes seront envolés, brise-moi comme tu viens de le faire pour achever ta colère. Oublie-moi parce que je ne suis que fléau dans ta vie Cami. Ne le vois-tu pas ? » rétorquais-je de plus en plus fort et finissant par reprendre le contrôle avec une voix sévère.          

▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson

© TITANIA





Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Lun 25 Déc - 20:01, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Humain
Messages : 107

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Lun 13 Nov - 14:57
La mort est ton réconfort
Le regard vide, elle fixait la verdure extérieure. Elle te connaissait assez pour savoir que tu allais forcément te relever de cet affront avec deux possibilités : prendre la décision de quitter sa maison et de retourner chez toi après t'être rendu compte que tu avais dépassé les bornes ou bien continuer ton entêtement à la faire souffrir et revenir à la charge avec tes paroles cinglantes et ta violence incontrôlée.

Elle repensait à la scène à laquelle elle vous avait tous les deux fait assister dans comprendre ce qu'il venait de se passer. Cette entité à laquelle elle avait déjà été confrontée il y a quelques jours dans la forêt avait encore frappé et si Cami n'avait pas réussi à garder son sang froid et à reprendre ses esprits elle se serait sûrement laissée submerger par toute cette colère que tu avais fait naître en elle et elle aurait peut-être pu arriver au point de non retour en te tuant d'un simple geste. Et si elle n'avait pas pris conscience de cela elle s'en serait voulue toute sa vie. Voulue de s'être laissée submerger et d'avoir agit par impulsion ni plus ni moins mais surtout voulue d'avoir agit de la sorte sur la seule personne qui, au delà de sa violence inopinée, avait toujours été là.

Elle soupire quand elle t'entend arriver derrière elle, le pas lent et déséquilibré elle culpabilisait presque de s'en être pris à toi. Mais c'était nécessaire, tu avais pu voir l'envers du décor. De ce fait tu comprenais maintenant ce que cela faisait de se sentir faible, à la merci de son assaillant, avoir la peur au ventre d'être blessé et de ne jamais s'en remettre. C'est une peur constante que Cami ressentait. Avant de devenir vampire c'est quelque chose qui lui arrivait, d'avoir peur. Une fois transformée elle avait une force bien plus supérieure et se sentait forte, bien que l'acceptation de sa nouvelle nature ait été difficile. C'est en redevenant pleinement humaine que sa peur se décupla. Elle avait perdu la force qu'elle avait emmagasiné dans le passé et se sentais atrocement faible aujourd'hui. Il fallait dire que tes frasques ne l'aidaient pas vraiment à s'élever.
Elle avait ressenti cette force pour la dernière fois il y a de cela cinq minutes, en prenant le dessus sur toi pour la première fois de sa vie. Et malgré tout elle était satisfaite que tu aies compris ce qu'étais en position de faiblesse.

Elle tourne son regard vers le tien en séchant ses larmes et voir les tiennes couler le long de tes joues lui serre un peu plus le cœur. Mais une fois de plus tes paroles la font sortir de ses gonds. Et si elle se retenait jusque là, elle perdait son sang froid à nouveau. Sa main s'élève et vient violemment s'appuyer sur ta joue à l'entente du mot « traînée ». Elle entendait bien évidement tes paroles concernant l'amour que tu lui portais et c'était peut-être les entendre au même titre que tes insultes qui l'énervait davantage.

« Comment tu peux prétendre aimer quelqu'un et ensuite essayer de le tuer ? Ou de l'insulter ? Je ne suis pas Elijah ou Rebekah moi, Klaus. Tu ne peux pas me mettre dans une boite et me traîner partout avec toi par désir que je n'appartienne qu'à toi. Je n'appartiens à personne et si tu n'arrives pas à le comprendre je ne peux rien y faire. Comment veux-tu que je crois à tes paroles quand tu as essayé de me tuer il y a dix minutes ? »

Elle eût l'envie de te donner une seconde gifle lorsque tu la traites de monstre mais elle n'en fait rien et se contente de serrer les points très fort.

« Si je me suis battue pour toi c'est pour te prouver par A plus B que le monde n'est pas uniquement mauvais, que tout le monde ne cherche pas toujours à écraser son prochain. Mais tu sembles en être toi-même un très mauvais exemple. »


Tes dernières paroles lui décrochent un long soupire, exaspérée de ton comportement et de tes paroles. Te tuer... c'était tellement absurde qu'elle en riait presque. Elle hausse les épaules et te regarde à nouveau.

« Mais pourquoi je voudrais te tuer, Klaus ? Sérieusement est-ce que tu penses vraiment ce que tu dis là ? Je ne vais pas te tuer, je ne ferai jamais ça. On ne résout pas ses problèmes en tuant les gens, après mille ans il serait peut-être temps que tu le comprennes tu ne crois pas ? Te tuer n'arrangera jamais mes problèmes. Et si toi tu me tuais ça n'arrangerait pas non plus les tiens. Même si tu sembles trop borné pour penser le contraire. Les problèmes s'arrangent lorsqu'on en a la volonté. Parler comme tu es en train de le faire prouve à quel point tu vas à la facilité. Tu n'es un fléau dans ma vie que parce que tu te convainc de ça et que tu agis en conséquence. Si tu réfléchissais deux petites minutes et que tu regardais plus loin que le bout de ton nez tu verrais Ô combien tu as faux sur toute la ligne. »
 

Codage par Libella sur Graphiorum


       

   
« I'm the wall beetween your reality and mine. »
I'm touched, I'm touching and sensitive. People destroy me and people soothe me. I'm the one that I want you to see.
I have feelings. I'm not a robot. I'm in the shadow and the light. I'm Cami and me too, I'm human. © .bizzle


Dernière édition par Cami O'Connell le Sam 9 Déc - 16:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Originel
Messages : 297

