AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Bienvenue sur DWRA amis rpgistes !
Le forum recherche :

Freya Mikaelson - Stefan Salvatore - Davina Claire - Alaric Saltzman
&
Des humains - Des Loups-Garous
&
Ainsi que d'autres personnages.

Partagez | 
 

 Alex A. Lewis ♠ Life is short, Death is forever.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
❝ Invité ❞
Invité

MessageSujet: Alex A. Lewis ♠ Life is short, Death is forever.  Sam 2 Sep - 20:44




Come out and play


Alex A. Lewis ▬ Monde 1 - The Dark Theater ▬ Hétérosexuel ▬ Andrew Cooper ▬ Vampire


I live   Caractère
JDo you have no soul ? It's like it died, long ago.



Lorsqu'il était humain, Alex était rêveur et plein d'espoir. Il rêvait d'une famille qu'il fonderait avec celle qu'il aimait, d'une maison qu'il achèterait. Il voulait croquer la vie à pleines dents.
Malheureusement, la guerre s'est installée, et les atrocités qu'il y a vues ont changé tous ses plans. Petit à petit, il finit par ne plus croire en son pays. Par ne plus croire en l'amour. Par ne plus croire en lui-même. Bref, la vie qu'il menait alors lui avait pris tous ses rêves. Il avait perdu tout espoir d'avoir la vie qu'il avait toujours voulu. Sa transformation en vampire accentua ce côté de lui-même. Oubliés, les rêves d'une famille à fonder ! Ne voulant plus espérer et attendre une vie qu'il n'aurait jamais, il décida d'éteindre son humanité. Il vivait désormais au jour le jour, sans se préoccuper de ce que l'avenir lui réservait.

Alex est souvent insensible et froid avec son entourage. En éteignant son humanité, toutes ses émotions, toutes ces choses qui le caractérisaient auparavant se sont envolées. Sa transformation en vampire ne l'a cependant pas changé en un monstre sadique assoiffé de sang. Il tuera un humain (ou un être qu'il jugera comestible) sans sourciller s'il commence à sentir sa soif le titiller ou s'il juge que c'est nécessaire, mais il n'est pas du genre à tuer pour le plaisir. En effet, il n'accorde pas suffisamment d'importance aux humains pour prendre le temps de leur enlever leur vie. Les laisser "profiter" de leur petite existence si misérable, c'était ça la vraie souffrance.

Le vampire a donc une vision très sombre de la vie, et éprouve une haine sans borne envers les humains. Peut-être parce que certains d'entre eux ont pu avoir la vie qu'il n'avait jamais eu. Qui sait ?
Cependant, il est déterminé. Il n'a pas pour habitude de baisser les bras, et s'il a quelque chose en tête, rien ni personne ne pourra l'empêcher de mettre son plan en place. Il sera prêt à manipuler ses amis et les rares personnes qui lui sont proches pour parvenir à ses fins. Alors, n'essayez pas de lui mettre des bâtons dans les roues, ou vous le regretterez amèrement.

Et pourtant, si vous êtes patient et observateur, peut-être pourrez-vous voir un semblant d'humanité au fond de son âme. Peut-être verrez-vous qu'il n'agit pas pour blesser les personnes qui l'entourent, mais au contraire pour les protéger. Et puis, qui sait, peut-être pourrez vous le sauver de lui-même ?





Before   Histoire
Stay away from me, I'm not the good guy in this story.




Mon histoire ? Ah, mais je serais plus qu’heureux de vous la raconter ! Personnellement, je la trouve hilarante. Enfin, c’est plutôt la vie que je mène maintenant qui est amusante. J’étais assez ennuyeux quand j’avais encore toutes mes émotions. Pardon ? Ah, oui, je brûle quelques étapes, veuillez m’excuser. J’ai tendance à vouloir aller un peu trop vite.

Tout a commencé le 4 juillet 1756 à Dayton, une toute petite ville de Virginie. C’est dans cette même ville que j’ai vu le jour pour la première fois. Je pense que l’on peut dire que j’ai eu une enfance plutôt heureuse, enfin, c’est ce que je croyais à l’époque. Ce que je pouvais être naïf… Oh, j’ai failli oublier de vous dire que j’avais une grande sœur, du nom de Chloe. S’il y avait bien une personne sur laquelle je pouvais compter, c’était elle, sans aucun doute. Jamais elle ne m’a laissé tomber, et nous étions vraiment très proches.

Par opposition, la relation que j’entretenais avec mon père n’était pas aussi… solide, en particulier lorsque la guerre a commencé. En effet, en 1763 débuta la Guerre de Sept Ans (opposant l’Amérique du Nord à l’Europe et blablabla, je vous épargne les détails ennuyeux).
J’avais sept ans à l’époque, et l’habitude de « jouer à la guerre » avec mes amis. Amis qui ne tardèrent pas à se moquer de moi et à me rejeter lorsqu’ils apprirent que mon père refusait de participer à cette guerre. Hé oui, mon père avait fui. Je ne parvenais pas à comprendre son choix. Tout ça n’était qu’un jeu après tout, non ? Alors pourquoi abandonnait-il ses camarades ? A partir de ce moment-là, mon père n’était plus qu’une immense déception à mes yeux.

En grandissant, cette déception n’a pas disparu, au contraire, elle s’est amplifiée. Il n’était qu’un lâche qui ne voulait pas risquer sa vie pour défendre la terre sur laquelle il vivait. Il voulait rester avec sa famille ? Soit. Mais une famille avait besoin d’être protégée. Et puisqu’il ne voulait pas prendre cette responsabilité, je le ferai.
C’est à cette époque que j’ai rencontré Lena. Je crois me souvenir que j’éprouvais des sentiments forts pour elle, comme…de l’amour. J’étais sur le point de la demander en mariage, quand j’ai su qu’une autre guerre avait été déclenchée. J’allais être appelé à me battre. Je ne voulais pas que Lena m’attende. J’avais vu des femmes malheureuses, attendant désespérément le retour ou une lettre de leur mari. Je ne voulais pas lui faire endurer ça. Alors, après une longue réflexion, je lui ai écrit une lettre dans laquelle je lui dis que je voulais rompre, mais sans pour autant lui expliquer les réelles raisons de cette rupture. Je voulais son bonheur, même s’il devait se faire sans moi.

Ne voulant pas laisser à mon père une deuxième occasion de fuir ses responsabilités, je le dénonçai aux autorités afin qu’ils l’emmènent de force au combat. Cette décision peut paraître cruelle, mais je pensais bien faire, à l’époque. Je fis la connaissance de nombreux camarades de guerre. J’étais heureux. Je voulais défendre notre terre quoi qu’il en coûte. J’étais vraiment inconscient… Un jour, alors que nous attaquions l’ennemi, j’ai été victime d’une embuscade. J’eus à peine le temps de me cacher derrière un mont de terre. Ils ne m’avaient pas vu, mais ça n’allait pas tarder. Tout à coup, j’entendis une voix que je reconnaissais entre mille : celle de mon père. Il leur disait qu’il se rendait, et qu’il était seul. C’est à ce moment que je les entendis. Deux coups de feu, brefs et violents. J’étais tétanisé par la peur et ne pouvais plus faire un seul mouvement. Que venait-il de se passer ? Je restais sans bouger pendant une éternité. Puis, je pris mon courage à deux mains et jetai un coup d’œil en direction des coups de feu. Il n’y avait plus personne. Non, plus personne à part un homme écroulé sur le sol, couvert de sang. Mon père. Il était mort. Par ma faute. Moi qui l’avais traité de lâche toute sa vie, moi qui me croyais mieux que lui et qui pourtant n’avais rien fait pour lui sauver la vie. La culpabilité prit place dans ma vie, dans mon âme, dans mon cœur. Jamais je n’ai pu et jamais je ne pourrai me pardonner sa mort. Je ne suis qu’un inconscient qui a tué son propre père.

Ah ! Vous avez cru que je ressentais encore des choses ? Raté, je vous ai bien eus ! Bon sang, je donnerais tout pour voir vos têtes à ce moment précis ! Bref, revenons à mon histoire. Et oui, la guerre n’était pas terminée, loin de là. Je souffrais énormément d’avoir été la cause de la mort de mon père. Cette douleur devenait insupportable, lancinante et présente dans mes pensées à tout moment. Il fallait qu’elle cesse. Alors, contre les ordres de mon supérieur, j’ai couru vers l’ennemi, sans armes. La mort serait certainement plus douce que cette douleur. Mais j’eus à peine le temps de faire trois pas que je marchai sur une bombe, et fus projeté en l’air. Puis, trou noir. Lorsque je me réveillai, j’étais dans une sorte de tente, éloignée du front me semblait-il. Mes idées étaient très vagues et je souffrais le martyr, mais surtout j’avais froid et je me sentais fatigué. Je n’avais qu’à fermer les yeux… Quand tout à coup, je sentis un liquide couler dans ma bouche. Je n’avais strictement aucune idée de ce que c’était, mais j’étais trop faible pour résister, alors j’avalai sans protester. Mes pensées s’éclaircirent et la douleur – du moins physique – disparut en un clin d’œil. J’ouvris les yeux et reconnut une personne qui m’était chère : Chloe. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Ne devait-elle pas plutôt être à la maison avec notre mère ? J’ouvris la bouche pour parler mais elle me fit signe de me taire. Je regardai le liquide qu’elle m’avait donné à boire, qui ressemblait étrangement à du sang. Du sang ?! Voyant mon regard inquiet, elle finit par m’expliquer que c’était en fait du sang de vampire (ce que j’ai eu énormément de mal à croire au début). Selon elle, ces êtres étaient des monstres assoiffés de sang et parfaitement insensibles, mais leur sang avait l’étrange capacité de guérir les êtres humains. Je tentais d’assimiler toutes ces informations avec difficulté. Comment avait-elle bien pu obtenir ce sang ? Mais je n’eus pas le temps de lui poser la question, car une violente explosion secoua la tente. Je tombai lourdement sur le sol, mais, par miracle, ne fus pas blessé. Ce ne fut pas le cas de ma pauvre sœur, qui se retrouva coincée en-dessous d’un lit. J’essayais en vain de le soulever quand je me rendis compte qu’elle crachait du sang. Elle allait mal. Très mal. Je cherchais des yeux le remède miracle qu’elle m’avait fait ingurgiter quelques minutes plus tôt, mais elle me serra la main et cligna des yeux. Il était trop tard. Elle planta son regard dans mes yeux et m’annonça de but en blanc que j’avais une autre petite sœur, nommée June. Elle me fit promettre de la retrouver et de la protéger, avant de mourir lentement sous mes yeux.

Un membre de ma famille venait encore de mourir devant moi. Je me croyais maudit. Qu’avais-je donc fait pour mériter tout ça ? Je refusais de penser à toute cette douleur tenace qui ne cessait de s’accumuler un peu plus chaque jour dans mon esprit. Les gens mourraient en masse autour de moi sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Je retournais au front, me contentant de suivre les ordres avec indifférence. Je ne vivais pas, je survivais. Je me contentais du nécessaire pour que mon enveloppe charnelle ne meure pas. J’avais fait une promesse à Chloe, et je comptais bien la tenir.

Le 4 juillet 1776 fut déclarée l’indépendance des Etats-Unis. Le jour de mon anniversaire. Quelle ironie. Le sort s’acharnait sur moi. La guerre n’était pas pour autant finie, et je continuais à me battre. Me battre pour quoi déjà ? J’avais oublié pour quelles valeurs je voulais combattre, j’avais oublié pour quelles raisons je voulais vivre. Alors que je cherchais une solution pour mettre fin à cette impitoyable souffrance, je me souvins des mots de ma sœur : « des monstres parfaitement insensibles ». C’était ça. Si je voulais me débarrasser de cette douleur, je devais devenir un vampire. Mais comment ? Désespéré, je sortis mon petit couteau de ma poche et entaillai largement mon cou, espérant que quelqu’un viendrait à ma rescousse et que l’on me soignerait avec du sang de vampire. J’étais en train de me vider de mon sang, et alors que j’étais sur le point de m’évanouir, pensant mourir pour de bon, quelqu’un s’approcha de moi et plaqua son poignet sur ma bouche. Je bus sans hésiter une seule seconde. Etait-ce une femme ? Un homme ? Aucune idée. Tout ce dont je me souviens c’est cette phrase que mon sauveur m’a murmurée avant de me briser la nuque « Fais de beaux rêves, mon cher. »

Je me réveillai auprès de mes compagnons, me demandant ce qu’il s’était produit. Mais, avant que je ne réalise ce que je faisais, je les avais tous vidés de leur sang. Qu’est-ce que j’avais fait ? J’étais devenu un monstre, et mes émotions avaient été amplifiées. J’avais fait tout ça pour rien. Je me mis dans une colère noire, tuant toutes les personnes que je croisais. Je m’arrêtais pour reprendre mon souffle et fermai les yeux. J’ai fouillé dans mon âme et le trouvai. Le bouton « off ». Lorsque je rouvris les yeux, toute trace de mon humanité avait disparu.

Après avoir quitté mon bataillon (à vrai dire, la guerre ne m’amusait plus), je me mis en route vers l’Italie, pays que j’avais toujours voulu visiter. Je pris le temps de me divertir à ma manière, c’est-à-dire en tuant des gens un peu au hasard. J’eus aussi de nombreuses conquêtes qui ajoutèrent un peu de piquant à mon séjour. Malheureusement, je fus contraint de quitter ce beau pays qu’est l’Italie. En effet, j’avais attiré l’attention sur moi, et les gens commençaient à se poser des questions, en particulier sur mon âge. Hé oui, les vampires ne vieillissent pas ! Je quittais donc le continent pour retourner sur ma terre natale, dans le but d’honorer la promesse que j’avais faite à ma défunte sœur : retrouver June et la protéger quoiqu’il arrive. Je me mis donc à sa recherche et fouillais l’Amérique de fond en comble – laissant quelques cadavres traîner au passage, bien sûr. Ne parvenant pas à la retrouver, je finis par m’installer dans une petite ville du nom de Blacktown.
Je continue aujourd’hui à la chercher sans relâche, et quoiqu’il puisse arriver, je sais qu’un jour, je finirai par mettre la main sur elle.





Now   Test RP
I tried to sell my soul last night, funny, it wouldn't even take a bite.



Venise, 1802

Le monstre hideux émit un rire qui semblait sorti du fin fond des enfers. Ses lèvres s’entrouvrirent, et sa bouche forma un horrible rictus, laissant apparaître ses dents. Ces dents qui, étonnamment, étaient d’un blanc d’une pureté fascinante. C’était sûrement la seule parcelle de son corps qui n’avait pas encore été atteinte par les ténèbres.
Alors, comme pour contrer cette théorie, il ouvrit encore plus la bouche. Les dents s’allongèrent alors à vue d’œil. Elles étaient désormais aussi pointues que de petits poignards que l’on venait d’aiguiser. Prêts à l’emploi.

Go through the day like knife through butter


La couleur de ses yeux restait indéfinie. Ils étaient sombres, évidemment, mais tout n’était que noirceur chez la bête. Ils semblaient avides. Avides de sang, bien sûr. Mais aussi avides de pouvoir. Si l’on osait s’approcher à ses risques et périls, et si l’on était bon observateur, il était possible d’apercevoir quelque chose de plus. Une lueur. Non pas une lueur d’espoir, brillante et lumineuse, signe d’amour et de paix. Non. Cette lueur-là était d’un rouge aveuglant, pleine d’une passion brûlante. Cette lueur-là se nourrissait de larmes, de cris, de souffrance. Cette lueur-là était semblable aux flammes vengeresses des enfers.

Your eyes as red as Christmas


La victime, tétanisée par la peur, horrifiée, n’avait pas eu le temps de fuir. Elle se contenta de fermer les yeux. Evidemment, c’était inutile. Mais, même si elle savait qu’elle allait mourir, elle ne pouvait pas supporter plus longtemps la vue de cette créature abjecte. Et, désormais, elle espérait que, quoi qu’il arrive après la mort, elle ne se souviendrait pas de cet être difforme, inhumain, qui allait lui ôter la vie.
Alors, le monstre attrapa la jeune femme d’un geste brutal, froissant par ailleurs la longue robe blanche, lumineuse, légère, dont elle était vêtue.

You dress in the colours of forgiveness


La créature des ténèbres s’approcha doucement, avec une lenteur exagérée, du cou de sa proie. Ignorant les hurlements déchirants de sa victime, il attendait, retardant encore le moment fatidique. Il se délectait. Ou peut-être comptait-il, amusé, les battements du cœur de la jeune femme, qui s’accéléraient de seconde en seconde. Il était comme un félin sadique qui jouait avec sa proie… Avant d’en finir, une bonne fois pour toutes.
Rien ne pouvait préparer la jeune femme à ce qui allait suivre. Comment aurait-elle pu savoir que la bête allait planter ses crocs pointus dans sa chair tendre ? Comment aurait-elle pu savoir qu’elle allait avoir la sensation qu’on lui déchirait la gorge ?
Mais tout ça n’avait plus d’importance. C’était fini. En quelques secondes, la bête s’était rassasiée. Et avait vidé sa proie de toute son énergie vitale.

Where there’s no daylight there’s no healing


Soudain, un bruit se fit entendre. Des cris. Le monstre secoua sauvagement la tête, lâchant un grognement sourd. Il prit sa tête entre ses mains, comme si le son provenait de l’intérieur de son être.
Mais les cris s’amplifiaient encore. La bête montra les crocs, feulant, tel un chat. Ce bruit semblait la perturber. Il fallait qu’elle trouve la source, pour remédier à ce problème au plus vite.
Le bruit venait d’une chambre. Alors, le monstre s’avança jusqu’à la porte.

Hope is where the door is


La créature ouvrit la porte sans ménagement. Celle-ci claqua avec fracas contre le mur, et, comme pour y répondre, les cris s’accentuèrent. Les muscles de la bouche du monstre se contractèrent, formant une grimace ressemblant vaguement à un sourire. Il était satisfait. Il avait trouvé la source.
Il s’avança vers le lit minuscule. Un berceau. A l’intérieur, un bébé. Pas plus de six mois. Sûrement réveillé par les hurlements terrifiants de sa mère, sans savoir qu’elle n’était plus de ce monde, désormais. Sans savoir qu’elle avait souffert atrocement.

Where no one can feel no one else’s pain


La créature ne bougeait pas. Le bébé s’était arrêté de pleurer. Il observait le monstre qui lui faisait face. Il n’était pas terrifié. Il n’avait pas peur. Il ne faisait qu’observer, silencieux. Et la bête, si agitée et brutale quelques secondes plus tôt, faisait de même. La scène paraissait irréelle. Etait-ce un rêve ? Nul n’aurait pu le dire.

It’s a dirty business dreaming, where there is silence and not screaming


Lentement, doucement, le monstre avança sa main vers l’enfant. Il tremblait. Ce n’était pas de légers frissons, non, c’étaient des spasmes qui agitaient tout son corps. Le bébé émit de petits sons, apeuré par les mouvements saccadés de la bête. Celle-ci grogna, secoua encore une fois la tête, et approcha davantage sa main de l’enfant.

You’re gonna sleep like a baby tonight


L’homme avait pris l’enfant dans ses bras. Car c’était bien l’homme, et non la bête, qui avait agi, cette fois. Avec beaucoup d’hésitation, les sourcils froncés sous l’effet de la concentration, il tenta de calmer l’enfant qui sanglotait, réclamant sa mère.
Les pleurs du bébé se calmèrent, et il finit par s’endormir dans les bras de l’inconnu, plongeant à nouveau dans ses rêves.

In your dreams everything is alright


L’homme resta un moment sans bouger, comme s’il avait peur de réveiller l’enfant. Puis, brusquement, il releva la tête. Ses yeux, désormais de la couleur de l’océan après un orage, étaient vifs. Il semblait avoir pris une décision.
Il sortit de la chambre sans bruit, passant devant le corps sans vie de la jeune maman. L’expression de cette dernière était figée, et la terreur pouvait encore se lire sur son visage. Sa gorge était déchirée de part en part, et le sang avait éclaboussé en abondance le sol et la robe immaculée de la jeune femme, témoignant de la violence inouïe de la scène.

Tomorrow dawns like someone else’s suicide


L’homme ne jeta pas un seul regard vers sa victime. Etait-ce vraiment sa victime, ou seulement celle de la bête ? Ne faisaient-ils qu’un, ou étaient-ils deux entités bien définies qui pouvaient être séparées ?
Il sortit de la maison sans jeter un seul regard en arrière, serrant dans ses bras l’enfant qui continuait de dormir.

Sleep like a baby tonight


Il marcha. Longtemps. Finalement, il s’arrêta devant une maison, et observa, par la fenêtre, le couple qui y vivait. Ils étaient jeunes. En bonne santé. Ils semblaient heureux, et des photos d’enfants étaient visibles ici et là. Un garçon, et une fille.
L’homme, caché dans l’ombre, resta un long moment pour observer. Sans cesse, il jetait des coups d’œil au bébé qu’il tenait dans ses bras. Comme s’il n’arrivait pas à se décider.
C’est alors que l’enfant se réveilla. Il sembla chercher où il était pendant un instant, puis croisa le regard de l’homme, sourit, et se rendormit, comme s’il se sentait en sécurité.

Like a bird your dreams take flight


L’homme fronça les sourcils. Il ne paraissait pas comprendre la raison de ce sourire. Il releva brusquement la tête et haussa les épaules. Puis, il sonna à la porte de la maison du jeune couple.
Ce fut l’homme qui vint lui ouvrir. Aussitôt, ce dernier se noya dans les yeux bleu azur de l’inconnu qui était venu frapper à sa porte. Les yeux vidés de toute expression, il se contenta d’acquiescer à toutes les paroles de son interlocuteur, répétant parfois ce qu’il disait.
Finalement, l’enfant fut emporté à l’intérieur de la maison. Lorsqu’il passa de bras en bras, il se réveilla, encore une fois. Quand il réalisa qu’il ne connaissait pas l’homme qui le tenait dans ses bras, il paniqua, se remit à pleurer et tourna la tête vers celui qui avait tué sa mère, son protecteur.
Ce dernier lui offrit un sourire rassurant. Comme pour lui dire que tout allait bien se passer.

In your dreams everything is alright


L’enfant se calma aussitôt. Puis, la porte se referma. L’homme baissa ses yeux bleu, fixant un point inconnu vers le sol, et repartit, enfonçant ses mains dans les poches de sa veste.  Il semblait frustré. Mais, petit à petit, un sourire se dessina lentement au coin de ses lèvres.
Cette soirée avait été un vrai carnage. Alors, avec un peu de chance… On finirait par l’attraper. Et par le tuer.

Yeah you’re gonna sleep like a baby tonight…





Mon pseudo est Peanuts, j'ai 21 ans et je suis disponible très souvent. J'aime personne et j'apprécie moins tout. J'aimerai ajouter que . J'ai connu CrossWorlds par .


© Halloween de Never Utopia

Revenir en haut Aller en bas
 
Alex A. Lewis ♠ Life is short, Death is forever.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Because the life is short...And after ? [PV Feuille de Larme, Orange et pourquoi pas les autres amis d'Opale ?]
» Live your life to death (Featuring Nayki)
» Danse ta vie vie, danse [Alex]
» •• reine des neiges • life's too short ••
» Pourquoi Lewis Hamilton est il aussi detesté?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Darkness Will Rise Again  :: ›››› Corbeille du Staff-
Sauter vers: