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 « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell

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Humain
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Ven 15 Déc - 23:29
La mort est ton réconfort
Il y a des fois où un simple sourire, une simple parole gentille, un simple frôlement peuvent raviver une flamme éteinte. Et parfois c'est lorsqu'on voit que c'est notre sourire, notre parole gentille, notre frôlement qui ravive ce sentiment qu'on prend conscience que nous ne sommes pas ce que nous prétendons.
Cami regardait le corps de sa voisine que tu venais de recouvrir comme on recouvre une vulgaire chose. Plus rien n'existait autour. Elle avait le regard fixé sur cette femme qu'elle n'avait pas connue et qu'elle ne connaîtrait jamais, entendant les pleures de son chien qui attendait que sa maîtresse revienne, ne sachant pas encore qu'elle ne reviendrait jamais. Comment pouvait-on ôter la vie de quelqu'un d'innocent et sourire ? Et comment Cami avait-elle pu, l'espace d'un instant faire abstraction de tout cela ?

Tout ce que l'amour peut faire, la raison le défait. Elle n'entendait plus que l'écho de ta voix qui raisonnait comme une douce mélodie qu'on ne veut plus entendre tant elle nous fait mal. Et c'est alors qu'un instant profond de réflexion s'éprit d'elle. Le regard posé sur le rideau qui servait de drap. Elle t'aimait. Mais à quel prix ? Et surtout de quelle manière ? Vous étiez dans une ère qui ne permettait pas aux gens de s'attacher, d'aimer et d’insuffler un soupçon d'espoir dans le regard du plus perplexe. Il était hors de question qu'elle soit cette personne. Elle te connaissait que trop bien pour ne pas avoir vu dans ton petit stratagème. Elle savait que tu étais capable de tout pour sauver les personnes qui te tiennent à cœur et tu avais des frères et sœurs, une fille, des gens qui eux, valaient le coup que tu ta battes. C'était des personnes qui étaient là depuis plus de mille ans et qui ne t'avaient jamais abandonnés, qu'en était-il d'elle ? Humaine et vouée à disparaître, encore.
Elle ne savait pas si sa décision était réellement celle qu'elle voulait mais elle savait qu'elle était la bonne. Elle n'écoutait même pas ce que tu étais en train de lui dire qu'elle relève la main pour t'éviter de poursuivre.

« Non, stop. Je ne peux pas. »

La main toujours redressée elle détourne enfin le regard du cadavre pour te regarder.

« Je suis désolée Klaus, mais je ne peux pas. »

Elle savait que ce qu'elle te disait n'était probablement pas très clair pour toi, du moins pas encore. Elle se tourne pour te faire face et marque un temps d'arrêt avant de poursuivre dans des explications qu'elle n'était pas sûre elle-même de comprendre.

« Tu ne m'aimes pas, Klaus. Tu ne veux pas être seul. Ou peut-être que, peut-être que je suis bien pour ton égo, que je te fais sentir un peu mieux dans ta vie, mais tu ne m'aimes pas. Car on n'essaie pas de détruire les gens qu'on aime. »

Elle faisait référence aux moments où tu avais tenté de la tuer pour ton propre intérêt et tes sentiments pas très clairs que tu n'arrivais pas à comprendre. Elle ravale sa salive et secoue la tête, gardant une image des plus détachée, distante de tout, de toi et d'elle-même. Elle inspire et poursuit.

« On n'a rien à faire ensemble, toi et moi. On se tire mutuellement vers la bas. Je ne suis pas faite pour toi et tu n'es pas fait pour moi. C'est tout c'est comme ça. La belle et la bête ça marche que chez Disney. Tu ne feras jamais de moi ta prisonnière et je ne ferai jamais de toi un homme meilleur. »

Elle baisse la tête sur ses pieds et hausse les épaules, riant nerveusement.

« Peut-être que c'est de ma faute en vérité. Peut-être que j'ai donné de l'espoir à une histoire dont je savais dès le début qu'elle ne commencerait jamais. »

Elle relève le regard vers le tien et ré-hausse ses épaules en te fixant durement.

« Et quand bien même tu m'aimerais vraiment, je ne t'aime pas de la même manière. J'ai été perturbée par mon retour à la vie, ta venue chez moi et toute ce délire autour de cet espèce de spectre invisible et j'ai été fébrile. Mais Klaus, je ne peux pas. On, on ne peut pas. J'ai changé et je n'ai pas les mêmes attentes qu'à notre rencontre. On ne s'entendra jamais et je ne peux pas faire semblant. »

Elle passe une main dans ses cheveux et fixe un instant le cadavre de sa voisine avant de serrer les dents et de te regarder à nouveau.

« Tu as une famille et une fille qui méritent un peu plus de ton attention. Alors je vais te demander de prendre ce avec toi tu es venu et de partir de chez moi. Fais ta vie, Klaus. Je ferai la mienne. »

Penser ou non tout ce qu'elle venait de te dire était le cadet de ses soucis et il deviendrait le tien. C'était mieux pour tout le monde. Tu n'avais de toute façon pas vraiment ton mot à dire ni grand chose pour ta défense au vu des événements.

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« I'm the wall beetween your reality and mine. »
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Sam 16 Déc - 2:05



« - La mort est ton réconfort »


Stabilisé dans une marche dont j'avais trouvé la cadence exemplaire pour mener à bien ma réflexion, je fus brisé brutalement par l'intonation de voix que Cami employait. Mais pas seulement. Jamais, je n'avais ressenti une telle douleur si immense à l'impact de ses discours, de ses regards d'une dureté rare que, aucun mot ne pouvait traduire réellement cette fracassante montée de souffrance. Me briser le cœur, n'était qu'un doux euphémisme. Sous l'accablement de son comportement, je me sentais si démuni comme-ci je suffoquais à chaque respiration. Je vacillais mon regard à droite et à gauche cherchant une échappatoire, trouvant refuge dans mon imagination cauchemardesque. Non, non, tout cela n'était pas réel, c'était encore un coup de cette entité, cela ne pouvait pas être réaliste. Toutes ses paroles raisonnèrent dans mon esprit à répétition, elles allaient me hanter pour toujours. Moi qui croyais qu'elle demeurait mon équilibre, ma force pour l'éternité, je me fourvoyais totalement. Comment ai-je pu croire à cette ridicule hypothèse, naïf, craintif, je me dégoûtais de moi-même pour y avoir cru. Mais, il fallait toujours tirer des leçons, il fallait toujours voir le coté bénéfique et je le voyais à présent. J'avais espéré avoir le dernier mot, j'avais espéré à mettre à bien ce que j'avais prévu. Elle m'avait pris de court, c'était à moi de mettre des distances, pas à elle. A croire que le jeu auquel je jouais judicieusement, prenait son investigateur en traître. Imprévisible, elle l'était et c'était aussi une facette que j'appréciais chez elle. Mais là, tout était différent, jamais je n'oublierais ce moment-là, jamais. Je ne regrettais pas d'avoir frappé à sa porte, d'avoir tué sa voisine, de l'avoir mordu, d'avoir révélé mes sentiments, d'avoir agi de la sorte. Néanmoins, je pensais que cela allait être plus facile, j'avais imaginé parfaitement tous mes gestes avant de retrouver sa présence qui me manquait fortement. Mais pas au point où cela allait me détruire et laisser à la place de mon cœur, un incommensurable vide. Comme quoi, c'était une fois la situation véritable qu'on se surprenait à ressentir autre chose que de vouloir, avec entêtement, à mettre des distances pour protéger les siens.

Je ravalais plusieurs fois ma salive et restais complément stoïque face à elle. Pourtant, je sentais mes yeux s'affaiblir, se remplir d'une émotion que je ne souhaitais pas. Je me fis violence pour ne pas laisser celle-ci déborder et ne pas dévoiler ma faiblesse face à la femme dont j'étais éperdument amoureux. Par Hadès, c'était trop dure même la faucheuse n'était rien comparée à ce que je pouvais éprouver. Rien. Elle n'était que poussière tandis que Cami était mon axe, la seule qui pouvait me rendre vivant. Et là, plus rien. D'un sens, ce n'étaient pas ses dires qui me chagrinèrent, mais le déclic brusque de sentir mon corps vidé de toutes bonnes intentions à son égard. Cami avait un tel pouvoir sur mon être, elle arrivait à me faire prendre conscience de choses que personne ne pouvait me souffler. Et si elle ne l'était plus, que me restait-il ? C'était de son épaule, de ses mains, que j'avais besoin pour affronter mon réel but. Sur qui allais-je me tourner dorénavant ? Sur moi-même. On ne pouvait compter que sur soi, je pensais que l’exception existait. C'était une erreur si naïve que plus jamais, je ne me permettrais d'agir de la sorte. Je ne méritais pas cela, elle ne méritait pas cela et peut-être que, dans le fond, elle avait raison. Mais mettre en question mes sentiments pour elle était d'une extrême violence que je ne pouvais contrôler à l'intérieur de mon âme. Mal de chien, mal de vivre, mal à un point où je serais capable de la tuer par amour. Néanmoins, par respect pour elle, je me devais de respecter ses choix, ses paroles. La leçon première qu'il fallait retenir dans ce cas précis, était de ne plus jamais dévoiler ses sentiments profonds même dans la maladresse. J'aurais dû prendre en exemple, les amourettes de Rebekah, soldées par des échecs et les blessures engendrées, bien que j'eu tué ses amants. J'avais vu ses états, ses pleurs, ses cris à l'arrachement de ses prétendants, à son regard vide. Vide, voilà ce qu'il y avait dorénavant.

Le vide reflétait tant de choses, une sensation d'avoir perdu cette lueur qui s'illuminait ou la démence de se retrouver seul. Elle avait tord. Je ne cherchais pas à capturer ma solitude à ses côtés, je cherchais juste le moyen, d'être un homme comblé, entier. Je n'avais même pas écouter le milieu de son discours, trop préoccupé par « On n'a rien à faire ensemble, toi et moi. On se tire mutuellement vers la bas. Je ne suis pas faite pour toi et tu n'es pas fait pour moi » et finir par entendre « Fais ta vie, Klaus. Je ferai la mienne. ». Là, c'était un trop-plein d'émotions, j'avais du mal à articuler ma main tandis que ma mâchoire, elle, commençait à trembler. Je baissais la tête observant justement cette main tremblante cachant cette amplitude si désagréable. Je n'avais aucun argument, elle avait une nouvelle fois vu, le monstre ce soir, comment lui en vouloir ? En acceptant ses choix, même si je m'y refusais catégoriquement. Je ne voulais pas cela. Je pensais que.. Rien. Je relevais mon visage impassible, malgré des yeux humides, un ricanement criant la nervosité caressait mes crocs, soudainement retroussés.

Je me retournais pour être dos à elle fixant, un court moment le mur, pour sentir cette chose enivrer mes yeux, d'un bleu étincelant. Possédé par le chaos, pactisant avec une magie ancestrale, il paraissait. J'avais eu l'audace d'accepter ce challenge pour mettre fin à l'abomination de Blacktown. Alors, je devais partir d'ici, avant que cela rompre ma quête pour une éventuelle rédemption. Je prenais une grande inspiration et me retournais quand je sentais l'éclair bleuté disparaître et sans un mot, j'attrapais le rideau pour le jeter dans un coin. J'attrapais et portais la demoiselle morte dans mes bras sans accorder un seul regard à Cami. J'ouvrais à plusieurs reprises la bouche pour ne faire sortir aucun son, je cherchais tout simplement mes mots essayant aussi de ne pas bégayer sous le choc de ses aveux :

« - Bien. Sois tranquille, plus jamais je ne viendrais t'importuner. Merci de ta franchise. Bonne continuation à toi Cami. » tout en me dirigeant vers le pas de la porte.

Néanmoins, je me stoppais dans mon rythme et tournais légèrement la tête :

« - J'ai été un idiot. Je n'aurais jamais dû chavirer mon regard sur toi, tu vois, j'aurais préféré que tu restes morte à tout jamais pour immortaliser nos sublimes instants. Maintenant, je garde de toi, une image saccadée et faussée. » disais-je en la fixant d'un air froid.

Je balançais le cadavre sans ménagement dans sa direction et haussais la voix soudaine impulsive :

« - Je suis à deux doigts de t'hypnotiser pour te faire oublier ce mal être de ta renaissance. Pourquoi je ne le fais pas, parce que je veux que tu galères autant que moi je galère Cami. Tout cela n'a aucun sens, c'est moi qui devais maintenir cette distance, pas toi. MOI, tu ENTENDS. MOI. Tu es faible Cami. » en fusillant Cami.

J'étais en enfer là, mais quand j'aurais mis un pas dehors, ou serais-je ? Nul part. Il ne resterait que moi.
             
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Humain
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Sam 16 Déc - 23:26
La mort est ton réconfort
Ce sentiment fatale de n'être qu'un grain de sable qu'on écarte de sa vie en soufflant simplement dessus. Voilà ce que tu devais ressentir à cet instant précis. De n'être rien de plus qu'une coquille vide et elle l'avait bien vu à ton regard qui tentait de la fuir désespérément, tentant de cacher la douleur que ses paroles avaient eut. Des coups de poignards qui s'étaient retourner contre elle. Quand on aime quelqu'un il est parfois nécessaire de l'éloigner, pour se protéger et la protéger.

Elle avait eu des paroles assassines qu'elle avait minutieusement calculé. Elle savait qu'en te disant tout cela tu perdrais espoir et ne verrait en elle que celle qui s'est jouée de toi et qui t'a volontairement fait souffrir. Mais si tu savais Ô combien tout ceci n'était que mascarade et mensonge. Elle n'avait jamais voulu en arriver là. Mais elle avait compris qu'en étant proche de toi, elle te rajoutait une personne de plus pour laquelle te faire du soucis. Et tu avais une fille, des frères et sœurs qui eux aussi risquaient leur vie dans cette histoire. Vous ne saviez pas à quel point la menace était grande et par conséquent les risques que vous encouriez tous. Tu devais concentrer tout l'amour que tu avais pour elle sur ta famille, ta famille de sang. Elle n'était pas de cette famille et pas immortelle non plus.

Dans cette histoire elle ne savait pas lequel de vous deux souffrait le plus. Toi, pour les mots qu'elle avait eu, pour la froideur qu'elle utilisait et cet air détacher qui te faisait comprendre que tu n'étais rien pour elle. Ou elle, pour te mentir droit dans les yeux en sachant pertinemment qu'elle venait probablement de casser ce petit truc entre vous et qu'il ne serait pas réparable. Aimer quelqu'un ça fait mal, et elle avait mal. De l'amour à la haine il n'y a qu'un pas et elle espérait que tu aies franchi ce pas, pour que ce soit plus facile pour toi de la haïr que de l'aimer.

Elle écoute tes paroles assassines en détournant le regard pour ne pas prendre le risque que tu comprennes qu'elle ment en le lisant dans ses yeux puis elle te laisse parler et dire toutes ces choses horribles qui lui faisaient mal. Mais tu étais en colère et elle ne pouvait que comprendre, c'est pourquoi elle ne t'en tenais pas rigueur et peut-être qu'un jour tu entendrais la vérité et que tu comprendrais qu'elle n'avait pas fait ça parce qu'elle te détestait mais au contraire parce qu'elle tenait à toi. Elle fait un saut de surprise en arrière lorsque tu lances le cadavre dans sa direction. Fermant les yeux et serrant la mâchoire. Après que tu aies parlé elle secoue la tête et son regard affronte le tien avant qu'elle n'entrouvre les lèvres et qu'elle ne prenne la parole.

« Oui, tu as raison je suis tout ça. »


Elle tousse légèrement et hausse les épaules, comme si elle rendait les armes. Finalement c'est ce qu'elle faisait. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer, tu avais 1000 ans, tu avais vécu assez de temps pour arriver à te relever de cette situation.

« Je suis lâche et fautive. Et peut-être que j'aurais dû rester sagement dans ma tombe à discuter avec les vers. »


Elle soupire avant de balader son regard de droite à gauche et de pincer ses lèvres l'une contre l'autre.

« Que veux-tu que je te dises, Klaus ? Tu comprendras un jour que c'était la meilleure solution pour nous deux. J'en ai assez de me battre pour toi et que tu n'en fasses qu'à ta tête. Tu vas finir par pourrir dans tes propres problème. Et je ne veux pas être là quand ça arrivera. »  

Encore une fois elle utilisait des mots dures qu'elle ne pensait pas mais qui était nécessaire au bon déroulement de la suite des événements.

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Dim 17 Déc - 1:09




« - La mort est ton réconfort »


Le messager de Cami à l'audace pénétrant avait explosé en mille morceaux, ce cœur qui avait trouvé son équilibre, une nouvelle fois. Depuis plus de 1000 ans, la seule femme capable de me foudroyer cet organe était Rebekah, mais plus maintenant. J'aurais dû partir quand la psychologue me l'avait crucialement demander au lieu de converser avec elle. Pourquoi cherchais-je à vouloir m'obstiner à échanger avec elle alors que son venin avait attisé une certaine frustration immense ? Elle ne comprenait pas que sans elle, je n'arriverais à rien ? Elle était un pilier majeur dans ma vie et je refusais de le voir s'effondrer, mais peut-être que, il était temps de passer à autre chose. Elle agissait comme toutes ses femmes à utiliser les hommes comme des vulgaires mouchoirs fragiles et dont la manipulation était leur spécialité. Je me répétais, sans cesse, que cet attachement n'était qu'une utopie. Je pensais que ce qu'on nous avions parcouru ensemble, méritait d'être encré dans l'éternité pour contredire ce que j'avais toujours fui. Non, je ne cherchais pas à me faire apprécier, aimer, puisque je puisais dans la solitude, un mal-être brisé, mais me prouver que j'étais capable d'aimer avec sincérité. Mais après tout, je méritais cela, je méritais de souffrir pour le nombre de personnes dont j'avais décapité sur mon chemin. Ce n'était pas avec elle, que ma rédemption sera partagée et c'était dommage parce que je voulais voir son regard pétillant à mon éventuelle victoire. Je voulais lui montrer que j'étais prêt à tout pour sauver les miens, prêt à tout. Mon triomphe dans ses yeux aurait été la plus délicieuse des victoires, celle-ci sera donc, amère. Comment pouvait-on flancher à cause de sa présence ? La réponse était pourtant claire. J'avais soutenu son regard si désinvolte, je ne la reconnaissais plus ou peut-être qu'en réalité, je n'avais jamais connu Cami. Elle dévoila son véritable visage, telle une traînée.

Elle s'était, donc, amusée de moi pendant tout ce temps, telle une marionnette ? Oui, visiblement, elle se fichait à la vue de son attitude si.. Irrespectueuse. J'étais un originel, l'hybride originel, qui se laissait vulgairement abîmer par ses actes, ses mots. Par Hadès, il fallait que je me ressaisisse, je demeurais quelqu'un de fort, mais là, je ne l'étais pas. Juste un homme perdant toute sa puissance dans ses regards si froid néanmoins, je l'assumais parce, je restais un homme fier. Il paraissait que tout ce qui nous ne tuais pas, nous rendais plus fort, faux. Il nous rendait plus fous à s’enivrer dans un chemin de non-retour. Sa réflexion concernant les paroles avec ses insectes me fit rager de l'intérieur, encore une fois, je n'étais qu'une banale personne à ses yeux, et cela, je ne le supportais pas. Toutes ses attentions, ses efforts pourquoi au final ? Rien. J'étais tout simplement vaincu et je détestais ce sentiment-là. Cela ne me ressemblait pas, cela me tua. Bien, alors il était temps de ne plus prendre de risques, plus de tentation à vouloir protéger les personnes importantes pour moi. Elle ne l'était plus, elle ne le sera plus. Donc je pouvais sans une once de regret la malmener avec violence ? La tuer au milieu de son salon et regarder le sang taché le sol avec un sourire malsain sans rien ressentir ? Très bien, mais elle plaidoya que c'était la meilleure chose à faire. Certainement pas. La meilleure chose à faire était de la tuer, de brûler son corps et d'enfouir son cadavre dans un égout délabré. Catin, traînée, salope. Je m'en voulais atrocement d'y avoir cru, je me serais bien arraché le cœur. C'était peut-être pathétique comme réaction, mais la douleur était trop pointilleuse.

Je baissais le regard un instant et laissa planer un long silence accablant l’atmosphère puis je relevais mon visage avec un grognement bestial annonciateur d'une violence friction. En effet, je me plaçais devant elle utilisant ma vitesse vampirique pour lui décrocher une gifle sans contrôler celle-ci. Alors suivi une accélération de gestes, en la bloquant contre le mur. Je jaugeais mes yeux sur son visage agissant comme une vulgaire proie et tenais fermement ses avant-bras. J'avais mal, mais le sourire qui nourrissait cette souffrance se transforma, j'approchais mes lèvres de son oreille pour murmurer au creux de celle-ci :

« - Bien. Alors aujourd'hui, tu n'es plus rien. Crois-moi que si je te croise, je te tuerais Cami. Alors, j'espère que tu as été intelligente pour rassembler ce qui est capable de me tuer définitivement si je ne meurs pas avant. » disais-je avec un calme déconcertant.

Je frôlais sa joue et lâchais mon emprise doucement. Je rajustais le col de ma chemise noire et élargissais mon rictus en levant les yeux au ciel signe de dérision :

« - Tu étais mon amie, mon alliée, mon amante, maintenant, tu n'es qu'une ennemie en haut de la liste devant Aurora. Quand on s'amuse avec ma personne, on meurt. Ainsi, va la vie, ainsi vient ta mort. Tic Tac, j'entends déjà les cloches funèbres célébrant la fin de ton existence. » en la fixant non pas avec colère, mais avec cette lueur de sadisme.  
             
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Humain
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Dim 17 Déc - 22:34
La mort est ton réconfort
Elle pouvait entendre beaucoup de chose, comprendre énormément de faits. Faire abstraction d'une quantité de fautes astronomique. Mais elle ne pouvait pas comprendre une telle violence, comment étais-tu arrivé à ce point ? Elle savait qu'elle avait eu des mots meurtrier mais elle ne pensait pas que cela te toucherait à ce point. Tu étais loin, si loin du compte qu'elle était presque triste de constater que tu ne comprenais pas. Et en même temps, elle ne pouvait pas t'en vouloir, elle savait que c'était la meilleure solution pour tous.

Lorsque ta main entre en collision avec son visage, ce dernier pivote sur le côté. Elle aurait presque pu sentir ses os se briser et sa nuque se disloquer. Surprise elle tourne alors le regard vers le tien, les yeux humide d'une tristesse mélangée à une colère qui se prenait d'elle, plaçant sa main sur sa joue. Un hoquet de surprise émana de ses lèvres qu'elle tentait de garder fermer lorsque tu la plaques au mur, tenant fermement ses poignets. Elle te fixe, le regard presque apeuré. Habituellement elle n'avait pas peur de toi mais là tu étais porté par la colère, quelque chose d'incontrôlable qui pouvait te faire vriller à tout moment. Peut-être que tu aurais été capable de la tuer sur cet instant. La rage et l'amertume te consumaient et tu devais perdre tes moyens mais il y avait des limites à ne pas franchir et en giflant Cami tu en avais clairement franchi une.

La colère prenait possession de Cami qui te regarde en serrant la mâchoire, le regard sombre et empli de rage. Son genoux remonte le long de ta cuisse et heurte violemment ton entre jambe. Elle n'avait pas anticipé ce geste ni même la force avec laquelle elle allait le donner. Cami n'était pas bête, elle savait que ta douleur serait de courte durée et que tu allais très vite reprendre possession de ton corps, mais elle profite de cet instant de fébrilité pour te pousser en arrière et te regarde, le regard aussi rougit que sa joue en haussant le ton.

« Il y a beaucoup de chose que je peux comprendre, que tu sois en colère pour ce que je te dis c'est normal. Mais que tu en arrives à me gifler, Klaus tu me dégoûtes. Tu ne connais pas les raisons qui m'ont poussée à agir comme ça avec toi et tu es en train de me faire regretter ce choix. »

Elle passe sa main sur sa joue endolorie et se déplaçant dans la pièce avant de revenir vers toi et de te pointer du doigt.

« J'espère sincèrement qu'un jour tu comprendras que c'était la meilleure solution. Mais ce jour là il sera peut-être trop tard Klaus. Tu veux me mettre en haut de ta liste devant Aurora, fais donc ? Qu'est-ce que j'ai à perdre que je n'ai pas déjà perdu ? »

Elle se rapproche de toi, le regard dure et les paroles sèches, tu pouvais sentir sa froideur à des kilomètres. Comme un voile de glace qui parcourait ton échine. Elle s'approche et toi de sorte à ce que son corps soit à proximité du tien, le frôlant presque.

« Maintenant, tu vas prendre le cadavre avec lequel tu es venu, tes paroles assassines, ta violence de lâche et ton sourire d'abruti, et sortir de chez moi. »

Elle soutient ton regard et serre à nouveau les dents en articulant ces dernières paroles.

« Casses-toi. »
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Lun 18 Déc - 0:37



« - La mort est ton réconfort »


Le masque impassible à présent endossé pour le meilleur et pour le pire n'était qu'une facette auquel je devais m'y tenir à présent devant elle. Le poids de sa perte dans mon âme me procurait un abandon extrême. Je n'avais pas anticipé ce sentiment-là, je ne pensais même pas à la revoir renaître ici et malheureusement, les choses ne se passèrent pas comme prévues avec elle. Enfin, la finalité souhaitée était présente, mais pas la forme, cela en était déroutant d'ailleurs. À force de vouloir émettre une distance pour son bien, je me prêtais au jeu d'un parfait imbécile encaissant ses mots et dévoilant une violence irrespectueuse à son égard. Par Hadès, je ne pensais pas que.. Mais ainsi allait le cours des choses puisque c'était mieux ainsi. Cependant en réagissant de la sorte, je sentais un peu plus lors de nos échanges, cet éloignement qui me mettait fin à mon existence. Que devais-je faire de plus ? J'avais pourtant compris dans son regard que mon geste fut déplacé et elle ne pouvait pas s'imaginer ce que je ressentais. Perdu, incompris, maintenant seul. Mes pensées divaguaient, si seulement, elle pouvait entrer dans mon esprit pour voir que tout cela n'était qu'une mascarade, que je l'aimais. Je l'aimais, mais je fus coupé par ce sentiment quand je sentais son genou caresser ma jambe, un frisson me parcourait l’échine se transformant dans un tortillement de douleur à cette castration soudaine. Je ne m'attendais pas à cela, mais ce n'était que mérité et je comprenais. Dans un sifflement qui s'échappait de mes lèvres, je plaquais, instinctivement mes mains sur cet organe qui souffrait un peu, fallait se l'avouer. Et par la suite des enchaînements de Cami, je titubai tentant de retrouver un certain équilibre, le visage gagné par la stupéfaction. J'avais envie d'exploser, de lui hurler que je n'étais plus le même, que quelque chose avait changé, il ne fallait pas. Et elle recommença à m'assassiner dans ses paroles, à me regarder avec cette lueur glaciale que je ne supportais plus. Peut-être que la gifle était de trop, peut-être que j'aurais dû mesurer mes gestes et partir tout simplement. Mais ce qui avait été fait, ne pouvait se délier, il fallait juste que j'assume ma méchanceté ainsi que mes actes envers elle. J'étais dans une difficulté que je ne pouvais trouver une solution pour remédier à la situation, je ne savais absolument pas quoi faire. Alors, je me contentais d'écouter ses accusations, son regard humide, ses lèvres, elle. Je la dégoûtais ? C'était le but premier de ma venue ici, mais je n'étais plus convaincu de cela. Elle me faisait mal.

Elle percutait presque mon corps dangereusement qui ne demandait pas être brisé, pas par elle en tout cas. Pourtant, ce rapprochement était comme le son de la guillotine, atrocité des sentiments. Stoïque, n'osant plus bouger, je baissais le regard à la fin de son monologue préférant fixer son haut tandis que mes mains moites souhaitaient, elles, prendre les siennes pour essayer de la rassurer, pour me faire pardonner de tout ce bordel dans un seul regard. Les lèvres tremblantes, je me surprenais de laisser si facilement mon masque froid et sadique dont j'avais fait les éloges quelques minutes avant. Elle avait ce pouvoir-là, et j'imaginais qu'elle l'aura toujours, peu importe les choses qui se passeront. Encore une fois, mon esprit était brouillé par un trop-plein d'émotions, parler de mon avenue à Blacktown était toujours falsifiée. Peut-être devrais-je lui dire la vérité ? Ou peut-être pas. Je criais de l'intérieur paniquant à l'idée de la perdre définitivement, mais c'était pour elle aussi, que j'avais commis toutes ses erreurs planifiées. Encaissant ses aveux avec du retard, elle me demandait de partir sur un ton sévère, mais à vrai dire, je n'avais pas fait attention à cette parole. C'était comme-ci ses discours parcouraient mon esprit avec lenteur. La bouche sèche, le manque d'air était, de nouveau, présent pour faire de moi, un homme faible, encore. J'étais resté sur « J'espère sincèrement qu'un jour tu comprendras que c'était la meilleure solution », j'avais déjà entendu auparavant de sa bouche. Je ne comprenais absolument pas, bien trop préoccupé à mener à bien mon plan sordide. Ce plan qui me servirait à retrouver une estime, une rédemption aux yeux des personnes les plus importantes, et si elle pensait cela, peu importe. Je n'étais pas sûr de rester en vie, elle tournera la page facilement. N'était-ce pas plus judicieux ? Néanmoins, je demeurais curieux à ses propos incompréhensibles et de nombreuses questions submergea, alors, dans ma cervelle d'imbécile. Je reculais doucement n'affrontant pas ses yeux pour le moment, je posais une main sur le rebord du sofa pour ne pas flancher encore plus. Je fermais les yeux et déglutissais avec nervosité, accablé par la tristesse, la fierté n'était plus. Je sentais l'émotion refoulée m'envahir, et j'avais peur que le Choas se dévoile face à elle, mais je ne pouvais le contrôler dans sa cadence.

Je relevais le regard sur sa personne et ne me rendais même pas compte que mes yeux bleus s'étaient illuminés par tant de douleur octroyée par Cami qui dépassa toutes formes de magie au départ. Cet amour me tuait, et si cela continuait, je crèverais seul. Je vacillais du regard, ne pouvant la regarder, je me raclais la gorge et rétorquai avec difficulté mesurée :

« - Non. Je ne partirais pas Cami sans savoir ce que tes mots signifient. Que dois-je comprendre ? » disais-je avec en arquant un sourcil tout en jaugeant du coin de l’œil vers elle.

Je rajoutais en haussant la voix :

« - On est deux à ne pas comprendre les agissements de l'un et l'autre visiblement. Si mon arrivée ici est trompée par des arguments insensés, tu es dans le faux. Je ne cherche qu'à te préserver dans mes extrêmes maladresses .» disais en la fixant cette fois-ci et reprenais d'une voix à la connotation fataliste :

« - Mon avenir est incertain Cami, si je fais tout cela, c'est pour toi, pour eux. Et j'ai peur de dévoiler ce qu'il se passe, de peur que tu perdes une nouvelle fois la vie Cami. Je ne veux pas te voir disparaître, tu mérites de vivre. Je ne veux pas. Je m'y refuse cette vision de ta mort une nouvelle fois. Tu ne peux pas imaginer la peine que mes mots sanglants, mes gestes brutaux à ton égard, qui me tuent petit à petit. Non, tu ne sais rien. Tu te contentes de me repousser parce oui, c'était ce que je voulais au début, mais à vrai dire, là, je ne suis plus sur de rien. C'était comme-ci, ce mal qui me ronge, s'amusait à me rendre dingue, mais je ne suis pas insensible, bien au contraire » disais-je en bégayant par moment.

Je passais ma langue sur mes lèvres et rajoutais rapidement :

« - Si parler est la situation, alors je suis prêt à le faire parce que j'en ai assez de voir dans tes regards cinglants, une certaine animosité ».  

Je reculais de quelques pas et repris une certaine contenance dans mon attitude :

« - Le déclic est peut-être là. Peut-être que j'aurais dû en parler, mais j'espère que tu comprendras pourquoi, je ne l'ai pas fait. Néanmoins, je ne le supporte plus. Je suis malade d'un sens possédé par la force qu'on appelle le Chaos. Si je demeure violent, insensé, borné, c'est pour mettre fin à ce qu'il se passe ici parce que j'en ai besoin. J'ai besoin de ce combat, de faire quelque chose de bien dans ma longue existence, pour une fois. Et je n'y arriverais pas sans toi Cami. Tu n'es pas simplement une humaine à la courte existence qui me fais rater des battements de mon cœur, tu es une partie de mon âme, tu fais partie de moi. C'est étrange, une nouvelle fois, de révéler ce genre de choses puisque je ne suis pas habitué à murmurer mes ressentis. Mais s'il te plaît, si toi, tu n'es plus là. Je ne pourrais évoluer pleinement au côté de ma famille Cami parce que je verrais toujours dans leur regard ce que tu leur as aussi apporté par ta présence. Je fuis tout ce qui me rend heureux pour les protéger de moi-même » en l'observant sans croiser une seule fois son regard parce que si c'était le cas, je serais en pleurs.            
             
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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Lun 18 Déc - 2:09
La mort est ton réconfort
Larmoyantes sont les déclarations quand elles n'ont aucune part de vérité. Cami voyait dans ton regard que tu étais sincère et elle y lisait la tristesse que tu ressentais. Mais elle ne pouvait pas, elle ne pouvait tout bonnement pas faire abstraction de ce qu'il venait de se passer quelques minutes au paravent. Tu te laissais beaucoup trop conduire par tes émotions. Le grand méchant loup avait sa carapace qui se brisait peu à peu sous la tristesse qui écrasait ses épaules qui soulevaient à elle-même le poids du monde entier.

Elle pensait ses dernières paroles. Elle voulait réellement que tu partes de chez elle, toi, sa voisine et toutes les ondes négatives qui planaient au dessus de vos têtes. Tu avais apporté avec toi toute la tristesse d'un monde en pénétrant dans sa maison. Tu avais ce dont pour l'énerver au plus haut point et l'apaiser la seconde d'après. Elle te regarde, la paupière tremblante et elle détourne alors le regard. Comment pouvais-tu prétendre l'aimer si tu étais capable de la frapper ? Tu n'avais pas le droit en réalité. Pas le droit de prétendre ce genre de chose et tu l'énervait d'autant plus. Et pourtant elle t'aimait, comme une idiote elle t'aimait. Et c'est pour ça qu'elle t'éloignait. C'était ce que tu cherchais depuis le début, en essayant de la détruire et de la blesser tu avais cherché à l'éloigner de toi et maintenant que tu y était parvenu tu rebroussais chemin en prétextant ne pas vouloir partir sans explications et en disant qu'elle était ton monde. Mais quelles explications pouvait-elle te donner ? Elle n'était pas sûre elle-même dans connaître les fondements.

« On s'en fiche Klaus des raisons, je ne te demandes pas de les comprendre, je te demande de les respecter. Mais c'est visiblement trop te demander. »

Elle te fixe et écoute la suite de tes paroles. Tu daignais enfin te livrer sur ce qui te poussais à agir comme un con avec elle et ta famille. Tu avais toujours plus ou moins eu tendance à mal te comporter quand les sentiments devenaient compliqués à gérer. Maladroitement amoureux et habilement dédaigneux. Tu lui expliquais enfin en quoi tout ce cinéma rimait. Ce que tu ignorais à ton tour c'est qu'elle était déjà au courant. Et c'était horrible de se dire qu'elle savait ce que tu endurais mais qu'elle avait tout de même pris la décision de te demander de sortir de sa vie. Tu n'avais pas tous les éléments en poche et elle n'était pas sûre d'être prête à te les donner. Cette malédiction qui était la tienne était devenue la sienne car, pour te protéger et sauver ta famille, elle avait accepté de se sacrifier, elle qui n'avait rien à perdre. Elle n'était plus sûre que cette solution soit la bonne au vu de tes actes précédent. Elle n'était pas prête de pardonner tout cela et il lui faudrait du temps pour qu'elle te pardonne, si tant est qu'elle y parvienne. Si tu étais capable de la mordre et de la frapper, de quoi serais-tu capable à l'avenir ?

Elle te regarde et hausse les épaules.

« C'est des choses que tu dois dire, Klaus. Je veux dire, au moins à ta famille. Ce genre de malédiction ne doivent pas être gérées seules. Et tu devrais le savoir après tout ce que tu as vécu. »

Elle ne savait pas si te dire la vérité maintenant était une idée très judicieuse, après tous le mal qu'elle s'était donnée pour t'éloigner d'elle en employant des mots qui allaient à contre courant de ce qu'elle pensait réellement. Mais après-tout elle ne pouvait pas tenir des discours sur le fait d'être sincère et de dire les choses si elle-même ne le faisait pas, a allait à l'encontre même de ses principes. Elle savait que tu deviendrais fou en l'apprenant et elle était septique à l'idée de te le dire. Elle n'était qu'humaine, et cette malédiction allait peut-être lui coûter la vie plus rapidement qu'à un être surnaturel. Elle se recule alors et appuie ses hanches sur le rebord d'une petite table avant de croiser les bras sur sa poitrine et de détourner le regard, prête à affronter pire que le chaos, ta peine.

« Je suis au courant pour ta malédiction. Depuis un moment je suis au courant. Et c'est pour ça que je ne t'ai pas tenu rigueur de tes premiers actes de violences incontrôlés. On m'a fait un proposition que j'ai accepté. Je ne vais pas te mentir et être sincère avec toi. Tu as une famille, Klaus. Une fille qui est jeune et qui a besoin d'un père, des frères et sœurs qui ont besoin de leur pilier. Moi je n'ai plus rien, ni famille ni beaucoup d'amis. Alors tu comprendra que quand j'ai reçu la proposition de prendre ta malédiction pour te permettre de t'en sortir, je n'ai pas pu dire non. Tu vas certainement m'en vouloir d'avoir fait ça. Je peux le comprendre. Tout comme je t'en veux de ne pas avoir su contrôler ta colère face à moi. Parce que tu ne peux plus mettre ça sur le dos de la malédiction. »


Elle gardait un sang froid qui la surprenait elle-même et après ces révélations elle se sentait faible, comme si elle allait s'écrouler dans la seconde, ses jambes tremblotaient et ses yeux fuyaient.

« J'aimerais que tu t'en ailles maintenant, s'il te plaît. J'aimerais rester seule. »

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Lun 18 Déc - 20:39




« - La mort est ton réconfort »


Il venait un moment dans chacune de nos vies, où le contrôle des événements qui nous permettait de rester raisonnable nous glissait entre les doigts. Contrôler le Chaos demeurait une chose difficile en soi, surtout que celui-ci s'approchait dangereusement de toute l’arrangeante dont je pouvais faire preuve. Il nourrissait vos plus grands défauts - ou qualités - qui lui semblait être approprié pour vaincre l'entité qui planait à Blacktwon, je l'avais compris à maintes reprises en agissant tel un l'homme dans ses débuts. Imprévisible, sanguinaire, indifférent à son entourage, il me consumait, mais il était d'une logique imparable pour mener à bien son plan, mon plan. Néanmoins, je n'avais pas réfléchi à ce revirement si poignant de situation, je pensais que là était ma plus belle chute, mon plus beau saut dans le néant, mais en réalité, je me fourvoyais, encore. C'était certain que tomber au plus bas, n'était qu'une rhétorique futile, il n'existait pas d'expression pour ressentir l'état actuel. Même moi, je ne savais pas comment le montrer tellement la confession fracassante de Cami me coupa le souffle, je souhaitais juste accélérer ma mort pour m'endormir pour toujours, toujours. Mes pensées s'entrechoquèrent tellement la confusion était excessive et je perdais le fil de mes mots dans mes pensées, c'était si salement romantique. Dans un premier temps, je relevais mon visage où mes yeux ne pouvait que traduire ce vide si pesant, même pas l'étincelle de l'incompréhension, juste le vide.  

D'une vitesse vampirique, je venais à l'empoigner par la gorge et le claquement de sa nuque résonnait fortement aux creux de mes oreilles comme un écho d'un air saccadé. Aucune expression, aucun mot d'adieu, juste ca pour finir sur une note chaotique. Je levais les mains et laissais son corps s'affaler sur le mien sans retenir celui-ci. Le corps à mes pieds, je m'écartais légèrement pour éviter qu'il me touche encore, et m'accroupissais pour l'observer. Une main venait à dégager ses cheveux blonds pour faire apparaître ce visage si magnifique qui avait fait de moi, un homme comblé en sa présence. Elle était si belle et j'avais tant de fois aperçu son âme par ses actes de bonté ainsi que ses actes assassins. Maintenant, elle pouvait vivre en paix, une paix qu'elle méritait. Je m'allongeais à ses côté, structurant toutes les parties de son visage, de son corps et serra sa main pour lui montrer que je serais toujours là. Je lui chuchotais un dernier Je t'aime qui se valait sincère et laissais, à jamais son être partir. Quitte à faire, je préférais qu'elle meure de ma main que de la laisser s'assombrir par le chaos, car je me refusais de la perdre à cause de cette bêtise. Peu importe, si je vivais avec son meurtre toute mon existence, je refusais son sacrifice, alors oui, je l'avais tué dans un geste brutal.  

Mes pupilles laissaient place à la lueur jaunâtre qui caractérisait si bien l'hybride que j'étais, mais ne montrant aucun signe de la bête. J'avais imaginé bêtement cette scène dans ma tête, et j'avais oublié à quel point on se sentait si petit dans ses yeux que je pouvais percevoir même si elle ne me portait pas d'attention quand elle cracha sa vérité. Abasourdi, je tentais de contrôler les larmes qui poussaient à s'exprimer, et concluais rapidement que, le Chaos n'avait pas prit le dessus. Non, je devais me contrôler dans mes soudaines larmes qui commencèrent à couler sur ma joue, non Niklaus. Cela suffisait. Non. Ma morsure, ma gifle, mes mots égorgeurs me hanteront pendant très long dans mes nuits agitées. Je ne pourrais jamais me pardonner de l'avoir malmené ainsi, elle qui ne cherchait qu'à me protéger. Je ne demandais pas à être protégé, je demandais juste à ce que l'on respecte ma prière. Qu'avait-elle fait ? Si c'était pour revenir d'entre les morts pour me sauver, elle aurait dû ne jamais revenir. Je n'étais pas à sauver, mais à pardonner de tous mes faits et gestes, je refusais d'être sauvé, mais maintenant les choses étaient différentes et quelque chose changea dans ma réflexion. Et si c'était moi le sauveur de son âme ? Je n'avais pas vu cette solution et pourtant, elle me paraissait si cohérente, à présent.    

Néanmoins, je sentais le chagrin prendre possession de tout mon corps, et je reculais jusqu'à cogner mon dos contre le mur sibérien trébuchant au passage le cadavre de sa voisine. Une expression de dégoût sur mon visage, j'avais fait tout cela pour rien. Rien. Et rien. Comment avais-je été si horrible, si crétin ? Les remords étaient pour les faibles, le pardon n'était qu'une facette de délivrance pour certains, mais pour moi, il résumait la lâcheté concernant l'acception de nos actes. Et pourtant, je comprendrais un peu plus profondément, qu'il était peut-être bénéfique suivant certains cas. Je me recroquevillais encerclant mes genoux, tel un enfant perdu et craintif. Qu'avait-elle fait, encore une fois. Brusquement, je ravalais mes fluides de mes yeux, et frappais de toutes mes forces dans le mur qui m'aidait à relever un corps mort de l'intérieur pour lui faire face. La tristesse était bien présente, que pourtant, je détruisais tout ce que je trouvais sur mon passage en empruntant ma vitesse vampirique. Je me rappelais de cette rage lorsque que j'avais découvert le corps ensanglanté de Cami, mais là, c'était différent, la hargne était bien froide.

Je hurlais en mélangeant mes larmes qui m'avait consumé totalement et continuais à fracasser la pièce :

« - La solution n'était pas là Cami, le courage dont tu as toujours fait preuve n'était pas là. Mais ouvres les yeux, ce n'était pas à toi de faire cela. Non, pas à toi, à personne. Je voulais être cette personne parce que j'avais pesé toutes les cartes pour y arriver. Me crois-tu si dépourvu d'intelligence pour ne pas avoir pensé à ma fille ? » rétorquais-je sèchement.

Je m’arrêtais en face d'elle :

« - Et toi ? Ne me dis pas tes raisons ridicules Cami. Tu m'avais MOI et ma famille pour t'aider » disais-je dans un sanglant insurmontable et frappant mon index à plusieurs reprise contre ma poitrine.

Je rajoutais manquant d'air  : « - Comment as-tu mettre ta vie en danger pour moi ? Comment ? Après tout ce que je t'ai dis. Après tout ce que j'ai fait pour avoir cet éloignement, pourquoi ne pas l'avoir dit simplement ? » fixant Cami comme-ci elle demeurait coupable.

La voix tremblante, je crachais mes mots tout en toisant son regard :

« - Ah, mais attends. Je crois que je comprends, tu ne supportes tellement pas d'être en vie, que tu as pris la solution de facilité pour retourner dans une tombe qui ne sonnait pas ton heure. Je vois. L'abandon encore une fois, donc non, je ne comprends pas et je n'accepte pas et je ne partirais pas parce que.. » raclant ma gorge avant de poursuivre :

« - Parce que, je ne te laisserais pas partir avec le Chaos, je veux t'aider. Je veux être là dans cette aventure que tu le veuilles ou non. C'est avec moi et tu n'as pas ton mot à dire » en m'approchant un peu plus d'elle et employant une voix forte emplie de conviction.


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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mar 19 Déc - 0:38
La mort est ton réconfort
Elle te fixe, le cœur fendu en deux en voyant ton expression attristée, détruite. Elle savait que tu n'apprécierais pas son sacrifice et encore moins ses paroles sèches. Tu l'énervais plus que de mesure. Tu la frustrais aussi. Elle avait envie de te prendre dans ses bras et de te serrer de toutes ses forces pour te rassurer et te montrer qu'elle serait là... et en même temps elle avait envie de taper ta tête dans un mur tant tu avais des gestes et des mots que tu ne devais pas avoir. Tu ne pouvais pas prétendre aimer quelqu'un et le gifler quand cette personne disait vouloir prendre ses distances. Quand on aime on accepte même si ça fait mal. On ne fait pas preuve de violence envers pour montrer son mécontentement. Tu avais réagi comme un gamin à qui on avait retiré un jouet. Sauf que tu n'étais pas un gamin et qu'elle était tout sauf un jouet.

Intimement convaincue que tu étais blessé, Cami ne laisse pour autant pas transparaître la peine que cette situation lui infligeait à elle-même. Elle t'en voulais énormément de ce que tu avais fait et ce n'était malheureusement pas près de changer... Surtout que ça faisait quand même un petit moment que sa voisine gisait au sol, ce qui n'enlevait rien à son agacement protubérant. Elle te fixe alors lorsqu'elle voit les larmes couler le long de tes joues mais elle était trop en colère pour venir les essuyer, bien que c'est ce qu'elle aurait fait habituellement. Tu t'assoies ensuite contre le mur comme si tu t'effondrais et cette image lui serre le cœur. Puis tu te relèves, faisant preuve de violence en frappant contre le mur qui se fissure sous ta force. Décidément il va falloir qu'elle déménage à nouveau... deux jours qu'elle est là et elle a déjà du sang sur le parquet, une étagère complètement foutue et un mur à la marque de ton poing. Peut-être que vivre dans un bunker était une solution en fin de compte.

Elle te regarde ensuite lorsque tu t'approches et écoute tes paroles qui sonnent creux et raisonnent dans sa tête faisant monter le tourbillon de colère qu'elle maintenait pourtant jusque là. Elle éclate de rire. Un rire sarcastique et énervé.

« Ah mais pardon ? »


Elle se rapproche de toi, te pointant du doigt. Un doigt qui n'hésite pas à se plaquer contre ton torse en signe de désignation extrême.

« Je ne supporte pas d'être en vie ? C'est vraiment ce que tu t'imagines ? Tu es débile ou tu prends des cours particulier le soir ? Tu parles d'abandon ? Tu OSES me parler d'abandon ? »

Elle se recule, écarte les bras et laisse une nouvelle fois éclater un rire, plus sec que le premier en haussant légèrement le ton.

« Tu me fais des reproches mais t'es-tu seulement regardé dans un miroir ? Tu crois au Père Noël, Klaus ? Tu penses sincèrement que toute cette histoire de rédemption tu la trouveras en sacrifiant ton âme à ce... machin ? En laissant ta famille derrière toi ? En ME laissant derrière toi ? En enlevant un père à sa fille, un frère à sa fratrie ? Quand on veut avoir la rédemption comme tu le dis, on fait en sorte de la mériter. On fait des actes biens, on agit correctement pour les gens qu'on aime. Se sacrifier n'est pas une rédemption. C'est une solution de facilité pour avoir ce que tu veux vite et bien. Tu sais que tout s'arrange toujours quand on s'allie à sa famille. Et au lieu de ça tu as fait tout ça dans leur dos en prétextant essayer de les sauver. Mais est-ce que tu as seulement conscience qu'ils seraient plus anéantis par ta mort que par tout le reste ? Tu te tiens face à moi, tel un coq, avec tes reproches mais tu as fait la même chose que moi alors que TOI tu avais véritablement quelque chose à perdre.»


Elle se retourne, porte ses mains à son crâne comme si tu étais en train de la rendre folle puis elle se tourne vers toi, criant d'une voix soudainement plus rauque.

« MAIS BORDEL J'AI FAIT CA PARCE QUE JE T'... oh laisse tomber » elle coupe alors sa phrase net. N'osant même pas la finir pour te donner satisfaction. Ses bras s'abaissent comme si elle déclarait forfait.

Elle soupire longuement et se calme, passant une main tremblante dans ses cheveux pour les replacer puis elle te fixe un instant, laissant planer un long silence avant de secouer la tête de gauche à droite, reprenant d'une voix éraillée.

« Tu peux penser ce que tu veux Klaus, que j'ai fait ça pour mourir une seconde fois ou que j'ai fait ça pour n'importe qu'elle autre raison, tes arguments ne tiennent pas la route, tout comme tes reproches. »

Elle avait fait tout ça par amour car aussi idiote soit-elle, elle t'aimait. Elle t'aimerait sans doute toute sa vie. Mais il y avait des choses qu'elle ne pouvait pas tolérer. Et on a beau aimer quelqu'un de toutes ses forces, parfois ce n'est pas suffisant. Vous étiez peut-être voués à ne jamais être heureux ensemble car cela ne vous l'était tout simplement pas permis. Et tu n'avais pas idée de la souffrance qu'elle aussi endurait.
Elle s'approche à nouveau de toi et pointe une nouvelle fois son indexe contre ton torse, le regard rude et la voix plus calme.

« Oses me dires que tu n'aurais pas fais la même chose que moi Klaus. Regardes-moi droit dans les yeux et dis-moi que tu ne te serais pas sacrifié à ton tour si Elijah ou moi avions été dans cette situation. Gardes tes paroles assassines. Tu aurais fait exactement la même chose, sans nous demander notre avis. Alors arrête de me reprocher ce que tu aurais fait et ne t'avises plus jamais de lever la main sur moi. Ou alors ne prétend plus jamais que tu m'aimes. »

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MessageSujet: Re: « - La mort est ton réconfort » feat Cami O'Connell  Mar 19 Déc - 20:43




« - La mort est ton réconfort »


Moi, Niklaus Mikaelson, l'illustre hybride originel possédait un cœur sacrément endurci saignant toutes ses visions cauchemardesques à cet instant. Il s’effondra à l'écho de la voix de la seule personne capable d'y apporter un épanouissement puisque je demeurais incapable de le faire moi-même. Seul, je l'étais et seul, je le resterais comme chacun de nous d'ailleurs. Être entouré de gens convenables permettait de retarder le moment fatidique, celui de la mort. Alors pourquoi être entouré ? Pourquoi tisser des liens pour n'être qu'un souvenir, qu'une mascarade ? L'homme prônait, en général, le besoin d'avoir une vie sociale active, pourquoi ? Pour ne pas être dans le déni face à une vérité inébranlable. Pour ma part, à force de côtoyer une solitude que je refusais depuis tant d'années en enfermant, par exemple, ma famille dans des cercueils, j'avais peu à peu appris à accepter cette fatalité véridique. L'homme crèvera seul et devra se porter d'un extrême courage pour combattre le passage de la vie à son extinction. C'était comme un petit tête à tête romantique avec notre personnalité, le temps d'avouer ses erreurs, ses actes méprisables, ses regrets, dévoiler enfin notre véritable facette. Enfin, moi, je le voyais comme cela parce que révéler ses indélicatesses rimait avec faiblesses. Butté sur ce résonnement depuis bien longtemps, il était difficile de remettre en considération, sa vision concernant le monde qui m'entourait. Oui le monde peu importe son voile d'illusion, je ne voyais qu'un désordre crée par l'homme, et que par conséquent, je m'adaptais simplement à celui-ci. Tout était éphémère, les mots, les sentiments, les sensations, tout.

Néanmoins, dans l'ombre de nos cauchemars, se cachait quelque chose d'extraordinaire, la lumière qui ne demandait qu'à jaillir. Non, pas pour nous faire sortir de l'obscurité, mais pour l'accepter une bonne fois pour toute. Deux entités contraires et pourtant complémentaires, l'un n'allait pas sans l'autre pour vivre ses plus belles prouesses. Et Cami était cette partie-là, même si elle possédait,aussi, une part de noirceur, elle complétait parfaitement le puzzle qui pourrait résoudre tous mes maux. Elle était ma force, l'être suprême dont j'étais prêt à faire n'importe quoi parce que, ensemble, liés, nous démontrons notre force capable des plus grands malheurs comme des plus beaux bonheurs. Partant dans mes délires à l'odeur passionnée, j'avais oublié aussi à quel point elle pouvait se montrer fortement énervée et le son grisant de son rire me fit glacer le sang, pire qu'un film effrayant, pire que mes nuits mouvementées. Cela annonçait rien de bon, cette attitude si criante, si brusque qu'elle reflétait, me décontenançait encore et encore. J'avais cette fichue impression que son ricanement était moqueur, qu'elle se fichait ouvertement de moi dans un premier temps, mais ce n'était pas le cas. Elle me bouscula des paroles où se mêlait son index accusateur pour mauvaise conduite. Celui-ci était d'ailleurs l'équivalent de plusieurs poignards dans la poitrine qui oppressait celle-ci. Elle me traita comme une personne irréfléchie, ce qui me fit baisser le regard, n'osant plus la regarder, essayant de contenir mes larmes. Vrai, j'avais été un peu fort dans mon discours d'entêter, surtout que je ne le pensais pas forcément, je voulais juste lui trouver une excuse, aussi ridicule était-elle pour mieux accepter l'emprise du chaos sur elle. Puis un deuxième rire auquel je relevais le visage et laissais échapper un léger : « - Mais », elle me tua encore avec ses paroles même si elle jouait sur un humour incertain concernant le père Noel - futile comptine - et là, elle me surprenait encore, de mettre sa vérité à nue, parce qu'elle avait totalement raison d'un point de vue extérieure. Ma mort ne pouvait apporter  cette redemption, pourtant j'y avais cru, jusqu'à maintenant. Là, je ne pouvais contenir le torrent de larmes qui m'envahissait et me sentais sacrément ridicule à pleurer devant elle. C'était tout ce que je ne souhaitais pas, pas devant le peu de personnes à qui je tenais, que j'aimais. Enfin, elle se retournait, et là, je profitais de ce bref moment pour ravaler ma tristesse, mais fus choqué par le ton fort qu'elle employait et comme un idiot, je fixais le sol parce que je ne voulais pas entendre sa véritable raison. J'avais tellement envie de l'enlacer dans mes bras, qu'une de mes mains commençait à faire le geste, mais se résignait. Je le savais dans le fond, mais je me refusais de l'entendre de sa bouche. Doucement, je repris une maigre contenance, et fixai son visage même quand le silence se montrait mortel. Puis, je l'écoutais avec attention, et là, je me devais de lui montrer la vérité de mes mots.

Je regardais les courbes de ses lèvres pendant qu'elle énonçait son dernier échange, puis fuyais mon regard quand je portais mes yeux sur sa joue blessée d'une main violence non méritée. Elle avait raison encore et je détestais cela. Manquais-je de raison vraiment au point de ne pas y avoir pensé, sérieusement à ma famille et elle ? J'étais bien trop enjôlé dans ma soif de rédemption que j'avais oublié le poids de ma perte pour certain et le poids de mes actes pour d'autres. Je plongeais mon regard dans le sien pour créer cette intensité que moi seul pouvait comprendre. Je pouvais y apercevoir sa colère, sa douleur, son incompréhension dans ce tableau bleuté cachant l'iris de son âme. Pure, parfaitement dessinée. Cela faisait longtemps que je ne mettais pas attarder dans son océan créant une vraie vague d'apaisement, mais aussi de remises en question.  

Je ne quittais pas son regard du mien encore vitreux des événements passés et attrapais son index, puis sa main en douceur pour la serrer avec délicatesse :

« - Je l'aurais fait, peu importe les conséquences, parce que je t'aime Cami, ne me le remets pas contre moi. Quand je te dis que je t'aime, c'est que je t'aime. Moi qui ne dis que rarement ce mot-là, tu devrais me croire. C'est cela qui m'a poussé à agir avec autant de crétineries envers toi, envers tous. Enfin, d'un amour différent, je ne fais pas dans l'inceste. » soufflais-je faisant apparaître un léger sourire au coin de mes lèvres.

Je relâchais sa main ornant mon visage d'un léger sourire crispé cachant ma gêne de cette proximité excitante et toussotais pour reprendre :  

« - Je m'excuse pour la gifle, et je te promets que jamais, je porterais un autre acte de lâcheté sur ton visage. Tu ne le mérites pas. Je comprends ton point de vue avec le recul. Mais je ne demandais pas tant. Je demandais simplement à être compris dans cette machination. Il est clair que je dois me reprendre et agir en homme et non agir tel un adolescent puéril » tout en quittant son regard, cette fois-ci.

Je ne bougeais pas et rajoutais en vaguant mon regard sur la pièce :

« - Dans un premier temps, je vais ranger tout mon capharnaüm, si tu pouvais juste me servir un verre d'alcool fort parce que là, je dois t'avouer que j'en ai besoin » en caressant nerveusement ma légère barbe de trois jours.

J'allongeais mon sourire pour masquer cette atmosphère pesante :

« - Et ainsi converser avec calme avec ta présence. Je veux être là, je veux t'aider à surmonter cette étape, parce que toi et moi, nous sommes plus fort et peut-être qu'on arrivera à calmer cette tempête qui nous noie au fond de son sillon ou peut-être pas. Acceptes-tu ma proposition ? ».

▬ Cami O'Connell & Niklaus Mikaelson

© TITANIA





Dernière édition par Niklaus Mikaelson le Lun 25 Déc - 20:01, édité 1 fois
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