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Jeu 16 Nov - 23:05



« - La mort est ton réconfort »


Le bonheur me faisait peur à un point que je le repoussais sans avoir vraiment succombé à son aura. Impalpable, discontinu, il demeurait sauvage à éclater dans mon propre néant. Je n'y croyais absolument pas, il n'était qu'éphémère, cruellement sadique parce qu'il pouvait s'échapper en un claquement de doigts sans qu'on aperçoive ses bénéfices. Je n'avais aucun souvenir réel du pur bonheur, même étant humain rythmé par la poésie et l'art, et même Aurora ne pouvait me rappeler un souvenir fragile. Sachant les actes néfastes envers ma personne, envers Cami, elle avait perdu tout son intérêt pour moi. Elle n'était qu'une folasse rousse mesquine, prônant sa fascination pour un homme qui n'existait plus et brumait son âme d'une jalousie maladive. Si d'aventures, je quittais terre pour y apercevoir toutes les beautés du monde, je serais sûrement détruit. Je préférais éteindre le monde avec mes agissements que, de me laisser submerger par toutes ses futilités grotesques. Pourtant, Cami était le parfait exemple de l'émerveillement, elle apportait un regain de fraîcheur dans le rideau sombre de mon âme. Alors pourquoi agir de la sorte ? Pourquoi ? J'avais compris avec une certaine logique le pouvoir de sa gifle qui venait à claquer fortement ma joue. Elle agissait comme un électrochoc et le voile flouté s’estompa peu à peu pour laisser place à la lumière. Néanmoins, elle n'avait pas compris le sens de mes actes, elle n'avait pas compris que l'amour me pourrissait de l'intérieur, car je n'arrivais pas, justement, à le contrôler. La flamme étincelante, depuis son retour à la vie, ne cessait de réchauffer mon cœur froid, et d’enchaîner toutes ses maladresses parce que, je ne savais pas comment montrer mes ressentis. Trop faible à vouloir les repousser que cela me faisait un mal de chien derrière ce masque au caractère grossier. L'enfermer dans une boite n'était pas une solution, car je n'avais pas le même rapport entre ma famille et elle, parce que tout simplement, je ne supporterais pas de voir son humanité s'éteindre pour le vol de sa vie incertain. Ma famille était immortelle, pas elle, tout simplement, je ne prendrais pas ce risque bien que, en y repensant, l'idée n'était pas mauvaise en soi.

Je n'osais plus affronter son regard tellement, l'absurdité avait prit possession de mon être, j'avais, pourtant, dévoilé un échantillon de mes sentiments, mais il semblait encore que la maladresse eût pris le dessus comme d'habitude. Je baissais la tête, honteux d'avoir provoqué Cami dans un état de demi-mesure, moi qui pensais que c'était la bonne voie à poursuivre dans mon but incessant de l'exclure pour toujours, je m'étais trompé sur toute la ligne, encore une fois. Elle gardait une certaine foie dans l'espoir que j'ouvre enfin les yeux sur l'homme en devenir, voilà pourquoi elle était mon équilibre, elle respirait la confiance que j'avais besoin malgré mes apparences. Je relevais doucement le visage quand sa plaidoirie « Tuer c'est faible et mal », tuer était le meilleur moyen de résoudre ses problèmes, enfin, moi, je divaguais à ce feeling. On ne pouvait être d'accord, mais l'un ou l'autre permettait d'avoir une vision différence de celle proscrite dans notre esprit. Sauf, là-dessus, je resterais catégorique. Elle avait tord. Petit à petit, je me calmais intérieurement, laissant mon impulsivité s'effacer dans un tourbillon vacillant.

À plusieurs reprises, j'avais baissé la tête, j'avais même songé à me jeter par-dessus la balustrade préférant une mort rapide que le poids de ses mots à mon égard accélérant mon rythme cardiaque, mais il fallait que j'entende cette fichue réalité, et là était aussi mon combat. Personne n'avait osé me parler comme elle le faisait, et elle savait que je ne lui ferais absolument rien dans le fond même si elle exclamait le contraire. Elle me tuait avec sa présence, et je l'appréciais pour cela. Pendant un très long moment, je n'avais sorti aucun mot, aucun rechignement, aucun geste même lorsqu'elle me gifla de sa main glaciale. Je venais alors poser mes deux mains sur le rebord du balconnet pour observer le vide qui reflétait mon état actuel.
Attiré par cette vision, tiraillé entre deux mondes, je déglutissais plusieurs fois avant de prendre la parole. Je tournais la tête vers son visage et fixais ses yeux : « - Je m'excuse pour tout cela Cami. Ton retour a été un véritable tourbillon d'émotion dont je n'ai pas appris à canaliser. Mon but n'était pas de te tuer, mais de te pousser à bout pour rompre tout contact avec moi définitivement, car je suis incapable de le faire moi-même. ».

Je pivotais la tête pour fixer le ciel nuageux en poussant un soupir de mécontentement contre moi : « - J'ai demeuré égoïste en ne pensant qu'à moi et je n'aimerais pas que cette conversation tourne autour de mes démons parce que tu vaux bien mieux que cela. Tu vaux mieux que t'entendre un psychopathe se plaindre de sa vie misérable, ton retour n'est pas dans cette optique-là. » disais-je avec un léger sourire.

J'élargissais mon sourire : « - Ta présence a été longuement souhaité que j'ai oublié le plus important : Toi. C'est ironique n'est-ce pas ? » disais-je en roulant des yeux. Je serrais la barre du balcon :  « - Crois-tu vraiment que je suis fier de toutes ces mascarades à ton égard ? Crois-tu vraiment que je ne sais pas la valeur que tu as pour moi Cami ? Quand je te dis que je suis encore amoureux de toi, et quand mes gestes traduisent ton futur meurtre, ce n'est que pour couvrir réellement mes sentiments. Je n'ai jamais été doué avec ca et tu le sais bien. J'ai juste peur de te perdre encore une fois. Alors oui, la brutalité ainsi que la provocation ne sont qu'une facette pour mieux me délier de toi parce que tu pourrais me rendre meilleur et ce mot-là, aussi, me fait peur. » rétorquais-je avec une once de sincérité.

Je rajoutais précipitamment en me tournant vers elle « - Alors, s'il te plaît, restes à mes côtés et ne me sert pas que de guide, serre-moi déjà dans tes bras pour réconforter mon cœur fragile face à ton visage d'ange.. » disais à demi-mot, poussée par une timidité dont je faisais preuve que rarement.

▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson

© TITANIA





Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Lun 25 Déc - 20:02, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Humain
Messages : 107

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Ven 17 Nov - 1:32
La mort est ton réconfort
Comment pouvait il animer en elle une colère si forte et la seconde d'après faire naître en elle une sagesse qui la surprenait ? C'était surprenant de voir la vitesse avec laquelle ses émotions vacillaient du positif au négatif de par ta simple présence dans la pièce et les paroles que tu choisissais. Tu avais tendance à entraîner les gens qui te sont chers dans ta chute, et bien des fois tu l'avais entraînée elle et toutes les barrières qu'elle tentait vainement de mettre entre vous. L'homme torturé face à la femme paumée. Cela aurait pu être un bon sujet de psychanalyse si elle n'en avait pas été le sujet principal. Elle avait mille et une raison de t'en vouloir pour tes actes et tes paroles. Cependant tu étais la seule personne en qui elle voyait encore un brin de lumière, ce petit quelque chose qui faisait du monstre un homme à part entière. Et elle avait bien conscience qu'à plusieurs reprises il aurait été plus facile pour elle de te détester de tout son être pour ne plus avoir à supporter des sautes d'humeur auxquelles elle s'était finalement faite.

Elle voyait dans ton regard qui fuyait le sien, un soupçon de culpabilité. Sans trop savoir au début pour lequel de tes actes ou lesquelles de tes paroles tu ressentais ce sentiment mais elle ne pouvait s'empêcher d'en être un peu satisfaite. Avais-tu donc enfin compris la finalité de tout cela ? Ou était-ce une fois de plus une de tes manières sournoise se l'attendrir pour mieux la blesser ? Elle avouait ne plus savoir sur quelle pied danser, si bien que chacune de vos entrevues ressemblait à une balade géante sur des chardons braisés.

Lorsque tu te positionnes tes mains sur le balconnet elle se positionne dans le sens inverse au tien, le bas du dos appuyé contre la balustrade et le buste face à la devanture de sa demeure, les bras croisés contre la poitrine et l'air songeur. Jamais, à aucun moment elle ne tourne la tête vers toi. Laissant planer un silence qui, même pour elle, devenait de plus en plus lourd. C'est quand tu ouvres la bouche pour prononcer ces excuses qu'elle n'attendait pas qu'elle tourne alors le visage rapidement vers toi, presque surprise de t'entendre t'excuser de tout ceci. Elle ne prend pour autant pas la parole. Te laissant continuer de parler. Elle ne savait même plus quoi dire face à tout cela. Et l'émotion qui la traversait était bien plus grande que ce qu'elle ne te laissait voir. Elle se sentait peu à peu redevenir faible, elle ne savait pas si c'était l'effet de l'entité qui disparaissait peu à peu ou bien si c'était les paroles que tu employais qui lui faisait sentir ce sentiment de fébrilité. Elle détourne le regard qu'elle baisse sur ses pieds avec lesquels elle joue comme une gamine qui ne fait plus où se mettre, plaçant ses mains sur la rambarde derrière elle.
Elle fut prise d'un léger hoquet de surprise lorsque tu parles de tes sentiments et de ce que tu ressentais vraiment, relevant la tête pour fixer son reflet dans la fenêtre qui se trouvait devant elle. Elle finit par prendre la parole, en évitant toujours ton regard, c'est elle qu'elle fixe, elle et son incapacité notoire à montrer ce qu'elle ressent. C'est un dont qu'elle avait perdu en revenant la vie, ou bien c'est qu'elle-même se convainquait qu'elle ne montrait rien et que la réalité était tout autre. Elle inspire et finit par prendre enfin la parole, d'une petite voix.

« Tu restes contradictoire. Tu ne veut pas me perdre et pourtant tu fais tout dans ce sens là... Qu'est-ce que je suis censée comprendre dans tout ça ? Que tu m'aimes moi ou que tu aimes simplement l'idée d'avoir quelque chose que tu cherches toi-même à fuir ? Je sais que tu n'as jamais été doué avec les sentiments et l'acceptation de tout ça. Je n'ai jamais cru que tu étais fier de tout ce que tu fais. J'ai toujours pensé que tu en souffrais peut-être bien plus que moi. Parce que tu t'infliges tout seul une torture mental que je ne comprends pas. »

Elle hausse les épaules et mord sa lèvre inférieure avant de poursuivre, de sa voix toujours aussi faible.

« Si tu as conscience que je suis capable de te rendre meilleur alors c'est que tu as déjà fait du chemin seul vers cette facette de toi qui te fais peur, en prenant conscience de ça alors ça prouve que quelque part tu n'es pas si mauvais que ça. »

Elle tourne lentement son visage vers le tien et ravale sa salive qui se voulait presque douloureuse.

« Je ne suis jamais partie, même quand j'étais morte je veillais sur toi, j'ai toujours été là et il n'a jamais été question que je reparte à nouveau. C'est toi qui t'es persuadé que c'était la meilleure chose à faire jusqu'à me mettre le doute à moi. »


Elle lâche la rembarre qu'elle maltraite et se tourne complètement vers toi. À tes dernière paroles ses yeux viennent détailler les tiens et elle t'offre un sourire sincère, le plus sincère qui lui ait été donné de faire depuis son retour. Elle ne rétorque pas à ta demande, elle laisse un instant de blanc et finit par entourer son cou de ses bras venant te serrer contre elle. Tu venais une fois de plus d'avoir raison de ses barrières.  

Codage par Libella sur Graphiorum


       

   
« I'm the wall beetween your reality and mine. »
I'm touched, I'm touching and sensitive. People destroy me and people soothe me. I'm the one that I want you to see.
I have feelings. I'm not a robot. I'm in the shadow and the light. I'm Cami and me too, I'm human. © .bizzle


Dernière édition par Cami O'Connell le Sam 9 Déc - 16:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Originel
Messages : 297

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mer 22 Nov - 1:00




« - La mort est ton réconfort »


Songe ou réalité ? Décontenancé par la perte de mon contrôle, je réfléchissais si je ne cauchemardais pas. Je n'aurais pas eu autant d'émotions, autant de mises à nues dans une conversation réelle. L'aveu d'une faiblesse pourrait amener à ce qu'on l'utilise à bon escient contre moi, ce n'était pas à négliger. Je me fourvoyais alors ? Peut-être que, si je sautais par la rambarde, le choc me réanimera dans ma véritable dimension. Observant à mon réveil, Freya criant une incantation de localisation qui semblait avoir échoué ainsi que le sourire de Hope réchauffant un visage impassible. Mais le doute persistait à démordre d'une autre alternative, celle-ci provoquant d'ailleurs, des maux de tête incessants. La convoitise d'un fief, pouvait montrer un sentiment de lassitude, une fois, le but suffisamment approcher pour être victorieux comme par exemple la Nouvelle-Orléans. J'avais poursuivi mon instinct jusqu'à Blacktwon pour recommencer une nouvelle vie sans avoir le poids des bagages souillés par des années d'hypocrisie écoulées. De plus, j'avais perdu tellement de choses ces derniers temps que je me refusais de perdre autre chose, alors je devais garder ce masque d'homme insensible pour survivre.

L'attachement apportait son lot de souffrances, et la vie éternelle n'avait de place pour ce sentiment, car tôt ou tard, il se brisera. Alors pourquoi se causer de la souffrance ? Si ce n'était que les résultats estimés étaient souvent à l'opposé, et que je souffrais dans les deux cas. Elle possédait différents degrés d'intensité qui provoquèrent la même sensation : la peur de soi-même. Je ne voulais pas croire à ce monde qui renaîtrait grâce aux paroles d'une psychologue, car elle était la seule dont je me laissais bercé - dressé serait plus adéquate - par ses raisonnements. Et pourtant, je voulais croire à l'espoir qu'elle me portait, et l'homme au masque flegmatique s'abonnait à ses émotions peu à peu, tel un misérable. Tiraillé entre deux argumentations, je me replongeais rapidement sur le visage de Cami pour écouter la mélodie de sa voix. Contradictoire ? A vrai dire, je n'arrivais plus à me comprendre depuis mon arrivée ici, je perdais le contrôle et je me plaisais dans cette position. Alors on était deux à ne pas comprendre, parfois cela ne s'expliquait pas. Comment pouvait-elle douter de mes paroles à son écart ? Bon, la maladresse de mon comportement démontrait le contraire, mais jamais je ne l'aurais tué ou contraindre. Voilà pourquoi dévoiler ce genre de sentiment était nuisible à soi, néanmoins, la fin de ses propos la concernant, était agréable à entendre. Quoi que, toujours ce fichu mot  « doute  ».

Et là, le silence s'abattait sur l'horizon, j'avais l'impression d'avoir créé un malaise, je détestais cette sensation. De plus, je ne savais pas quoi faire si ce n'était que de me réveiller. Brusquement, je sentais son corps m'enlacer dans une accolade enfin tant attendue, car elle dégageait toutes onces de doutes. Mon monde, c'était avec elle. Ma folie n'importera pas mon âme dans ce plan macabre, pas cette fois. La sérénité avait gagné mon esprit à son contact, alors mes mains entrelacèrent la silhouette de Cami. Plus aucun questionnant simplement profiter du moment présent. Fermant les yeux, je respirais l'odeur de son parfum sucré, il n'y avait pas de doute maintenant, c'était bien elle. Rare et court, le contact si explosif pouvait jouer des tours malsains, je rompais alors cette forte proximité légèrement en roulant des yeux :

« - Peu importe, il n'y a rien à comprendre Cami. Crois ce que tu veux, je crois que j'en ai assez dis et puis la torture mentale, on s'y habitue n'est-ce pas ? » rétorquais-je avec un regard accusateur.  

J'approchais un peu mon visage et dessinais un rictus au coin de mes lèvres :

« - Mauvais ? En quoi peux-tu définir les actes bénéfiques ou néfastes Cami si toi-même, tu trouves satisfaction ? Il n'y a rien de bon, rien de mauvais, tout est une question d'équilibre » soufflais-je doucement.      

Puis, je contournais Cami pour rejoindre l'intérieur en prenant soin d'ancré son visage parfaitement dans mon esprit et enchaînais :

« - Premièrement, ne parles pas de ta mort. Deuxièmement, je pensais que c'était la meilleure chose à faire, mais j'avoue que le résultat n'est pas concluant. Alors essayons à ta manière, j'ai une confiance aveugle en toi, tu pourrais me briseras le cœur ... » disais-je dans un sourire facilement imaginable  et reprenais d'une voix calme : « - je prends le risque de la vision d'un monde ne se voulant pas qu'horrible et ouvrant la possibilité d'un monde meilleur. Je peux toujours essayer de faire des efforts, j'ai rien à perdre. » en observant le capharnaüm crée.

Je croisais les bras et la voix crachant la mauvaise foi volontairement : « - C'est parti pour le rangement ! Je ne ramasse pas tout seul, c'est ma seule condition, à prendre ou à laisser. » finissant par un ricanement étouffé, toujours dos à la ravissante blonde.

Je souhaitais ne plus converser de la situation actuelle, imposant une lourde atmosphère dite « sentimentale » où je ne répondrais encore plus de rien. Alors, il fallait vite changer de sujet.    


▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson

© TITANIA





Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Lun 25 Déc - 20:02, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Humain
Messages : 107

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mer 22 Nov - 23:57
La mort est ton réconfort
Un contact si inoffensif et naturel pour certains et pourtant si particulier et rare pour elle. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de proximité. Encore moins avec la personne qui avait essayé de la tuer dix minutes au paravent. Te détester était presque aussi compliqué que t'aimer et de l'un à l'autre tu la faisais valser. Perdue entre l'affection et l'envie de te frapper parfois tu la faisais littéralement dériver de la ligne de conduite qu'elle s'imposait à elle-même. Elle pouvait passer de la colère au sourire en passant par les larmes en deux temps trois mouvements... une femme enceinte n'avait donc rien à lui envier.

À fleur de peau, elle était à fleur de peau. Parler sans arrêt de son retour à la vie pour justifier ses états d'âme ne servirait à rien et puis elle n'était pas du genre à s’apitoyer sur son sort non plus. Mais il fallait bien admettre qu'au delà de tes petites crises existentielles qu'elle essayait au mieux de tempérer, elle avait ses propres crises à gérer mais elle tenter le moins possible pour t'éviter tout questionnement inutile et toute inquiétude qui te tirerai vers le bas. En taisant son mal être personnel elle ne savait pas si c'était elle qu'elle tentait de protéger, ou toi.

Elle se recule lentement, brisant à son tour la proximité qui s'était instaurée entre vous. Dans un geste fluide elle laisse retomber ses bras le long de son corps avant qu'une de ses mains ne remonte pour replacer une mèche rebelle de ses cheveux derrière son oreille. Elle t'écoute alors et finit par hausser les épaules avant de prendre la parole.

« Entre le bon et le mauvais la frontière est mince, Klaus. Ce qui te sembles bon pour toi ne l'est pas forcément pour les autres. Et à partir du moment où tu ne prends pas en considération les autres, et par les autres j'entends les personnes pour qui tu te bas constamment, alors tu seras toujours dans le faux et tu prendras constamment le risque de perdre les gens que tu aimes. Ils ne sont déjà pas très nombreux... »

Elle inspire longuement et te fixe, mordant nerveusement sa lèvre inférieure lorsque tu lui dit de ne pas parler de sa mort. Ne pas en parler était facile, oublier l'était un peu moins. Elle était revenue à la vie et tu n'acceptais toujours pas sa mort. Elle bat des cils et te fixe en croisant ses bras sur sa poitrine.

« Ne plus parler de ma mort je peux le faire. Mais, Klaus, tu sais comme moi que c'est quelque chose qui fait parti de moi, de toi aussi. On ne pourra pas l'enlever. Et ne pas accepter ça ne t'aidera pas à avancer. Il faut que tu acceptes ce fait là et que tu en fasses le deuil. Je suis vivante aujourd'hui. Je ne suis pas une hallucination, tu l'as senti quand je t'ai pris dans mes bras. Je suis là. Et je ne vais pas repartir dans la seconde. Alors si tu ne veux plus qu'on en parler, on n'en parlera parleras plus... Mais n'essaie pas de nier ce fait. »
elle marque un temps d'arrêt avant de reprendre la parole et de poursuivre. « Je suis fière d'entendre que tu vas essayer de voir les choses un peu à ma manière ! Te briser le cœur n'a jamais été mon but et il ne le sera jamais. Tu es tout seul à voir le mal partout et à t'imaginer le pire tout de suite. »

Un sourire qui se veut rassurant dessine les courbes de ses lèvres et elle passe sa langue sur ses lèvres pour les humidifiées après que ses paroles les aient asséchée. Son sourire finit par s'agrandir, laissant voir sa dentition.
Un léger rire lui échappe lorsque tu parles de ménage et en entrant dans sa maison elle te dépasse mais s'arrête net, se retournant brusquement, son sourire avait déserté ses traits et ses mains viennent se poser d'un air grave.

« Bordel, la voisine... »

Elle avait complètement oublié la voisine que tu avais tué plus tôt. Exemple type des paroles que j'énonçais plus haut : tu la faisais sortir de la ligne de conduite qu'elle s'imposait. Et le plus triste c'est qu'elle n'arrivait plus à t'en vouloir de cet acte atroce. Elle ne comprenait elle-même pas comment une chose pareil était possible. Ses mains glissent le long de son visage pour le recouvrir comme si elle avait honte d'avoir oublié ce détail crucial.

Codage par Libella sur Graphiorum


       

   
« I'm the wall beetween your reality and mine. »
I'm touched, I'm touching and sensitive. People destroy me and people soothe me. I'm the one that I want you to see.
I have feelings. I'm not a robot. I'm in the shadow and the light. I'm Cami and me too, I'm human. © .bizzle


Dernière édition par Cami O'Connell le Sam 9 Déc - 16:05, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Originel
Messages : 297

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Sam 25 Nov - 19:52




« - La mort est ton réconfort »


Peu à peu l'atmosphère devenait plus douce, moins prétentieuse de la situation antérieure. Quelque chose avait changé, quelque chose qui dépassait les lois de la physique ainsi mes pouvoirs avaient retrouvé leur corps initial et pourtant, j'étais démuni, une nouvelle fois. Non, je n'allais pas crier vengeance pour les actions de Cami, et certainement pas lui prouver que la bête était de retour. Là était mon erreur depuis le début, avoir cru à cette logique burlesque. Je vivais très bien dans un monde d'illusions réconfortantes, et je pouvais alors me permettre d’être déçu par des fausses réalités ou de les utiliser pour cacher mes véritables intentions. Mais le poids des mots et des actes aspergés par l'idéologie de l'équilibre créèrent en moi, l’absence de toute rébellion. Pourtant, à Blacktown, les échanges verbaux et physiques n'étaient plus en notre propre contrôle pour peaufiner sa route d'énigmes. A deux reprises, j'avais vécu les tours malsains de cette entité avec la présence de Cami, deux tours suffisaient pour rompre totalement le sommeil. Il fallait agir. Des nuits entières à me terrer comme un sauvage au fond de la cave, à tenter de comprendre les situations, à émettre des hypothèses. Je concluais alors rapidement, que je serais le seul investigateur de ce plan machiavélique envers cette ville néfaste. Mais attention à ne pas trop élaborer le plan, il aura toujours un point faible. Et il y aura toujours quelqu'un pour l'exploiter afin de réduire à néant le plan et son exécutant. Alors, personne ne participera à ce combat qui s'offrait à moi, préférant aussi, me concentrer sur quelque chose de palpable pour éviter de flancher. Et ainsi perdurer cette flagrante impression de n'avoir confiance en personne. Mais derrière ce stratagème voilé se cachait aussi le pouvoir de sauver les miens avant qu'une atmosphère chaotique parvienne aux portes de la Nouvelle-Orléans. Peu importe le prix de la vie, peu importe les choses que je cautionnerais puisque j'estimais faire le bon choix pour eux, avec du recul. Et comme soulignait Cami, les choix ne pouvaient être appuyés par certaines personnes, ne voyant pas les avantages, mais toujours les inconvénients. Le passage Dahlia n'était qu'un euphémisme, qu'un simple entraînement.  

Balayant d'un regard vide la pièce, je perdais mon sourire en sortant de ma réflexion profonde. Je rechignais alors des mots incompréhensibles en premier lieu. Quel serait l’intérêt de converser sur sa mort douloureuse ? Le but ne serait qu'ouvrir des blessures béantes, et il était hors de question que je me laisse submerger par cet acte mémorable. Je serais fermement les poings et crispa l'intégralité de mon corps, quand les souvenirs empiétaient encore mon esprit. Et dans un murmure audible, je répondais à la suite de sa phrase divinement lâchée dans son discours :  « Tu es tout seul à voir le mal partout et à t'imaginer le pire tout de suite. », une parole enflammée traduisant un mal-être omniprésent :« - Tais-toi veux tu ? ». Évidemment, ma paranoïa amplifiait dans cette ville flegmatique et mon instinct me poussait à ne faire confiance qu'à soi-même et ne pas brusquer la vie d'autrui. Enfin, je pouvais très bien malmener la vie des autres, mais pas de mon cercle restreint d'alliés. J'avais besoin d'eux, d'elle, inconsciemment pour vaincre la source et délivrer un monde meilleur à Hope. J’espérais néanmoins, avoir semé le doute de mes intentions à son égard et que sa confiance puisse s'effacer petit à petit pour la voir se délier de moi. J'agissais seulement par protection dans mes actes maladroits, peut-être que cela l'incitera à partir dans un moment futur. Si elle croyait que j'allais pleinement l'écouter, je n'allais pas arrêter là avec la bête monstrueuse, certainement pas. Je détaillais secrètement sa silhouette quand elle me dépassa avec conviction, et approuvais qu'elle était faite pour moi. Non pas parce qu'elle était une ravissante jeune femme à la silhouette élancée, mais pour ton tempérament bien trempé. Son éclat de rire caressait avec douceur l'épine de mon cœur et pendant un instant, j'avais l'impression que nous étions dans une conversation raisonnable, que tout cela n'était qu'un tissu de mensonges. Pourtant, le cadavre de la voisine démontrait le contraire ainsi que l'attitude de Cami dégorgeant de dégoût.

Je m'approchais de Cami pour lui retirer doucement les mains cachant une partie de son visage et offrais un sourire rassurant :

« - Je m'occupe de ta voisine, mais je doute que tu sois d'accord avec les moyens employés, parce que je ne vois pas d'autre solution que de découper les parties de son corps avec un couteau de cuisine ou peut-être de brûler son corps avec un chalumeau ? »

Je tenais toujours ses mains sans exercer de pression et occupais son champ de vision pour éviter, une seconde fois, de voir son visage amer :

« - Parfois, il est préférable de s'écouter et de savoir prendre les risques nécessaires obstruant tous les raisonnements extérieurs. L'important n'est pas la vision des autres, mais la finalité du but recherché Cami, peu importe la manière. Et puis, si je demeure incompris, je n'aurais qu'à me noyer dans tes yeux pour retrouver la surface non ? » disais-je avec une mimique charmante.

Le sourire crispé, à présent, sur les lèvres, cachant le mal à parler de sa mort :

« - Nul besoin de retourner dans le passé et comme tu le soulignes, tu es vivante maintenant. N'est-ce pas l'essentiel ? Je sais que, maintenant, j'ai la force. Point barre, fin de conversation » en déglutissant à plusieurs reprises et lâchant ses mains. Je rajoutais en approchant mon visage du sien :  « - Ta phase hybride vient de prouver tout l’intérêt d'une personne raisonnée et démonte totalement mes actions. Merci de m'avoir ouvert les yeux, je tacherais de faire autant avec toi Cami. »  

Je claquais ma langue sur le palet et tapais dans mes mains pour montrer une impatience :

« - Alors ce couteau ? Ou une hache ? Même une casserole pourrait faire l'affaire. »
 

▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson


© TITANIA






Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Lun 25 Déc - 20:02, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Humain
Messages : 107

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mar 5 Déc - 17:08
La mort est ton réconfort
On dit de la vie qu'elle est parsemée d'épines plus que de fleurs, qu'elle n'est que langoureuse. Triste quand on est seul, bien plus agréable lorsqu'on est deux. La vie est un torrent courant vers un abîme, un flambeau toujours près à s'éteindre. Et c'était vrai. Cami l'avait bien vu en y laissant sa vie deux fois. La première fois elle n'était pas totalement morte, mais devenir vampire était équivalant à laisser mourir une partie d'elle, et la seconde fois elle était partie bêtement. Elle savait donc mieux que personne à quel point la vie est précieuse et à quel point elle représente un bijoux qu'il ne faut pas briser. Elle trouvait cela dommage de voir des personnes comme toi gâcher le bien le plus précieux qu'on possède juste parce qu'on est immortel. Tout le monde a des faiblesses et personne ne fera parti de ce monde indéfiniment. Le corps de sa voisine jonchant le sol prouvait bien qu'il suffit d'être au mauvais endroit, au mauvais moment pour y laisser sa vie.

Elle était quelque part toujours en colère contre toi pour avoir ôté la vie d'une jeune femme aussi facilement avec aussi peu de regrets, tu étais habitué à ce genre de pratique et c'était quelque chose qui rythmait ton quotidien, mais le comprendre ne veut pas dire l'accepter. Et elle ne l'acceptait pas vraiment. Cependant tu arrivais tout de même à retourner la situation à ton avantage, avec tes paroles biens trouvées, tes regards et même tes gestes.

Elle sent tes mains froides saisir les siennes pour dégager son visage et elle te fixe un instant avant de soupirer en détournant le regard.

« Tu étais vraiment obligé de me dire ce que tu vas faire à cette pauvre femme ? Je pense que j'aurais pu m'en passer. »


Elle dodeline la tête avant de pincer ses lèvres l'une contre l'autre puis elle écoute attentivement la suite de tes paroles en battement lentement des cils.

« C'est un discours de borné ça, Klaus. Tu serais le premier à crier au scandale si un de tes frères et sœurs faisait quelque chose d’insensé sans t'en avoir parler avant. Que tu veuilles protéger ta famille c'est un fait et c'est remarquable. Mais ça ne te donnera jamais le droit de faire n'importe quoi parce que toi tu te persuades que c'est la bonne solution. Une famille ça sert à ça : s'entraider. Et des solutions tous ensemble il y en aura toujours. Garde bien ça à l'esprit. »

Elle sourit d'une courbe peu convaincue en coin à tes dernière paroles et hausse à nouveau les épaules en fermant les paupières qu'elle bat rapidement puis elle les rouvrent. Elle sentait ton souffle sur son visage quand tu rapprochais le tien.

« Une personne raisonnée, c'est un terme un peu exagéré quand on parle de moi. »

Elle se tourne alors dans la direction de sa voisine qu'elle fixe un instant, le visage grimaçant face à cette image et cette odeur putride. Elle place ses mains dans les poche arrières de son jean et s'apprête à parler quand ta requête la coupe en plein élan. Elle se tourne vers toi et lève les yeux au ciel, se parlant à elle-même à voix haute.

« Il est complètement siphonné bon dieu... »

Elle ressort ses mains de ses poches et vient saisir tes épaules pour te pousser vers le cadavre.

« Tu te débrouilles comme tu veux mais il est hors de question que tu décou... que tu décap... bref que tu joue au médecin légiste avec ma voisine sous mon toit. Et il est bien évident que tu nettoieras le sang qu'il y a sur le sol si tu tiens à remettre un jour le pied chez moi. »


Elle te sourit mais était extrêmement sérieuse dans ses propos.

Codage par Libella sur Graphiorum


       

   
« I'm the wall beetween your reality and mine. »
I'm touched, I'm touching and sensitive. People destroy me and people soothe me. I'm the one that I want you to see.
I have feelings. I'm not a robot. I'm in the shadow and the light. I'm Cami and me too, I'm human. © .bizzle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Originel
Messages : 297

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Sam 9 Déc - 17:39




« - La mort est ton réconfort »


Instabilité de la raison. Comment avais-je osé, encore une fois, décevoir, la seule personne capable d'affaiblir mon âme de pierre ? Je demeurais l'architecte de ma propre destruction, se cachant d'une peur submergée par un passé chaotique. Néanmoins, j'excellais particulièrement dans ce domaine trouvant un certain réconfort ou une certaine férocité de se sentir vivant. Administrer une douleur à quelqu'un d'une extrême importance faisait resurgir mes sentiments enfouis capable de m'anéantir. J'avais besoin aussi de cela pour me retrouver un chemin périlleux parce que la facilité n'était rien. Alors oui, je prônais l’égoïsme, la désinvolture, l'arrogance, la brutalité pour me réveiller de mes doux songes. Je refusais catégoriquement d'être un homme acceptant ses faiblesses, parce qu'il n'y avait rien de pire que de les perdre définitivement. Le sang, maintenant, défraîchi du cadavre remontait au fond de ma gorge pour conclure à une mauvaise mascarade. Moi qui voulais montrer à Cami à quel point, je devenais hystérique de sa présence, je m'étais trompé dans mes manières de procéder. Il fallait que je cherche une autre échappatoire, il fallait que j'arrive à me secouer et à parler clairement. Pourtant, quelques minutes auparavant, j'avais su poser mes mots sur mes ressentis, mais il me manquait la délicatesse pertinente dans mes paroles. Je me frustrais tout seul, à agir de la sorte, à penser toujours au pire et à ne pas vivre l'instant présent, alors oui, j'envoyais tout valser sans rechigner à haute fois, mes tourments. Souvent, je cherchais ma destinée, et je me noyais dans un tourbillon sanglant emportant ma famille, elle, pour un triste sort, car c'était toujours ce que j'avais vécu. Blacktwon empirait cet état d'esprit, et pourtant, les liens étaient, intimement, soudés comme jamais. Je ne laisserais personne s'approcher d'eux, personne ne mettre leur vie en péril à part moi.

Le feu qui jaillissait au fond de ma poitrine suite à ses regards, ses mots ne cessèrent d'étrangler ma poitrine comme la fin d'un jugement, condamné à mourir. Néanmoins, je serrais la mâchoire quand l'éloge de la famille se fit entendre, elle ne me comprendrait pas. Elle ne comprendrait pas mes agissements si je lui révélais mon but en venant ici. Peut-être que si je lui expliquais, non, cela ne servirait à rien. Il était préférable de garder une image d'un homme tortionnaire enfermant ses proies dans sa cave pour mettre fin à leur existence. C'était mieux ainsi, c'était mieux pour elle. J'étais, je suis, je serais un monstre, fin de l'histoire. Je fronçais les sourcils quand elle murmurait presque qu'elle ne demeurait pas une personne raisonnée, une étrange réaction me parcourait, comme ci son sentiment était important. Il l'était, et j'avais oublié cela suite à sa disparition, enfin oublier tout était relatif puisque je me forçais à absoudre pour ne pas souffrir encore plus. Elle avait tord, elle était dotée d'une rareté que bien des humains avait délaissé : l'humanité, elle-même. J'entrouvrais la bouche pour contredire ses quelques mots, mais ses mains poussant ma silhouette me firent un autre électro choc. Arrêtes de me toucher Cami ... Tu ne peux pas, je ne te donne pas l'autorisation. Je ne veux pas chuter. Je ne peux pas. Je..   disais-je dans mon esprit. Je secouais brièvement la tête pour enfiler mon masque de l'homme démuni de raison et lâchais un grognement qui sonnait la bestialité. J'observais la pièce avec minutie pour tenter de trouver quelque chose qui puisse recouvrir les membres de sa voisine pour un temps. Je parcourais alors la pièce en attrapant, un espèce de chiffon ou plutôt un semblant de rideau :  

Je jetais le drapé sans une once de dégoût, puisqu'un sourire carnassier peaufinait mon visage : « - Je demanderais à mes disciples, de t'apporter des nouveaux rideaux en soie parce que pour le moment, il est inutile de converser sur la mort brusque de ta voisine ». Je ne relevais pas le visage du cadavre et reprenais d'une voix grave en insistant sur mes mots : « - Je ne prendrais pas le risque de ne plus venir chez toi à cause de mes enfantillages. Alors j’exécuterais ton vœu. Satisfaite ? ».

Doucement, je redressais mon regard bleuté dans la direction de Cami vacillant celui-ci à cause de son sourire cassant - éblouissant - :

« - Je ne discuterais pas avec toi concernant le mot famille, toi qui a perdu la tienne dans des situations sanglantes. Que sais-tu vraiment ? Sujet clos. Le plus important est d'éradiquer cette menace qui fait de nous ses marionnettes. Nous avons été témoins de cette entité mystique, il faut agir Cami avant que le chaos ne gagne la noirceur de nos âmes. Je ne supporte pas perdre le contrôle de mes actes, alors on arrête les conversations moralisatrices et on se concentre sur ce sujet-là. » disais-je en taclant mes paroles.

J’avançais d'un pas lourd, prenant quelques bibelots dans mes mains pour me faire violence de ne pas la regarder plus. Intimidé comme un balai raide face à elle, j’enchaînais en souriant légèrement :

« - Néanmoins, tu sais que ce qui est important pour toi est important pour moi. Alors évite de dire des âneries à ton sujet. Tu n'es pas objective, tu ne te rends pas compte de l'impact que tu produis à ton entourage et c'est désolant. Tu te souviens de ce que je t'ai dit avant que.. que tu meurs ? Ne l'oublie pas.
» rétorquais-je avec une pointe d’amertume.


Je raclais plusieurs fois ma gorge et stoppais mes gestes pour cette fois-ci combattre son regard : « - Je suis désolé de t'avoir malmené pour ton retour, ce n'était pas mon but. Il y a des choses qui me dépassent Cami, mais je sais que je vais sortir de cette spirale avec toi à mes côtés ». J'arquais un sourcil tout en croisant les bras : « - Ne me touche plus, c'est pas un conseil, mais une menace. Oui, j'ose te menacer pour me préserver de toi. Bien, maintenant, parlons de choses sérieuses ».

Je commençais à faire ma marche de réflexion en faisant craquer le sol : « - J'ai été témoin d'autres manifestations de ce démon, pourtant les habitants semblent agir comme si rien ne se passait. Je me suis rendu à l'église et quelque chose se passe là-bas. Oppressant, impalpable, cela renifle le satanisme, je n'ai jamais eu un ressenti aussi intense concernant le mal qui nous entoure. Il faut que je trouve quelque chose pour ne pas voir cette chose traverser les frontières et rejoindre notre ville fétiche. Alors, je te demanderais, pour ton bien, de partir et de me laisser seul pour régler ce problème, mais il se pourrait que personne ne puisse sortir. J'ai essayé, je me suis fais littéralement couper le corps par du fil de fer invisible et je n'imagine pas voir ton corps en état de petits cubes de chaire. Donc la meilleure solution est que tu viens au manoir avec moi, pour que je puisse te protéger, toi et Hope. Je n'ai pas envie de perdre les êtres les plus importants pour moi, donc tu fais tes valises et tu pars avec moi. C'est une menace aussi. » partant dans un monologue sans fin tout en faisant les cent pas possédés par la nervosité.

               
▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson

© TITANIA





Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Lun 25 Déc - 20:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  
Revenir en haut Aller en bas
 
« - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 8Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Darkness Will Rise Again  :: Les rps finis & abandonnés.-
Sauter vers: