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 « Les liens familiaux sont la destruction finale »

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MessageSujet: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Mer 15 Nov - 22:17




« Les liens familiaux sont la destruction finale »


« Le lien du sang prônait la soumission au simple mot « famille », il prônait la protection, la confiance, le pardon envers les autres membres de la fratrie de temps à autre. Pourtant, les facettes de la solitude, de la frénésie, de la convoitise, eux, étaient aussi de la partie. À nous de savoir les utiliser à bon escient révélant ainsi leurs plus belles créations. Quelles étaient bonnes ou mauvaises, quelle était la différence ? Il n'y avait pas de bien ou de mal, puisqu'on avait tous un regard différent, propre à soi, ce n'était rien d'autre que de la dissimulation inventée par l'homme pour nous manipuler. Prendre un autre chemin, avoir une certaine morale pour avoir cette étiquette d'un homme loyal à ses principes. N'importe quoi. Être le plus en phase avec ses émotions au moment T, était souvent le meilleur exécutoire à tous nos maux. »»

Blacktown, une ville surprenante où se mélangeaient l’irrationnel et les surprises. Je détestais celles-ci, mesquines la plupart du temps, ce n'était qu'un rappel à un souvenir - profond -. Alors il devenait urgent de contenir mon impulsivité en assassinant de paroles, et de gestes insensés. Marcher pour élaborer un plan d'attaque, à qui compte oserait détruire la barrière de sécurité instaurée.

Mon épaule posée sur l'encadrement de la porte, je regardais avec une certaine intensité dans le regard, le corps inerte d'une vulgaire femme de joie. J'admirais ses courbes mutilées par un trop-plein de brutalité la nuit dernière, un long moment. En aucun cas, je ne l'avais touché sexuellement, juste le divertissement de dessiner sur son corps à coups d'éplucheur. Un sourire venait alors illuminer mon visage devant ce spectacle revigorant. Silencieux, je descendais, rejoindre l'immense salle pour déposer la tête de la pleurnicharde sur le centre de la table, avec rigueur, qui servait de repas lors de festivités. Puis avec vivacité, je m'échappais par la fenêtre de ma chambre royale pour vagabonder sur le toit de ma demeure, tel un célèbre assassin. J'observais alors l'étendue de la forêt, immense était ma solitude comme ce vaste manteau verdâtre qui perdait ses teintes à l'approche de l'hiver. Rêveur ainsi que nostalgique, j'imaginais ma propre monarchie dénudée de toutes morales, les flammes, elles, ne cesseront de brûler, telle était ma destinée. L'illusion de danse des flambeaux transformait mon visage d'homme froid en adorable garçon émerveillé devant un feu d'artifice.

Le sourire cassant à l'entende d'un bruit de moteur pompeux crispa tout mon être, je fronçais les sourcils fixant l'arrivée fracassante d'une future victime. Les mains se froissant entre elles, pour peaufiner une réjouissance d'un éventuel massacre, ne firent qu'amplifier le pouvoir au sang. Qui oserait me déranger dans un instant porté à la réflexion ? Nul ne connaissait avec exactitude, l'adresse du manoir Mikaelson, devrais-je donc saluer un suicidaire ou un membre de ma famille ? Depuis mon départ de la Nouvelle-Orléans avec Hope, je n'avais donné aucun signe de vie, juste à titre d'information, la ville que je convoitais. Freya ? Non, le tacot n'était pas pour son maigre gabarit, Rebekah ? Non, trop snobinard. Elijah peut-être ? Ce grand frère à l'allure de pingouin portant des costumes ringards cachant la véritable bête ? Je poussais un long soupire de lassitude et fixais le sol pour calculer avec minutie le point d'atterrissage. La voiture s'approcha à vive allure, et brusquement, je sautais dans le vide pour frapper le sol de mes poings sans grande difficulté pour lui faire barrage. Je me relevais en douceur gardant un oeil sur l'automobiliste et dessina un large sourire narquois. C'était bien lui. J'ajustais le col de ma chemise noire d'une allure fière et sauta rapidement sur le capot de la carriole. La hauteur permettait de dépasser ses futurs ennemis, puisque même la famille était un poison dont on ne pouvait se guérir. Joignant mes doigts entre eux derrière mon dos, je fixais Elijah et haussais la voix :

« - Tu es le premier sur ce lieu cintrant le mystère ainsi que le chaos. Bienvenue à Blacktown, mon frère ! ».  

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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Ven 17 Nov - 17:35
Les liens familiaux sont la destruction finale

Family is power est l'une de ses répliques les plus connues. Ces trois mots, souvent utilisés lors de grands dangers ou de grandes crises, étaient ancrés dans la mémoire de chaque Mikaelson. Cependant, Niklaus semblait défier son frère aîné en ruinant cette devise.

Le moteur ronronnait tranquillement sur les routes américaines désertes, ou presque. Le soleil, haut dans le ciel, sublimait la carrosserie noire de son luxueux 4x4. Parfaitement équipé de siège en vrai cuir beige, Elijah n’avait pas peur de montrer son rang social sur longues routes monotones. Parmi les petites voitures, ou les défectueuses carcasses qui défiaient les lois de la physique, l’impeccable véhicule d’Elijah ne passait pas inaperçue.
Vêtu de son épais et long manteau noir, qui cachait son costume également noir, l’originel venait de quitter la Nouvelle-Orléans, au Sud des Etats-Unis. Les mains posées sur le haut de son volant noir, il filait à allure modérée sur les routes, direction Blacktown, cette si mystérieuse ville dont il ne connaissait pas grand-chose. Après le départ inexpliqué de son petit frère Niklaus, il s’était donné corps et âme pour le retrouver. Ayant entendu plusieurs rumeurs sur un certain « Malveillant et nocif hybride originel » il ne réfléchit pas deux fois et décida de laisser la ville dans les chaleureuses mains de Freya, ne pouvant pas tellement compter sur Kol, ni sur Rebekah pour faire du bon travail.

Plissant les yeux en franchissant le panneau de l’entrée dans la ville, Elijah tapotait ses deux index sur le haut de son volant, accélérant quelque peu pour arriver au plus vite, voulant absolument comprendre pourquoi Niklaus avait quitté si précipitamment la Nouvelle-Orléans, qui était pourtant, une ville qu’il chérissait tant et pour qui il pourrait mener une guerre sanglante. Il était évident qu’il n’allait pas pardonner de si vite Niklaus, son départ lui restant en travers de la gorge.

Le centre-ville de Blacktown n’avait rien de similaire à la Nouvelle-Orléans, où la culture afro-américaine était omniprésente, où les festivals de jazz animaient d’une joie rajeunissante les rues de la ville de Louisiane. Blacktown paraissait beaucoup plus terne, placide et inhabitée. En effet, Elijah ne croisait que de simples étudiants loquaces à la sortie de leur lycée, une vieille dame qui revenait de sa course quotidienne, et un simple cycliste qui prenait la route pour son terrain de jeu. Le reste du temps, il croisait des chênes dont les feuilles commençaient petit à petit à jaunir, signe d’un automne avant-coureur.

Alors qu’il arrivait à une allure assez vive devant un imposant manoir, il donna un coup de volant sec sur la gauche tout en freinant, lorsqu’il vit, curieusement, Niklaus apparaître au milieu de la route. Ses roues glissaient et écrasaient violemment les frêles cailloux qui avaient remplacé le béton. Stabilisant sa voiture, faisant enfin taire ses freins, il se laissa retomber sur le dossier de son siège, gardant ses deux mains sur le haut de son volant.
Demeurant légèrement tourmenté et désenchanté du comportement de son frère, qui avait décidé de monter sur son capot, il ne daigna même pas avoir un contact visuel. Ses yeux regardaient droit devant lui, ayant une vue imprenable sur les genoux de Niklaus.

Il décidait de sortir tout de même de sa voiture au bout de quelques longues secondes, ayant préparé ses mordantes répliques dont seul lui avait le secret. Laissant la portière grande ouverte, il posa son avant-bras droit sur le haut de celle-ci, mettant son autre main sur sa hanche. Regardant d’un coup d’œil furtif la bâtisse du manoir, ignorant la présence de son frère, il laissa apparaître une moue subtile ainsi qu’un soupir révélant toute sa lassitude.

-Bien le bonjour à toi aussi Niklaus, je vois que tu apprécies toujours tes entrées théâtrales et en aucun cas humbles, en revanche tes sorties sont pour ainsi dire médiocres.

Il relevait son regard froid vers son frère, le toisant du regard avant de claquer sa portière. Il se posta à côté du capot, mettant ses mains dans les poches de son long manteau noir, ne quittant pas de son champ de mire son frère.

-Quand allais-tu me dire que tu quittais ta vie à la Nouvelle-Orléans ? C’est pourtant le détail clé pour réussir une parfaite scène dramatique et spectaculaire comme tu aimes les faire. Finit-il en tapant de la paume de sa main le capot de sa propre voiture, signalant à son frère ce qu’il voulait dire par-là.

S’avançant vers l’entrée de la bâtisse, il s’arrêtait au niveau des grilles en fer forgé noires, montrant de son index droit le manoir. Il tournait le dos à son frère mais cela ne l’empêchait pas de sentir son regard sur lui.

-Blacktown n’a donc pas fait taire ton persistant égocentrisme Niklaus…Tu cherches en permanence à attirer l’attention sur toi…Magnifique. Dit-il dans une pointe d’ironie.

Elijah décidait de rentrer dans la cour intérieure du manoir, laissant son frère à l’extérieur, lui montrant bien qu’il n’était absolument pas ravi de ses actes qu’il avait pu faire dernièrement. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait face au caractère hargneux de Niklaus et il comptait bien réussir, une nouvelle fois, à lui faire prendre conscience de son comportement.
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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Dim 19 Nov - 15:22




« Les liens familiaux sont la destruction finale »


Agréable était la sensation de revoir un visage si familier étant de plus, un membre de ma fratrie. Préoccupé de la création de mes plans machiavéliques envers cette ville débordant de diablerie, j'avais omis un léger détail. Un détail important pour certains, un détail futile pour ma personne, en effet, je n'avais pas prévenu de mon départ précipité pour une ville en voie de convoitise. À vrai dire, je ne savais même pas pourquoi l'élan de motivation avait poussé à laisser tomber un roi de son royaume. J'étais comme attiré dans son sillage, aimanté par l'aura qu'elle dégageait puisque en premier lieu, je passais simplement devant ses routes mystiques pour faire découvrir un autre paysage à Hope. Une simple ballade qui se transformait alors, en lieu de domicile. Je comprenais parfaitement le ressenti de mon frère aîné, un abandon imprévisible dont j'aurais pu, si j'étais à sa place, massacrer son visage pour cet acte si négligeable. Arrachant Hope à sa famille, je n'avais pas poussé la réflexion à ce point-là, je n'avais même pas pensé à Hayley, sa mère qui, j'imaginais actuellement, se faisait un souci monstre pour l'avenir de sa fille. Mais il fallait toujours apercevoir le coté positif, celui de l’éloignement de la Nouvelle-Orléans pour tenter de faire vivre à ma fille, une adolescence normale. Euphorique par cette idée, je savais que je n'y arriverais pas, parce que Hope faisait partie de notre monde et en aucun cas, lui apprendre à vivre normalement n'était une bonne solution. Mais peu importe, j'aurais tenté de l'éloigner d'un royaume dont elle n'était pas prête à entrevoir ses vices. Plus je m'impliquais dans la ville de Blacktown, plus je me rendais comte que ce lieu était plus nuisible que ma ville lumière. Néanmoins, aucun retour n'était à prévoir, je ne pouvais pas partir sans avoir éparpillé l'enfer, laissant ma marque de fabrique aux habitants.

Beaucoup de personnes ne comprendront absolument pas ce revirement de situation puisque j'étais redevenu l'homme égoïste et néfaste pour sa propre architecture. Caché sous une enveloppe où je montrais mon éventuel changement aux yeux de tous, je peaufinais intérieurement, mon grand retour dans l'univers que j'avais créé de toute pièce : l'enfer. La faute à qui ? À cette destinée crachant sa torture sans ménagement en retirant les particules de mon propre bonheur. J'entendais déjà les sermons d'Elijah, concernant le monde que je voulais offrir à ma fille ainsi que les critiques concernant mon éducation envers elle. Peut-être me lancera-t-il, une bride de comparaison avec Mikael, mon beau-père, peu importe, ce mot assassin développait une force plus imprévisible. Une chose était sure, il brasserait du vent dans un discours futur, il n'avait plus le pouvoir de me raisonner. Je menais mon propre combat avec le seul allié fidèle : moi et personne d'autre. Plus le temps s'écoulait, plus je demeurais précautionneux et sacrément paranoïaque reflétant ainsi toute la folle dont je pouvais faire preuve. Cami était l'exemple parfait, pourquoi était-elle revenue ? Peut-être était-elle devenue maléfique derrière ce masque d'ange pour affaiblir mon cœur ? Quelles étaient les conséquences de son retour soudain, que cachait ce stratagème ? Quelque chose qui annonçait rien de plaisant.

J'écoutais partiellement la politesse sanglante de mon frère sans vraiment porter une attention particulière. En effet, je ne soignais pas mes départs contrairement à mes entrées, pourquoi faire ? Certains départs n'étaient que souffrances. La communication profonde n'était pas une de mes qualités principales, elle n'était rien. Je ne supportais pas ouvrir les facettes de mon cœur reniflant ses sentiments insignifiants et surtout, mes faiblesses. Néanmoins, je ne quittais pas mon regard étincelant de méfiance vers Elijah, à tout moment, il pouvait se montrer désagréable surtout quand les raisons n'étaient pas compréhensibles pour lui. J'attendais la fin de ses paroles sans sourciller, je ne ressentais rien à son crachat de langue de vipère. Juste les quelques sourires souvent provocateur parsemaient ses propos. Pauvre petit, son regard d'une intensité noire ne me fit aucunement réagir. Quand allait-il finir de parler ? Sérieusement, j'avais l'impression de perdre mon temps et enfin, il se décida de m'abandonner pour rejoindre la demeure familiale. Suivant du regard ses moindres mouvements, je décidais de descendre du capot de la voiture pour le suivre à pas de loup. Je m'arrêtais vers les grilles tout en continuant de le fixer avec insistance et frappais dans mes mains pour octroyer un tonnerre d'applaudissements :

« - Attention, le noble Elijah commence à converser sa plaidoirie crachant ses plus belles supercheries. Tu ne peux empêcher la critique n'est-ce pas ? »  disais-je sur un ton cynique.

Je pavanais avec un calme troublant observant les alentours :

« - Pourtant, j'ai soufflé mon désir de partir avec subtilité. Moi qui pensais que tu aurais décrypté ce langage codé. Je suis un tantinet déçu. »  disais-je en étouffant un éclat de rire. Le ton de la plaisanterie était lancé.

Je stoppais mes pas à quelques cimentières derrière lui et l'assassinais d'un regard glacial :

« - Serais-ce de la jalousie que je perçois ? Aurais-tu préféré que je t'enferme dans ton cercueil pour faire route ici ? Vois-tu, je ne fantasme plus sur ce cercle vicieux. Tu devrais être satisfait pourtant ? Alors ne commence pas à me sermonner et pousser des conclusions hâtives Elijah » en croisant les bras sur ma poitrine et le reluquant avec méprise.  

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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Lun 20 Nov - 11:36
Les liens familiaux sont la destruction finale

Family is power est l'une de ses répliques les plus connues. Ces trois mots, souvent utilisés lors de grands dangers ou de grandes crises, étaient ancrés dans la mémoire de chaque Mikaelson. Cependant, Niklaus semblait défier son frère aîné en ruinant cette devise.

Elijah avait toujours eu ce fastidieux problème de faire passer son bonheur personnel après celui de sa famille. En tant que grand frère puisque Finn n'avait aucun rôle significatif au sein de la fratrie, hormis celui du traître, il se devait de veiller sur ses cadets et cadette, en veillant à ce qu'aucun trouble ne vienne perturber leurs vies. Certes, on lui avait déjà reproché de ne pas penser à lui, à ses amours, mais, à chaque fois qu'un Mikaelson était dans une situation palpable, il intervenait toujours.

Il avait donc laissé Hayley seule à la Nouvelle-Orléans, refusant qu'elle vienne ici, l'épauler. Comme Cami, il refusait qu'elle passe trop de temps dans cette maléfique ville qu'est Blacktown. Cette cité empestait la manipulation, la sorcellerie et surtout, la mort. Ce cadre n'était en aucun cas propice à une jeune mère de famille comme elle.
Il lui avait promis de revenir au plus vite, en compagnie de Klaus, mais surtout de Hope, sa fille qui lui manquait terriblement. Le fait que son frère privait Hayley de voir sa fille lui restait, également, en travers de la gorge.

Il avait vite compris que Niklaus était reparti dans son obsessionnelle paranoïa, et, bien qu'il avait déjà connu son frère sous cet aspect négatif, il savait d'ors et déjà que son état actuel allait être très compliqué à rétablir. Sa promesse qu'il avait faite à Hayley n'allait peut-être pas être tenue.
Malgré tout, Elijah n'allait pas abandonner son frère comme ceci, et il allait se confronter à lui jusqu'à temps que Niklaus le dague, ou pire peut encore...

En entendant les premières paroles dépourvues de bienveillance de son frère, il s'arrêta et le regardait par dessus son épaule. Se tenant, comme toujours, parfaitement droit, il prit la parole, détachant parfaitement chaque mot pour le rendre davantage significatif.

-Considère mes paroles comme tu le souhaites Niklaus, elles ne sont que la stricte vérité que, obstiné comme tu es, tu refuses d'entendre.

Il se retournait lentement, et posait sa main droite sur un petit muret en pierre blanche à ses côtés. Il regardait les quelques pauvres feuilles de chêne à terre d'un air dépité et lassé. Son ton devenait de plus en plus âcre et glacial, ne se laissant pas impressionner par le ton cynique de son frère.

-J'ai évidemment la critique facile lorsqu'elle est évidente. Il pointait son frère de l'index en le bougeant légèrement, relevant enfin son regard vers lui. -Tu as plus de 1000 ans derrière toi Niklaus et pourtant tu agis continuellement comme un adolescent en quête de rébellion. Il plisse les yeux en refermant son poing. -Hope est une jeune adolescente et pourtant...Il lâche un profond soupir de désespoir. -Elle est beaucoup plus disciplinée et éduquée que toi. En temps normal, elle devrait prendre exemple sur toi, mais, étant donné ton manque de courtoisie, c'est plutôt toi qui devrais prendre exemple sur elle.

Relevant la tête en baissant son poing, pour le remettre dans sa poche, il entre ouvre les lèvres d'un air persifleur.

-Serait-ce de ma faute si je n'ai pas compris tes intentions ? Il hausse les sourcils, refermant ses lèvres. -Ta subtilité n'a jamais été ton point fort, alors, par pitié, prends exemple sur notre frère, Kol, et dis clairement les choses. Il s'avançait vers Klaus, remettant parfaitement en place son col, tout en appuyant fermement sur sa nuque pour appuyer ses propos. -Ainsi cela évitera que moi, Hayley, Freya, Rebekah, et même Kol, ne s'inquiètent de ton départ inexpliqué. Es-tu fier Niklaus ? D'avoir causé une angoisse inutile au sein de ta fratrie ?

Il lâchait son frère, le regard noir fixé sur lui. Il contractait sa mâchoire suite aux dernières paroles de son frère, ces paroles qu'il avait répétées des centaines de fois, ces fameux propos sur ces cercueils si populaires. Pendant de longues secondes, il ne disait rien, laissant le calme environnant planer sur la demeure "familiale". Elijah se retenait, à plusieurs reprises, de donner le premier coup qui lancerait une bataille titanesque. En bon noble qu'il était, il prit une profonde inspiration en ancrant son regard meurtrier dans celui de son frère, livrant ses paroles qu'il avait préparés durant ce silence.

-La définition d'une démence mentale est de faire les mêmes choses constamment et d'attendre un résultat différent et c'est sûrement ma quête pour ton sauvetage qui me fait perdre la tête. Il fut un temps où je pensais ne plus avoir à t'infliger ce genre de paroles mais pourtant nous voici, de retour avec tes fidèles cercueils. Il secoue sa tête, de dégoût et se rapproche une nouvelle fois de Niklaus. -Depuis plus de 10 décennies, je te montre mon allégeance pour toi, j'ai supprimé tous mes désirs personnels au nom de ta *Il regardait avec dégoût son frère de la tête aux pieds* ridicule rédemption, et pourtant, tu oses me menacer avec ta saugrenue dague.

Ne laissant pas la possibilité à Niklaus de répondre, il reprit immédiatement, sans fléchir son ton austère.

-Je te ferai bien évidemment des sermons que cela te plaise ou non, car je ne veux pas que Hope te voie aussi pathétique, sournois et fourbe. Hayley a déjà éloigné Hope de toi, et je peux l'aider à le faire une seconde fois.

C'était certain, la partie était loin d'être gagnée.
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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Jeu 23 Nov - 3:49




« Les liens familiaux sont la destruction finale »


J'avais commis l'erreur monumentale, celle de laisser le masque moralisateur s'imposer à travers les discours de mon frère. De plus, les mots se protégeaient aussi de leurs plus sombres secrets, alors pourquoi croire aux paroles d'un frère transpirant l'orgueil ? J'aurais dû, avant de partir de la Nouvelle-Orléans, trouver un moyen de les rendre amnésiques pour éviter de perdre mon temps avec des broutilles. Ses reproches ainsi que sa voix assassine me procurèrent un certain réconfort, il n'y avait pas que moi, qui avait des envies de meurtres, à cet instant. Par conséquent, je n'avais porté qu'une faible attention à l'attitude ridicule de mon frère aîné pestant déjà ses critiques déplacées. Mais je n'avais pas le temps de m'expliquer là-dessus, la situation était plus urgente qu'une querelle de famille. Alors, je me contentais d'observer ses moindres mimiques, ses déplacements pour assembler ses faiblesses. Elles pouvaient détruire son âme, et le condamner à n'être qu'une enveloppe vide éternellement, mais il existait une sentence bien pire.

Ses approches menaçantes traduisaient un manque de confiance flagrante dans ses actions et s'il pensait, que me mettre de mauvaise humeur avec ses provocations, était une solution, il se fourvoyait. J'étais bien meilleur joueur dans ce domaine, je concluais rapidement que riposter avec agressivité ne servirait à rien, juste à dévoiler une image si prévisible. Alors, l'ignorance entrait dans la partie pour jouer sa plus belle scène, car l'importance n'était pas là, une nouvelle fois.

Je m'approchais du visage de mon frère pour lui souffler, muni d'un sourire cassant :

« - Je vois. »  sans intonation particulière dans la voix. Puis, je m'échappais en vitesse vampire rejoindre le hall d'entrée de la bâtisse. Je me stoppais ayant trouvé un champ de vision assez large pour apercevoir les différentes entrées potentielles d'Elijah. J’entrelaçais mes mains derrière le dos accentuée par une posture hautaine, je prenais la parole en élevant la voix :

« - Maintenant que je possède toute ton attention, écoute-moi sérieusement au lieu de te porter par ta rancœur [...] ». Quand les choses dépassaient notre raisonnement, il fallait savoir les laisser partir. 

Je scannais l'horizon d'un moindre bruit, du moindre tremblement, je rajoutais d'une voix narratrice - ou irrationnelle - :

« - [...]. Écoute attentivement la comptine préférée de Hope, veux-tu. Blacktown, ville fantôme se nourrissant des démons de ses habitants, trouvait élégance dans le cœur de ses touristes. Renaissance, décadence, cette ville énigmatique regorge d'incroyables rebondissements suspects. Au départ, on croit à une hallucination ou un simple moment d’égarement, et la réalité s'installe, la folie l'emporte car tu ne contrôles plus aucun de tes mouvements. Alors oui, c'est au-dessus de tout ce que nous avions vécu par le passé ou presque [...] ». tournant sur moi-même.

Je marquais une courte pause en arrêtant toutes gestuelles et empruntais un ton rythmant la conviction :  

« - [...]C'est pourquoi, nous devons avoir confiance en personne, agissons par instinct, ne négligeons pas les légers détails. On croisera peut-être aussi sur notre route, des anciennes histoires, d'autres à renaître. Fais toi confiance, nous avons toujours le choix face à cette machination mentale. Mais n'oublie pas notre l'objectif premier : vaincre cette porte de l'enfer et en bonus, la conquête de cette ville. Partager cette aventure avec moi, t'offrira, je l'espère, la prise de conscience des risques palpables à ton égard et ainsi découlera la leçon suivante : la solution n'est toujours pas de te protéger, mais de t'ouvrir à la réalité des choses pour avoir les meilleures armes pour combattre. Et il me semblerait judicieux de mettre fin à cette entité maléfique qui pourrait se propager aux portes de la Nouvelle-Orléans, par exemple. Parce que, cette vérité qui commence à se créer ne serait qu'un tissu de mensonges. Fin de l'extrait. » disais-je avec une jovialité déconcertante dans la voix.

Un sourire s’élargissait sur mes lèvres, traduisant une certaine satisfaction et montais d'un ton dans la voix  :

« - Une simple question Elijah : es-tu prêt à combattre ou laisser le passé bousiller ton avenir ? Avec ou sans toi, je parviendrais à écraser cette menace que je juge plus dangereuse que ce genre d'enfantillages familiales. Les jeux sont lancés. » imposais-je à travers mes mots.   

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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Ven 24 Nov - 20:38
Les liens familiaux sont la destruction finale

Family is power est l'une de ses répliques les plus connues. Ces trois mots, souvent utilisés lors de grands dangers ou de grandes crises, étaient ancrés dans la mémoire de chaque Mikaelson. Cependant, Niklaus semblait défier son frère aîné en ruinant cette devise.

Voir son frère aussi loin de lui-même, aussi hautain et incompréhensif dégoûtait Elijah. Lui qui aimait, certes, son frère, haïssait le voir agir de cette manière-là. Ce même comportement là, chez ses ennemis, lui faisait sortir rapidement ses crocs pour les achever rapidement. Il était évident que cette attaque n’allait rien faire contre Niklaus, hormis attiser davantage sa haine pour le discours moralisateur d’Elijah. Discours, qui pour la peine, n’allait pas disparaître. Aussi borné qu’il fût, il n’allait pas se taire jusqu’à temps qu’il se retrouve dans un cercueil ou la nuque brisée.

Il sentit son cœur exploser de rage lorsque Niklaus évita tout simplement de répondre aux accusations et questions qu'Elijah lui avait posées. Si faible, si enfantin, si ridicule. Le voyant partir, l’originel regardait droit devant lui, où il pouvait apercevoir le capot de sa voiture qui devait surement se demander pourquoi elle avait dû faire autant de route pour une impasse monumentale. Sa moue, révélatrice d’un ennui profond, s’accordait parfaitement avec ses prunelles dénudées de joie.

Se retournant, ayant remis ses deux mains dans les poches de son pantalon, il écoutait le chétif discours de son frère, qui s’enfonçait un peu plus dans l’aveuglement permanent. Pour Elijah, cette ville n’était que l’enfer au sens propre, une prison où les démons les plus indéchiffrables et obscurs y étaient les gardiens, un lieu parfait pour les amateurs de la mort. Ce n’était en aucun cas un lieu pour une adolescente comme Hope.

S’avançant calmement vers le hall d’entrée où Niklaus venait d’entrer, il observait la décoration rustique en passant son index et son majeur sur l’encadrement de la porte d’entrée. Sa peau se recouvrait d’une moyenne couche de poussière qu’il détruisait en frottant ses doigts. Il se mettait de profil, observant l’épaisse forêt qui encerclait le manoir, et prit la parole, sans porter d’attention pour son frère.

-Niklaus toi qui aimes par-dessus tout l’art, tu devrais savoir qu’il y a quelques années, un auteur français, Pierre Véron a dit « La folie signifie la désertion à l’intérieur ». Vouloir me faire croire que Blacktown est la ville préférée de Hope est absurde. .Tournant la tête vers lui, un sourire amusé sur les lèvres, il reprit. -La vie que tu mènes n’est qu’un perpétuel vide. Tu as choisi de vivre ici en compagnie de Hope, sans nous consulter, car tu savais qu’aucun de nous n’allait te suivre. Durant son enfance, Hope était une jeune fille rêveuse, qui s’imaginait souvent du prince charmant dans son royaume imaginaire, je doute que Blacktown, la ville où l’abîme attend les âmes innocentes à chaque coin de rue, soit son pays qu’elle rêvait en dormant.

Enlevant sa veste pour la lancer dans le manoir, où elle atterrit négligemment sur le porte-manteau de l’entée, signifiant ainsi à Niklaus qu’il allait rester ici un petit moment, il fit abstraction de la petite histoire que son frère. Alors qu’il parlait, Elijah s’occupait de « caresser » les feuilles d’une fleurs plantée dans un pot de fleur à l’entrée faisant plus attention à ne pas froisser la feuille, qu’à écouter Niklaus. Remettant sa main dans la poche de son pantalon, il se tournait vers Klaus, la tête fièrement levée.

-Blacktown est idyllique, utopique pour toi certes. Mais, vois-tu, il me semble avoir compris quelque chose d’essentiel. .Il plisse les yeux. -Tu as subitement quitté la Nouvelle-Orléans car, Marcel a pris le dessus sur toi. Tu ne supportes pas la défaite n’est-ce pas ? Alors, pour te convaincre toi-même que tu .Il affiche une grimace de dégoût reste toujours le puissant, craint et invincible hybride originel, tu te mets en route pour conquérir une ridicule ville comme Blacktown où la concurrence est inexistante. Niklaus, il penche sa tête d’un air faussement déçu -Je pensais que tu étais beaucoup plus courageux que ça, en réalité tu n’es qu’un faible qui ne supporte pas la défaite. Que vas-tu faire si un homme comme Marcel vient reprendre le contrôle de cette ville ? Tu vas partir, une nouvelle fois, à la recherche d’une nouvelle cité à conquérir, en déplaçant Hope dans un autre cadre de vie, une nouvelle fois ?

Sèches, froides, presque ingrates, telles avaient été les paroles d’Elijah. Tout le monde savait que lorsque l’originel était vexé, il ne mâchait pas ses mots pour exprimer son opinion. Pour lui, les mots étaient beaucoup plus blessants que les coups, car ces derniers disparaissaient au fil du temps, tandis que les mots étaient immortels dans notre esprit. Le but n’était pas d’humilier son frère, mais de le pousser dans ses retranchements pour qu’il livre, presque inconsciemment, les paroles qu’il avait sur le cœur.
Baissant le regard, pour permettre à son frère d’encaisser les paroles, il le relevait quelques secondes plus tard, s’approchant un peu plus du seuil de la porte, provoquant son frère.

-Une simple question Niklaus. Es-tu prêt à croupir dans cette ville, te dégradant encore plus, ou es-tu prêt à laisser ton bon sens te protéger, à la laisser redevenir l'homme que tu étais lorsque tu as appris que tu allais être père, l'homme qui a juré d'éternelles fois de brûler vivants les personnes qui osaient s'en prendre à notre famille ? Demanda-t-il à l'aide de son regard devenu plus doux.

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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Sam 2 Déc - 11:46




« Les liens familiaux sont la destruction finale »


J'avais dans ma mémoire mes faiblesses, et au creux de mes mains, toutes mes forces aussi. Le message était doté d'une extrême étrangeté et reflétait toute sa complexité comme tout être. Mes paroles, mes gestes n'étaient que des duperies comblées par cette envie secrète de protéger les miens. Peu importe, si mes proches se mettaient en travers de mon chemin, ils comprendront plus tard. C'était juste trop tôt pour dévoiler mes plans, aussi rapidement, il fallait y planter la graine, peaufiner ses conversations pour amener mes interlocuteurs sur une autre voie. Le mensonge était une de mes qualités, alors pourquoi pas l'utiliser à bon escient même si cela était contradictoire. Il pouvait, lui aussi, préserver le mystère, la curiosité pour le rendre encore plus réaliste. Pour le pire ainsi que le meilleur, la fratrie Mikaelson surmontera cela, ensemble, toujours.

J'observais mon frère aîné d'air perplexe face à ses paroles dépourvues cruellement d'informations et laissais divaguer ses conclusions hâtives. Il empruntait une citation d'un auteur inconnu concernant la folie. Il avait tord. Le déséquilibre mental apportait l'ecchymose qui rythmait la raison dans toute sa splendeur. Il permettait de voir au-delà des barrières raisonnables, de toucher l’invincibilité pour vaincre ses peurs ainsi que ses ennemis. Alors oui, je demeurais un fou, un désaxé conscient de ses faits et gestes pour se fondre dans une spirale dont je sortirais vainqueur. Je n'étais pas égaré, je savais sur quel chemin danser. Scrutant ses moindres gestes prétentieux, je fus néanmoins agressé quand il pointait du doigt le sujet 'Marcel'. Comment pouvait-il dire cela, alors que je mettais battu corps et âme pour reprendre le contrôle de ma ville ? Que j'avais prôné notre dicton célèbre de notre fratrie ? Que j'avais protégé Hope d'un destin mortel, peu importe les conséquences ? Il se fourvoyait complètement. Intimement blessé par ses propos-là, je me contentais, sur le moment, de serrer les dents et d'encaisser. Elijah semblait sévère à mon égard dans ses dires empestant la morale comme à son habitude. Sa venue promettait d'être électrique et là était le challenge ficelé de paradoxes incompréhensibles.

Ses éloquences terminées, je fusillais l'aîné d'un regard oppressant et sifflais le silence pendant un moment. Réagir avec impulsivité n'était pas la bonne manière de lui répondre, elle ne serait que vérité face aux propos d'Elijah.

Je restais sagement à ma place en lui donnant un sourire cynique et rétorquais :

« - Je connais aussi un aphorisme précédant sa légende, la folie résout tous nos maux. C'est une autre ouverture d'esprit que je suis prêt, maintenant, à explorer dans toutes ses facettes. Tu devrais en faire autant, tu serais surpris de ses bénéfices Elijah. » disais-je avec conviction.

Le regard cintré d'une lueur électrique, je passais ma langue sur mes lèvres et rajoutais en roulant des yeux :

« - Vois-tu, mon frère, j'ai usé de mon droit parental. En quoi devrais-je vous consulter ? Dois-je aussi vous consulter toutes mes actions, tel un enfant ? C'est une blague, j'espère. De plus, je n'ai pas dit que Blacktwon était la ville préférée de Hope, puisque son cœur appartient à la Nouvelle-Orléans. J'ai juste cité son histoire préférée, rien à voir avec son appartenance ici. » rétorquais-je d'un son sec.

Néanmoins, je haussais la voix :

« - Crois-tu, que j'ai emmené Hope ici pour lui montrer un monde bourré d'illusions ? Le monde qu'elle s'imagine encore n'existe pas, il perdure juste dans son esprit pour garder l'équilibre. Et sincèrement, je préfère lui montrer le vrai visage des astres que de cacher les monstres courant nos rues. Alors tu arrêtes de croire que tu peux avoir une meilleure éducation pour elle parce que même toi, tu te fourvoies d'illusions. C'est pathétique. » lâchais-je une nouvelle fois, sur un ton sec.

Soudainement, je fis les cent pas pour émettre une certaine réflexion et surtout pour calmer l'impulsivité qui s'immisçait peu à peu dans mon âme.

« - Marcel n'est pas la raison de mon départ précipité et il ne le serait pas jamais. Il n'est qu'un crétin qui enchaîne les comportements pathétiques, j'aurais dû le tuer dès que l’occasion s'offrait à moi. Il n'est rien, et n'est, en aucun cas, un roi. Il est juste une de mes marionnettes [...] »  Je me stoppais et fis face à mon frère : « - [...] comme toi » couronné d'un sourire cassant et insistant sur mes mots.

Avec vivacité, j'attrapais le veston de mon frère pour lui lancer au visage comme un vulgaire sac plantant mes pupilles dans les siens :

« - Je ne ressens que de l'indifférence à tes mots. Tu devrais partir trouver un autre logis, car il est évident que tu es bien plus faible que moi à cracher ton venin, comme toujours. L'homme est faible quand ses blessures refont surface, et c'est le cas pour toi. Always and Forever n'était qu'une rhétorique souillée nos actes. »

Je haussais les épaules et tournais les talons :

« - J'ai des choses à faire, je ne te raccompagne pas, tu connais la sortie. » crachais-je d'impatience.

La difficulté était de plus en plus pesante, et il était hors de question que je brise le pacte avec moi-même. C'était à moi seul de m'occuper de ce problème pour ma famille, pour elle. Bien sûr, que les mots assassins de mon frère aîné ne me laissèrent pas indifférents. Peu importe.        

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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Ven 8 Déc - 16:43
Les liens familiaux sont la destruction finale

Family is power est l'une de ses répliques les plus connues. Ces trois mots, souvent utilisés lors de grands dangers ou de grandes crises, étaient ancrés dans la mémoire de chaque Mikaelson. Cependant, Niklaus semblait défier son frère aîné en ruinant cette devise.

Avait-il vraiment tourné la page ? Avait-il vraiment perdu tout espoir en sa propre famille, en son propre sang ? Pour quelles bonnes raisons faisait-il cela ? Tous ces questions commençaient à empêtrer l’esprit d’Elijah, qui, pour l’une des rares fois depuis bien longtemps, ne voyait aucune issue possible avec son frère. Il semblait bien déterminé à le repousser, à le faire fuir en jouant son plus mauvais et sournois caractère qu’Elijah détestait bien. Nul doute qu’il connaissait parfaitement les faiblesses de son frère ainé pour agir de la sorte avec lui. Il savait ce qu’il aimait, il savait ce qu’il détestait et en profitait pour s’amuser avec l’Originel. Cependant Elijah connaissait également Niklaus, pour savoir qu’un si mauvais comportement cachait une crainte, ou un objectif que seul Niklaus connaissait.

Elijah devait redoubler d’efforts pour trouver ce que Niklaus avait derrière la tête, sans se laisser manipuler par ses quelconques idioties qu’il racontait à longueur de journée. Une chose est sûre, et, même si sa relation se détériorait avec son frère, il ne partirait pas, c’était décidé. Rien ne lui fera changer d’avis, pas même cet atroce regard noir que son frère lui lançait. Tapotant ses doigts sur le mur en pierre de l’entrée, il laissait entendre un « hm » très amusé tout en baissant la tête. Bougeant son pied gauche comme pour observer son soulier parfaitement ciré, il prit la parole, sur le même ton froid et sec qu’auparavant.

-Quiconque a crée cet aphorisme se trompe. La folie ne résout pas nos maux, elle en crée davantage. Tu es devenu à ce point irréfléchi pour tomber dans ce panneau ?
Il releva son regard vers son frère

-Niklaus, le but de notre existence n’est pas de tester des idioties à droite à gauche comme tu le fais là, mais de rester unis. Peu importe ton jugement, je continuerais de le répéter.

Malgré son caractère plutôt pacifique, Elijah commençait à voir rouge face aux différents propos de son frère. Il ne pouvait plus supporter cette mauvaise foi constante qui le poussait à renier ses torts pourtant bien évidents. Il ne pouvait s’empêcher de sentir ses nerfs se tendre lorsqu’il pensait à Hope, ici, loin de tout bonheur. Certes, Niklaus marquait un point lorsqu’il disait qu’il utilisait son droit parental, mais, en tant qu’oncle, il avait son mot à dire.
Tournant subitement le dos à son frère, en passant une main sur son visage, il s’éloignait de la porte d’entrée, sans pour autant partir très loin. Il regardait les environs, en respirant le grand air frais pour ranger son impulsivité. Cependant, son ton devient légèrement plus agressif.

-Qui est le plus pathétique d’entre nous lorsque tu amènes ta fille ici, alors qu’elle a souffert durant son enfance, pour la confronter au « vrai » monde rempli de danger ? Il se retourne vers Niklaus, pointant le sol de son index droit, mettant son autre main sur sa hanche. Blacktown est un véritable enfer, Hope a déjà supporté de nombreuses épreuves durant son enfance, elle a surtout supporté tant bien que mal ton absence pendant cinq longues années Il hausse la voix soudainement. -Elle n’a certainement pas besoin de voir la cruauté et le danger de ce monde maintenant ! Elle a plutôt besoin de passer du temps avec son père, dans un foyer chaleureux et sain. Comment peux-tu être aussi pathétique pour oser l’emmener ici, pour oser l’écarter une nouvelle fois, de sa famille ?! Il pointe du doigt son frère. Peu importe que tu exerces ton légitime droit parental, je ne tolère pas ceci Niklaus, d’autant plus que tu n’as même pas demandé l’avis à sa propre mère. Hope a une mère, au cas ou tu l’aurais soudainement oublié.

Il se tut un instant, laissant le calme reprendre place dans l’atmosphère qui devenait de plus en plus électrique et s’approchait de son frère, calmement.

-Inversons les rôles. Aurais-tu aimé qu’Hayley parte sans te prévenir avec ta fille ? Aurais-tu aimé qu’elle éloigne Hope de toi, sans aucune raison ? Il secoue sa tête. -Non, tu n’aurais pas apprécié ceci. Je t’entends déjà hurler des menaces à son égard. Alors, imagines l’état d’Hayley en ce moment. *Il lève la main en l’air, pour retenir une remarque de son frère. -Non, elle ne viendra pas ici, tu es en tort, tu dois régler ça.


La tension montait progressivement, rendant l’atmosphère dangereusement pernicieux. Lorsque Niklaus attrapa son veston, il contractait sa mâchoire, sentant son impulsivité si rare, naître. Les propos de son frère, additionné avec ce geste, fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elijah, sans avoir montré de signe avant coureur, donna un coup dans le ventre de son frère, avant de le prendre par le col et de le lancer violemment sur le sol, devant le manoir. Il déboutonna le bouton de sa veste, afin de faciliter ses mouvements. Il marchait vers lui, en reprenant la parole.

-Always and forever EST une devise à laquelle toute notre famille se rattache, Always and Forever est la raison pour laquelle nous sommes encore l'une des familles les plus importantes du surnaturel, il donnait un coup de pied dans les côtes de son frère, Always and Forever est la fierté des Mikaelson !

Il s'accroupit, pour être à la hauteur de Niklaus, et prit son visage dans sa main droite, exerçant une pression excessivement forte.

-Alors non, que je sois une marionnette ou non, je ne partirais pas d'ici, que cela te plaise ou non, car j'ai fait la promesse d'être à tes côtés...Always and Forever. Alors, même si je dois supporter ton tenace caractère, tes ridicules menaces et tes fausses vérités, je les supporterais, mais je ne quitterais pas cette ville, sauf si tu m'expliques enfin pourquoi Blacktown t'intéresse tellement.

Il lâchait finalement son frère, d'un geste rempli d'aversion et de colère.

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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Mar 12 Déc - 20:01




« Les liens familiaux sont la destruction finale »


Prévisible d'entendre encore jacasser Elijah après ma demande de départ, pourtant, elle était remplie de politesse à son égard. Je commençais sacrément à perdre patience face à son caprice enfantin. De quel droit osait-il rétorquer de la sorte ? Le droit familial ? Voilà, l'exemple flagrant que la famille pouvait tout se permettre, néanmoins plus avec moi. Lassé de son comportement à l’odorat prétentieux, il était à deux doigts de sortir la bête de son ombre. Le problème n'était pas son entêtement pour une conversation vouée à l’échec, mais sa présence était néfaste pour l'accomplissement de mon plan. Devais-je me montrer plus féroce dans mes gestes pour m'opposer à lui ? Dans le passé et à maintes reprises, j'avais su vaincre sa morale si impuissante, ce n'était pas aujourd'hui que ses choses-là allaient changer. Pourtant, je stoppais ma direction opposée à l'entente de ses mots, et tournais légèrement la tête. Il cherchait clairement à me provoquer quitte à souffrir. Il se fourvoyait et demeurait égoïste dans ses futiles sages paroles, la folie permettait d'emprunter un chemin périlleux pour sentir sa véritable existence. Elle permettait aussi, de voir ce qui n'était pas visible, d'emprunter une voie plus sombre, plus palpable. Comme toutes choses, il y avait l'équilibre de ses avantages et de ses inconvénients, encore, fallait-il le comprendre. Je levais les yeux au ciel quand il énonçait de rester unis pour quoi faire ? C'était assez affolant de le voir si démuni face à mes propos qui pour lui, était bourré de conneries. Pourtant, ce n'était pas le cas, mes dires étaient sincères, la vérité révélée causait souvent la souffrance, était-ce triste ? Non, pas le moins du monde.  

Brusquement, je me retournais quand il souffla le prénom de ma fille et de sa conclusion, encore une fois, trop hâtive. Mais il fallait le pardonner, il ne savait rien de mes agissements en me retrouvant ici. Et il ne saura rien de plus. C'était mon combat, pas le sien. Étais-je dépourvu d'intelligence pour avoir décidé d'emmener Hope avec moi ? Certainement pas. Il avait une raison pour toute action, un jour, il l'apprendra, un jour, il comprendra et ce jour-là, il regrettera son comportement. Peu importe. J'observais scrupuleusement mon demi-frère récitant sa comptine de mauvais lien paternel pendant que mon esprit se demandait ce qu'il restait dans le réfrigérateur ainsi que la carcasse maintenant sèche pourrissant dans mon musée des horreurs. Je perdais mon temps à converser avec lui, enfin mon corps physique perdait son temps, mon esprit non, lui était dans un autre monde parallèle. Aucune mimique faciale, rien de ce qu'il pouvait crier me fit frissonner. Tout cela m'était égal, même le silence était plus musical qu'Elijah, plus plaisant à écouter. Je n'avais pas besoin de cela en ce moment, et ce n'était pas lui qui allait me prouver le contraire. Pourtant, le son de la voix de Cami résonnait dans les limbes, prouvant sa subtilité à être de retour parmi les vivants. Je taisais cette voix, et restais fermement encré avec mon idéologie du moment. S'il savait comme je me délectais de voir de Hayley et compagnie dans une position délicate à mon sujet, il serait bien déçu, pauvre frère.  

Mon visage impassible laissait place à celui de la stupéfaction, Elijah laissait ses nerfs le guider dans un enchaînement de coups. Ce n'était que mérité, mais hélas, il n'avait aucun impact sur moi, juste le sentiment de vengeance et de souvenirs insupportables. Il cracha alors son éternel Always and Forever, en se protégeant encore derrière ce diction crée par moi. D'un sens, j'étais assez fier d'avoir inculqué ce proverbe, Elijah était plus loyal que moi, je ne l'étais. Il comprendra un jour, encore une fois. Un autre coup, un son grinçant au fond de ma gorge et une sale envie de l'étriper à mon tour ou de crucifier son corps en guise de sonnette du manoir. Là, c'était trop. D'un seul coup, la rage s'empara de mon être et j'étais prêt à rétorquer, mais visiblement pas assez vite. Encore, il me touchait, encore, il pestait d'une haleine agressive, toute son incompréhension me demandant mes intentions à Blacktown en faisant craquer ma mâchoire. Quel crétin, s'il pensait que la violence était la meilleure façon de traiter avec moi, il se trompait. Mikael. Après sa crise existentielle, je remettais ma mâchoire en place grâce à l'affront du mur et de mon visage que je m'étais octroyé en vitesse vampire. Étais-je fou pour quitter le regard menaçant de mon frère dans un geste complètement invraisemblable ? Certainement pas. Possédé oui, par l'envie de me battre contre cette chose impalpable qui pourrissait mon esprit.

Quelques secondes à masquer les yeux d'un jaune étincelant, je me retournais et dessinais un sourire qui se valait moqueur, je prenais la parole à mon tour :

« - Je vois. C'est tout ? Tu as fini ton monologue ? Ne t'attends pas à ce que je retourne tes coups, je demeurerais trop prévisible. » en passant mon pouce sur ma lèvre inférieure pour y savourer mon propre sang.

Je lâchais un fort soupir tout et fixant mon demi-frère d'un regard assassin :

« - C'est triste de se raccrocher à cette phrase maudite, elle ne veut strictement rien dire, et même si tu te persuades du contraire. Tu n'es qu'un idiot pathétique, regarde-toi à agir comme Mikael quand on se confronte à son avis opposé. Sache que, je ne suis pas déçu de toi, tu as réagi sur le coup de la colère, je le comprends, après tout, tu tiens cela de ton père   » en bousculant mes mots d'une voix sévère.  

Je posais mon index sur mes lèvres et reprenais une certaine prestance tout en marchant avec sérénité vers Elijah :

« - À y réfléchir, je t'autorise à rester ici. Mais ne t'avises plus à porter un autre coup de peur de voir resurgir ta plus grande angoisse : la mort expéditive sans connaître le bonheur avec Hayley. C'est une menace et non un conseil, évidemment. Maintenant, je te prierais de ne plus gâcher mon air et de porter tes bagages dans ta chambre qui n'attend que toi ! » finissais-je d'un sourire cassant et le regard d'un noir intense.    
   
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MessageSujet: Re: « Les liens familiaux sont la destruction finale »  Ven 15 Déc - 16:23
Les liens familiaux sont la destruction finale

Family is power est l'une de ses répliques les plus connues. Ces trois mots, souvent utilisés lors de grands dangers ou de grandes crises, étaient ancrés dans la mémoire de chaque Mikaelson. Cependant, Niklaus semblait défier son frère aîné en ruinant cette devise.

Il était évident que chacun avait la certitude de faire les meilleurs choix possibles au cours de sa vie. Chacun d’entre nous a déjà eu l’audace de dire une fois dans son existence, qu’il a fait le bon choix, le plus raisonnable, le plus digne. Au premier abord, chacun avait ce défaut si répandu de ne pas vouloir changer d’avis, d’être convaincu que l’autre se trompait, d’être convaincu que son acte était réfléchi et efficace.
Mais, comment changer d’avis sur notre action ? Comment faire supprimer cet entêtement presque maladif ? Comment réagir lorsqu’une autre personne, désapprouvait totalement l’acte qui…était si merveilleux et intelligent selon vous ? Certaines personnes auront l’intelligence de se remettre en question, d’autres...crieront sur tous les toits leur refus catégorique de changer d’avis.
Alors, quand deux Mikaelson, autant têtus l’un que l’autre, débattaient sur un fameux choix, la discussion était vite fermée. Elijah n’allait pas changer d’avis, Niklaus n’allait pas changer d’avis. Une chose est sûre, ils étaient bien frères.
Cependant Niklaus ne semblait plus autant réceptif au mot « famille » et aux significations qu’elle comportait qu’avant. Il avait comme tourné une page, comme changer d’état d’esprit ; ce qui ne plut pas bien évidemment pas à Elijah, lui, qui prônait depuis toujours l’idée qu’une famille doit être atrocement unie.

Elijah avait déjà vécu les colères de son petit frère qui se croyait tout permis, dans le passé, mais il n’avait jamais expérimenté cette indifférence complète. En effet, Niklaus ne semblait réagir à aucune parole, c’était comme si son frère n’avait rien dit après tout. Elijah se sentit presque déçu de ne pas savoir parler à Niklaus comme Camille le faisait, au moins…il l’écoutait un peu plus que lui. L’homme si noble, si froid, mais pourtant muni d’un grand cœur ne voyait plus aucune piste pour raisonner son frère. Même les mots concernant sa fille ne le firent pas si réagir que ça.

Cependant, il remarquait bien un éclair de surprise lorsque les coups commençaient à pleuvoir, comme s’il ne s’attendait pas à une telle réaction. Elijah était peut-être calme en temps normal, mais il pouvait être tout bonnement imprévisible, comme le reste de sa fratrie. Il remarquait vite que ses mots n’avaient encore une fois aucun impact sur son frère, hormis d'accroître sa rage déjà importante. Alors, après le dernier coup, il remit ses mains dans ses poches, retrouvant son allure noble, et observa Niklaus se relever.

Ses sourcils se fronçaient brusquement, sa tête tournait sur le côté. Oui, Mikael, il n’avait pas pensé à lui, mais pourtant, il devait reconnaître que son frère marquait un point. En revanche, son but n’était pas de donner des coups inutilement comme l’avait fait son père, mais de transmettre un déclic chez Niklaus, qui visiblement, tardait à arriver.
Son regard se raviva d’un éclair de vivacité, qui le fit relever la tête. Il avait donc osé le menacer, une fois de plus. Certes, au cours de son immortalité, son frère l’avait menacé de nombreuses reprises, souvent inutilement et pathétiquement, mais aujourd’hui, le noble originel sentait comme une pointe de sincérité, d’extrême folie chez lui…Il pouvait être sérieux. Alors oui, Elijah pouvait enfin répondre à cette question : Son frère avait définitivement tourné une page….
Pendant de longues secondes, voir minutes, Elijah laissait planer le silence, en fixant néanmoins son frère. Le temps s’était arrêté une nouvelle fois entre les deux têtes fortes de la famille originelle. Il laissait volontairement le silence s’installer, réfléchissant aux piquantes phrases qu’il allait dire, dont seul lui avait le secret. Peu importe si cela allait faire réagir Niklaus, il s’en fichait. Son frère avait été trop loin, et il comptait bien le lui montrer.

Prenant une profonde inspiration, il remettait convenablement le bouton de sa veste pour la refermer, avant de reprendre la parole.

-Tu sais Niklaus, j’ai longtemps cru en toi, longtemps admirer tes pathétiques talents à ruiner tous mes efforts pour ton inexistante rédemption, longtemps saigner à tes côtés pour que tu puisses montrer hypocritement que tu es le roi, alors que derrière le masque, se cache un petit garçon intimidé par son père. Si on m’avait dit un jour que tu deviendrais à ce point un piètre manipulateur qui ne possède une once de modestie, je t’aurais laissé piteusement sombrer dans les abîmes de la ville.

Tendant sa main droite en avant, il haussait les sourcils, accompagné d’un sourire faussement amusé.

-Oh, ne t’en fais pas Niklaus, j’ai bientôt fini, je sais comme ton esprit ne m’écoute pas, mais je tenais à te dire ça. Peu importe ta raison de ta venue ici, qu’elle soit bonne ou mauvaise, je ne te pardonnerai,il se rapprochait de l’oreille de son frère, ja-mais, de ton départ et de ce que tu viens de me dire là maintenant.

Brusquement, il prit le menton de son frère et le tournait vers lui, ignorant les menaces précédemment dîtes.

-Je ne vais pas rester ici, pour ton plus grand bonheur, je suppose, mais je vais retourner à la Nouvelle-Orléans. Ecoute moi bien Niklaus, je ne veux plus te voir mettre un pied dans cette ville, je ne veux plus que tu y ailles, je veux que tu restes ici, dans cette médiocre ville qu’est Blacktown, car, et je suis très sérieux, si tu remets un pied à la Nouvelle-Orléans, je serais le premier à t’éliminer. Il plisse les yeux. -Comme tu le vois, cracher des menaces est de famille.

Il lâchait le menton de son frère, sans rompre le contact visuel.

-Tu as sans doute tourné la page des Mikaelson, peu importe, cela te fera plus de temps libre pour t’amuser avec tes nouveaux pantins ici, mais, et encore une fois, je suis très sérieux Niklaus, je ne veux plus jamais entendre parler de toi. Tu as dépassé les bornes, et tu ne te rachèteras jamais auprès de moi. J'en ai assez de courir après toi..Klaus.

En l’appelant ainsi par le diminutif de son prénom, Elijah montrait bien qu’il était lui aussi capable d’être aussi cru et hard dans ses paroles. Même s’il prônait l’idée d’une famille unie, il pouvait tout aussi bien rayer des noms de sa fratrie, comme il venait de le faire.
Sans attendre une quelconque réaction, il lui tournait le dos, repartant vers la sortie du manoir.


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